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 Les adieux à la reine

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Chanteroy
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Sam 24 Mar 2012 - 22:20

Je l'ai vu..oui j'ai osé!!
très décevant.............que de clichés, d'énervement et de fausse histoire..............
Diane KRUGER est pathétique, V LEDOYEN inexistante .............et merci pour les décors à de célèbres maisons de tissus !!
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Madame de Syrcé
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Dim 25 Mar 2012 - 11:58

Malheureusement pour le grand public ce
Citation :
Pur fantasme de romancière qui a trouvé écho chez un cinéaste masculin.
risque de se transformer en vérité historique!
Ce film bénéficie d'une importante publicité et rien n'est fait pour que le spectateur puisse garder ses distances par rapport à une
Citation :
interprétation d'une interprétation !!!
qui ne fait que reprendre certaines calomnies des pamphlétaires de l'époque de Marie-Antoinette...
Merci à Chanteroy d'avoir eu le courage de s'y coller... Cool

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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Dim 25 Mar 2012 - 12:46

La bande annonce est pourtant des plus éloquentes !
Quoique diffusée généreusement sur toutes les chaines, la revoici, si jamais vous y aviez échappé, ainsi que trois extraits :
LIEN

...
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Joseph de Falkenstein
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Lun 26 Mar 2012 - 9:20

Voici un article du journal La Croix à propos de ce film. Bien sûr, les journalistes font leur boulot et ont tout intérêt à vanter un produit, et bien souvent la critique relève de l'état d'esprit de son auteur.
Cela dit l'article n'est pas inintéressant et la démarche du film vaut la peine qu'on y réfléchisse. Personnellement, j'y vois la vision d'une volonté républicaine qui cherche absolument à détruire ce qui l'a précédé pour affirmer le bienfait de son existence, mais là est tout le débat. Heureusement, depuis quelques années, le point de vue historique change et certains sont réhabilités... Mais pour le cinéma, le chemin est encore long.

Pour envenimer un peu le débat, je vous propose cette citation de l'article : Symbole de l’absolutisme, Versailles tenait dans ses rets la fine fleur de la noblesse française, prête à s’entasser dans de petits appartements malcommodes pour jouir du privilège d’apercevoir le roi une fois par semaine.
Si on ne peut pas nier la vérité de l'entassement à Versailles, cette phrase mérite plein de nuances et finalement n'est pas très juste. La fine fleur de la noblesse, quid ? Une grande partie de la noblesse à la fin de l'Ancien Régime est dans ses terres et sans argent...
Versailles comme symbole de l'absolutisme ? Je trouve qu'on devrait étudier un peu les pouvoirs du Roi en cette période pour se rendre compte des pouvoirs réels qu'il possédait. Je ne veux pas entrer plus avant dans cette réflexion, mais que l'on songe aux très très nombreux conflits entre le Roi et le Parlement, pour que l'on se rende compte qu'il n'était pas si puissant que l'on veut bien le dire. Le rapport avec le pouvoir de nos politiques actuels mérite d'être étudié...

Et puis encore : Xavier Beauvois compose un Louis XVI quasi inexistant, déjà rattrapé par la banalité... Enfin pardon, certains devraient vraiment relire l'histoire (dont notamment le Louis XVI de Petitfils). Banalité chez Louis XVI, c'est véritablement se f..tre du monde. Jamais jusqu'à la fin, Louis XVI n'a été inexistant ni banal. Au contraire, il était parfaitement lucide sur les événements et aurait approuvé une bonne partie des réformes. Il était au contraire bien plus en avance que beaucoup, parmi la noblesse notamment. Mais là encore, une lecture biaisée de l'histoire depuis 200 ans, et voilà le résultat.


Mais pardon, place à l'article :

« Les adieux à la reine » : naufrage et vertiges à Versailles


Benoît Jacquot adapte le roman de Chantal Thomas et signe un grand film sur la fin d’un monde.


Benoît Jacquot s’empare de Marie-Antoinette et de Versailles dans une œuvre très belle, très chère, vibrante et sensuelle, captant avec une incroyable intensité le basculement d’un monde. Disons-le d’emblée : Les Adieux à la reine est un film virtuose et majestueux qui devrait assurer au cinéaste un double succès critique et public. Dévoilé en ouverture du Festival de Berlin, le mois dernier, il a déjà séduit les acheteurs étrangers.

Tiré du premier roman de Chantal Thomas, prix Femina 2002 (1), le vingtième long métrage du cinéaste (2) s’approche à nouveau, six ans après l’évanescent Marie-Antoinette de Sofia Coppola, de la reine au tragique destin. Filmant Versailles à travers les yeux de Sidonie Laborde, une humble lectrice de la souveraine, incarnée par Léa Seydoux, il met en scène, de l’intérieur, ces journées de juillet 1789, fatidiques pour la monarchie. De l’annonce de la prise de la Bastille, le 14, au départ du roi vers Paris, le 17.

Les Adieux à la reine n’est pas pour autant une de ces fresques historiques qui ont pour objectif, avec plus ou moins d’habileté, de tourner de grandes pages d’histoire. Tout se vit petitement ou presque dans ce qui n’est déjà plus qu’une immense prison dorée, à travers le prisme des intérêts individuels et à hauteur des têtes à sauver. Si grandiloquence il y a, elle est dans l’expression des passions et la déchirure des séparations. Symbole de l’absolutisme, Versailles tenait dans ses rets la fine fleur de la noblesse française, prête à s’entasser dans de petits appartements malcommodes pour jouir du privilège d’apercevoir le roi une fois par semaine. En ce mois de juillet, le château se vide. On fuit dans la nuit, sans panache. Le bateau sombre et, dans ses coursives obscures, contes et marquis incrédules tanguent en chemise de nuit, fantômes ébouriffés.

La chute du royaume, et ses répliques intimes
Benoît Jacquot met en scène cet engloutissement, entre cécité du plus grand nombre et lucidité de quelques-uns. L’essentiel – faut-il rejoindre Metz pour lever des troupes ? – se mêle au dérisoire – si la reine part, il faut établir une liste de dix livres censés la divertir. On dessertit les bijoux pour ne garder que les pierres. On fait les bagages, puis on les défait et, dans la confusion, le grand pillage commence.

À cette chute du royaume, le cinéaste en superpose d’autres, répliques intimes du séisme majeur, affolement des sens quand plus rien n’a de sens. Il prête à Marie-Antoinette (Diane Kruger) et à sa très chère confidente, l’opportuniste Gabrielle de Polignac (Virginie Ledoyen), une amitié teintée de saphisme. La fascination de la jeune Sidonie pour la reine semble, elle aussi, empreinte de ce trouble. Désir, manque, admiration, frustration… Les trappes de l’Histoire s’ouvrent brutalement et, si près du vide, tous les vertiges s’entremêlent.

Un éblouissant coup de maître
Benoît Jacquot, qui traduit dans ses images une attirance particulière pour ses actrices, filme avec brio la dérive et la perte de cet étrange trio féminin. S’il n’est pas à voir avec des yeux d’historien, Les Adieux… n’en est pas moins d’une remarquable cohérence. Tout participe à la réussite de l’œuvre, à commencer par la qualité de l’interprétation. Autour de Léa Seydoux, Diane Kruger et Virginie Ledoyen, sublimées par le réalisateur, Noémie Lvovsky incarne une courageuse et digne Madame Campan, Lolita Chammah rayonne en servante un peu fruste. Xavier Beauvois (qui a réalisé Des hommes et des dieux ) compose un Louis XVI quasi inexistant, déjà rattrapé par la banalité, tandis que Michel Robin, dont les apparitions sont toujours lumineuses, interprète le fataliste bibliothécaire de la reine.

En grande partie tourné à Versailles, le film met en valeur les décors d’une manière très moderne, profitant d’un faste tenu à distance, à la limite d’une certaine froideur – à l’exception de cette scène où Marie-Antoinette, réfugiée dans ses appartements du Trianon, détruit une partie de sa correspondance dans une semi-pénombre rougeoyante. Le travail sur les costumes et celui de Romain Winding sur la lumière, essentiels et jamais écrasants, sont une part du récit lui-même. De cette alchimie singulière surgit un film à ressentir, d’une tension extrême. Un éblouissant coup de maître.



(1) Paru aux Éditions du Seuil, disponible en poche dans la collection « Points », 247 p., 6,70 €.

(2) Hors documentaires, films de théâtre et de télévision.


ARNAUD SCHWARTZ
Source : La Croix. 20 mars 2012
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Prince de Soubise
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Sam 7 Avr 2012 - 23:09

Pour ma part, j ai regarder ce film pour ce qu il etait, une fiction et ai trouve Diane Kruger eblouissante de beaute et merveilleuse actrice...

Virginie Ledoyen n a pas su composer une Gabrielle de Polignac a la hauteur du personnage...

Le film est par ailleurs magnifique dans ces decors et les tenues de Diane Kruger en Marie Antoinette etaient bien plus sublimes que ceux de Kirsten Dunst dans celle de Copola...

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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Dim 8 Avr 2012 - 10:46

Avec ses 268 581 entrées cumulées, le film était classé au huitième rang au début de la semaine dernière. Son succès semble bien frileux, et comme l'hirondelle, il ne fera probablement pas le printemps !

...
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choisy
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Lun 23 Avr 2012 - 9:49



Et bien oui, j'ai sauté le pas, la curiosité étant la pus forte. Et bien, outre le ridicule agaçant de nombreuses scènes, le pire est que l'on s'ennuie à s'en faire décapiter...
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Lun 23 Avr 2012 - 10:05

Assommer d'accord, mais n'en perdez pas votre chef pour autant, cher ami.
Par pitié! Pas pour ce film, relégué dans les limbes du B.Off. (15ème) et qui atteint péniblement les 436 000 entrées !

...
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choisy
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Lun 23 Avr 2012 - 11:28



Reconnaissons tout de même que la Polignac opiomane était revenue de ses frivolités. La même affreuse robe verte pendant quatre jours dénote un souci d'économie louable pour l'époque... Wink
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Mer 2 Mai 2012 - 17:33

A propos de Madame de Polignac, cher Choisy, voici le point de vue de l'auteur de Madame de Polignac et Marie-Antoinette, une amitié fatale (Les 3 Orangers) qui m'a bien aimablement permis de citer ici la critique qu'elle à écrite de ce film sur un autre forum :

...Le film est absolument fidèle au livre dont on retrouve bien l'atmosphère de délitement d'une société hébétée . Manque de chance, je n'avais pas adoré le livre pour toutes les raisons que j'ai déjà dites vingt fois. Je n'y reviendrai pas .
Je suis cependant plutôt heureusement surprise car il est impossible de nier la beauté des images, le charme intimiste de la narration, et le jeu remarquable des actrices . Mais la scène finale est à vomir .
Une remarque : Jacquot ignore complètement les personnages de Diane et Vaudreuil . C'est tant mieux ! Chantal Thomas avait fait d'eux du grand n'importe quoi, des amants pour tout dire .
Cela dit, tout le film baigne dans un halo saphique extrêmement gênant, qui accrédite les rumeurs, les pamphlets, ravale Marie-Antoinette au rang d'esclave énamourée d'une Mme de Polignac vicieuse et perfide .

Le personnage de Sidonie me rappelle furieusement la Melle de Méricourt de Claude-Emile Laurent , toutes deux ( petites domestiques ) portant à Marie-Antoinette une vénération plus qu'ambigüe et partageant la même jalousie inavouée pour Mme de Polignac .

... J'ai spécialement apprécié la peinture des domestiques qui fourmillent dans les coulisses du Château, les rapports entre maîtres et serviteurs, la confusion qui brouille les cartes, les réactions très diverses selon que l'on est duc, marquis ou menu fretin .....

Les dialogues ne sont pas du tout travaillés pour tendre vers un langage XVIIIème . C'est dommage !
Particulièrement déplacé le " On s'en fout de la pendule de M. Janvier ! " de Mme Campan qui s'oublie sans doute .

Léa Seydoux est émouvante et juste. Diane Kruger campe une Marie-Antoinette positivement écorchée vive . J'ai cependant trouvé outrée sa scène de colère quand le roi refuse de partir . Et que dire de son obsession pour Mme de Polignac qui semble reléguer au second plan le cataclysme politique ?
Il est bien montré combien la reine n'est JAMAIS seule , ce qui rend encore plus choquante la fameuse scène de la Galerie des Glaces où Marie-Antoinette et Mme de Polignac, sous les yeux médusés de toute la Cour, s'éloignent enlacées vers les appartements privés .

Campan est parfaite ( à part son "on s'en fout " ), Bertin assez ressemblante, Mme d'Ossun trop âgée ( elle est la soeur du duc de Guiche, pas une vieille peau ), inattendu Jacob Nicolas Moreau pompette, vautré dans un couloir, cocasses les La Tour du Pin qui parlent anglais pour déjouer les oreilles collées aux trous de serrures ...... Louis XVI pas mal, Provence pas mal, mais Artois est tout nabot, lui qui devrait être grand et svelte un peu bellâtre .

Je comprends maintenant les fines allusions au caso d'un gondolier . Ce qui m'amène au personnage de Mme de Polignac ( je me refuse à l'appeler Gabrielle ) . Tout a été dit sur l'allure, le maintien, la démarche, l'air conquérant et provocant de Virginie Ledoyen qui ne connaît nullement son personnage historique, mais colle à celui du livre de Chantal Thomas .

Or donc, Mme de Polignac prend du bon temps avec son gondolier . Cependant, si elle préfère les hommes, il est plus que suggéré qu'elle se prête aux mignardises de Lesbos pour complaire à la reine ! La duchesse fait ni plus ni moins que se prostituer pour enrichir sa clique, en résumé . Elle a un rôle particulièrement muet . Normal, elle n'a aucune parole de tendresse ou de réconfort pour Marie-Antoinette qu'elle se contente d'écouter ( l'écoute-t-elle seulement ? ) avec un visage dur et fermé .

La duchesse du livre se mettait à pleurer comme une madeleine au moment de son départ, on se demande bien pourquoi ( ?!!! ) vu le portrait qu'en avait tracé auparavant Chantal Thomas dans la fameuse scène de la robe verte . Celle de Benoît Jacquot n'a pas un tressaillement d'émotion .
Cette dernière scène du film, avec l'échange d'identité entre Mme de Polignac et Sidonie pour que la lectrice meurt à la place de la duchesse dans l'éventualité d'un assassinat, cette nudité de Sidonie qui avale ses larmes sous l'oeil froid de Marie-Antoinette, fait de la reine un véritable monstre .

Et ce baiser sur la bouche " Dites à la duchesse que je penserai toujours à elle .... "
Comment Chantal Thomas a-t-elle pu imaginer cela ?


Quand on pense que le grand public ne connaît pas Marie-Antoinette !!! J'ai entendu des réactions en sortant de la salle, à faire frémir ... L'image de la reine n'en sort pas grandie mais encore plus avilie .

...




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ragondin
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Mer 2 Mai 2012 - 18:21

cazzo, je crois...

Sinon, le film n'est pas mal car on y comprend que le château était une véritable petite ville hiérarchisée et qu'à cette hiérarchie correspondait une gardation dans la richesse des décors... Sinon, je trouve que ce film est une véritable oeuvre, et l'on ne peut pas en dire autant de beaucoup d'autres.


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Madame de Syrcé
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Mer 2 Mai 2012 - 18:42

Dès son arrivée à Versailles, Marie-Antoinette ne peut se passer d'amitié. "A mesure que croissent les difficultés de sa vie royale, elle a un besoin plus grand de confidences et d'appuis intimes."...comme le dit si bien Pierre de Nolhac.

Et à propos des Polignac:
"Lorsque Marie-Antoinette est au bord de l'abîme, Mme de Polignac reconnaît-elle qu'elle y a poussée? Elle comprend du moins qu'il faudrait l'aimer mieux et le mieux montrer. La Reine oublie, de son côté, son propre danger, pour ne songer qu'à celui de ses serviteurs et mettre les Polignac à l'abri des fureurs populaires. Au moment de la séparation dernière, le lendemain de la prise de la Bastille, quelque chose du passé renaît dans les coeurs, mais en cette lutte de tendresse, celle qui l'emporte est encore l'amie couronnée"
Pierrre de Nolhac, Marie-Antoinette, 1929, p.197

Le film présente une version romancée et volontairement scandaleuse de cet épisode et il est bien dommage que des spectateurs non avertis le prenne pour argent comptant sur le plan historique! Cool
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Mer 2 Mai 2012 - 20:12

Attention , ce film n'est pas un film historique et n'a jamais eu vocation à l'être , de l'aveu même du réalisateur : il est l'adaptation d'un roman , par ailleurs assez fidèle .

Qu'on pense ce que l'on veut des Polignac , le film montre bien cette clique néfaste et arriviste détaler comme des lapins aux premiers troubles , voyant tout ce qu'ils ont pu soutirer au couple royal s'envoler dans des vêtemets de domestiques Laughing Quelle ironie et belle image .

Si la duchesse de Polignac avait ( peut-être.... Cool ) une sincère amitié pour la reine , non dénuée toutefois d'une once d'interessement , on ne peut pas en dire de même de sa famille de parasites dont l'attitude rapace et cupide n'a pas aidé à l'image de la reine Evil or Very Mad .

La clique Artois-Vaudreuil-Polignac et compagnie a d'ailleurs été la première volée de moineaux à fuir ....

Ce film est agréable à voir , malgré les insuportables vêtements et perruques pas adaptés à cette période de la fin des années 80 .
Les personnages les mieux réussis sont pour ma part Madame Campan , qui oscille entre condescendance , impatience et finalement compassion envers cette jeune lectrice lorsqu'elle sait ce va lui être reservé .
Les décors sont plausibles et agréables , Louis XVI et le comte de Provence sont pas mal , le comte d'Artois est tout petit mais pleutre comme il faut .
L'historiographe est très sympathique , Madame Bertin grasse , imbue et profiteuse de sa situation parfaite , mais le mieux sont les coulisses du château où se mèlent les courtisans hébétés de la situation trouble et les domestiques : on ne sait parfois pas distinguer les deux , comme quoi....

Le couple Polignac à la fin dans sa fuite est pathétique , terrorisé et pas sympathique du tout .
Bref conforme , surtout en ce qui concerne le duc profiteur qui a utilisé son épouse pour soutirer nombre de charges au roi pour son entourage vorace.
La reine en prenant , en ordonnant même , cette décision n'en sort en effet pas grandi .
Et alors ? Elle n'était pas toute blanche tout de même , en témoigne la scène du dépècement des bijoux , symbole d'un système obsolète en pleine deliquescence et sur le point de s'effondrer .

Un film sympathique , parfois un peu ennuyeux , mais en tout cas bien mieux que la nullité coppolienne .
ce que j'ai préféré : les rapports d'amitié et de complicité entre la lectrice et la femme de chambre .Des petits moments intimes délicieux .

Dernière chose : mettre une pendule dorée clinquante Louis XV roccoco-Napoléon III comme la fameuse pendule " de Monsieur Janvier " Laughing Laughing , ils auraient au moins pu choisir un modèle de style conforme , et non cette chose de brocante digne du salon d'une rombière Laughing Laughing

Le " on s'en fout de la pendule de M. Janvier " de Madame Campan est plausible , le terme existant à l'époque Wink .
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yolande de polignac
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Mer 1 Aoû 2012 - 19:40

moi j'ai beaucoup aimé ce film Embarassed

pour ceux que ça intéresse il sera disponible en dvd le 18 septembre ( une édition spéciale est en prévente uniquement sur le site de la fnac Wink )


[img][/img]
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yolande de polignac
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Ven 10 Aoû 2012 - 19:28

voilà l'affiche du film pour les pays anglo-saxon qui diffusent le film Wink

moi je préfére cette affiche àl'affiche pour la sortie du film chez nous...est vous ???


[img][/img]
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CLIO
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Ven 10 Aoû 2012 - 19:55

Pas vu ce film et aucun souvenir de l'affiche....D'après les critiques, le côté domestique à Versailles y était traité, ce qui est rare et intéressant .
Montage de manches avec fronces Shocked Shocked
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    Mar 20 Nov 2012 - 23:26

Le film est désormais disponible en intégralité sur youtube,



Théo
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comte d'artois
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MessageSujet: Les adieux a la Reine   Mer 21 Nov 2012 - 9:05

Merci Theo pour nous informer du telechargement du film complet sur you tube,je l'attendait il-y-a longtemps,je n'avait vu que les bandes annonces.C'est un film interessante,quoique il me semble comme l'histoire de mlle.Laborde,mais,bien,c'est un roman mele d'histoire.Beaux costumes et decors,les scenes au Petit Trianon tres emouvantes,et Diane Krueger en Marie Antoinette superbe,plus,plus mieux et plus resemblable a la Reine que Kirsten Dunst.


Dernière édition par comte d'artois le Jeu 22 Nov 2012 - 2:06, édité 1 fois
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l'étrangère
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MessageSujet: les adieux à la Reine   Mer 21 Nov 2012 - 17:27

La belle surprise! J'espère qu'ils ne parlent pas trop vite... Je ne peux pas attendre jusqu'à ce soir!!! Merci I love you
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MessageSujet: Re: Les adieux à la reine    

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Les adieux à la reine
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