Connaissances de Versailles
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 Concerts au château de Versailles

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MessageSujet: Vivaldi concertos mandoline Salon Hercule 2015 Avital   Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeMer 9 Déc 2015 - 18:03

Concerts au château de Versailles - Page 2 Avi_vi10

Vivaldi : concertos pour mandoline
27 novembre 2015. Salon d'Hercule

Avi Avital, Mandoline
Venice Baroque Orchestra
Andrea Marcon, direction

PROGRAMME

Antonio Vivaldi (1678-1741)            
Sinfonia en La Majeur pour cordes et basse continue RV 158.
Concerto en Ré Majeur pour luth, cordes et basses continue RV 93                        
Sonate à trois en ré mineur RV63 « La Follia »    
Concerto en La mineur pour mandoline, cordes et basse continue, RV 356, extrait de L’Estro armonico (original pour violon)
Sinfonia en Ré mineur pour cordes et basse continue RV 127
Concerto en Do Majeur pour mandoline, cordes et basse continue, RV 425          

Giovanni Paisiello (1741-1816)
Concerto en Mi Bémol Majeur pour mandoline                                    
     
Antonio Vivaldi (1678-1741)                
Concerto en sol Majeur pour mandoline, cordes et basse continue, “l’Été”, RV 315, extrait des Quatre Saisons (original pour violon)



Avi Avital est né en 1978 en Israël et a appris dès le plus jeune âge la mandoline. Il s’est produit dès huit ans en public, puis a suivi le Conservatoire de Jérusalem. Rapidement son jeu exceptionnel a été plébiscité, et il a évolué vers des transcriptions d’œuvres pour violon signées des meilleurs maitres. Ses premiers enregistrements pour Deutsche Grammophon en 2012 ont littéralement remis les concertos pour mandoline de Vivaldi au premier plan. Il s’est depuis produit au Carnegie Hall, au Lincoln Center, à la Philharmonie de Berlin ainsi qu’avec les meilleurs orchestres internationaux, déclenchant partout l’enthousiasme du public.

Artiste atypique et virtuose, Avi Avital exalte, transcrit et adapte des œuvres pour ce petit instrument d’un autre siècle qu’est la mandoline, pour ne pas la voir disparaître de la scène classique. Il fouille inlassablement les répertoires afin d’en extraire des pièces peu interprétées. Le résultat est spectaculaire et gagne maintenant le grand public. L’instrument nommé mandoline est issu de la famille des luths, et a connu son apogée en Italie à l’époque baroque, devenant l’un des instruments typiques de la musique de chambre comme des soirées galantes : Mozart ne la fait-il pas jouer par Don Giovanni pour sa fameuse Sérénade ?

Pour ce concert dans l’écrin somptueux du Salon d’Hercule, à l’acoustique parfaitement équilibrée pour un dialogue de la mandoline avec l’orchestre, Avi Avital donnera évidemment un programme de musique vénitienne : des concertos pour mandoline de Vivaldi, des œuvres de Paisiello, et son “tube” : l’été des Quatre Saisons, qui prendra tout son sens sous le splendide Repas Chez Simon de Véronèse. Les virtuoses du Venice Baroque Orchestra, dirigés par Andréa Marcon, seront ses comparses plus vénitiens que jamais, lors d’une soirée toute dédiée aux ors de la Sérénissime…


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MessageSujet: funérailles de la Reine Marie-Thérèse Charpentier   Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeMar 26 Jan 2016 - 18:35


Présentation de l'oeuvre

Charpentier : Les funérailles de la Reine Marie-Thérèse

De profundis H189
In obitum augustissimae H409
Luctus de morte augustissimae Mariae Theresiae H331

Les Pages et les Chantres du CMBV
La Rêveuse (Florence Bolton et Benjamin Perrot, direction artistique)
Olivier Schneebeli, direction musicale

Production : CMBV

La Reine Marie-Thérèse décéda le 30 juillet 1683 après une maladie de quatre jours. C’est seulement le 10 août suivant que le corps embaumé est inhumé à la Basilique Saint-Denis : « La Musique de la Reyne chantait le De Profundis » rapporte la Gazette. Mais dès le 2 août, on avait chanté un service solennel à la Cathédrale Notre-Dame de Paris avec une Pompe funèbre due au talent du décorateur Bérain.

On se souvient de la courte oraison funèbre adressée par Louis XIV à propos de Marie-Thérèse : « Voilà le seul chagrin qu’elle m’ait causé ». À la vérité, on ne sait trop quels compositeurs et Maîtres de Chapelle participèrent aux nombreuses cérémonies organisées à cette occasion, tant à Versailles, qu’à Paris et partout en province.

C’est pourquoi le corpus de ces trois œuvres composées par Charpentier, est unique en son genre, autant par l’importance historique qu’il revêt que par sa profonde qualité artistique.

En effet, dans ces trois œuvres, dans le Luctus écrit pour 3 voix solistes, dans l’impressionnant In obitum qui revêt toutes les caractéristiques des motets dramatiques et Histoires sacrées du compositeur, dans le De profundis enfin, on retrouve au plus haut degré d’inspiration, le génie de Charpentier, son originalité inégalée en matière de musique sacrée en cette seconde moitié du XVIIème siècle.


Chapelle royale. Octobre 2015.
Concert intégral




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MessageSujet: Mozart à Versailles    Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeDim 13 Mar 2016 - 17:37

Mars 2016

En ce moment, en fond musical sur le portail

Compositeur :W.A.Mozart
Orchestre : Nadine Palmier, Joël Rigal
Œuvre :Mozart à Versailles : Intégrale de l'oeuvre pour deux claviers

Concerts au château de Versailles - Page 2 3325480680281

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Ecoutez l'album sur Deezer
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MessageSujet: La petite musique de Marie Antoinette   Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeMer 2 Nov 2016 - 13:25

La petite musique de Marie Antoinette


Au théâtre de la Reine tout juste rénové, Les Agrémens interprètent deux des compositeurs préférés de Marie-Antoinette, Gossec et Grétry.
Achevé en 1779, le théâtre de la Reine reste l’un des lieux les plus discrets de Versailles. À l’abri des tourments de la cour, Marie-Antoinette y venait jouer, danser, faire de la musique et écouter ses compositeurs préférés. Parmi eux, deux musiciens de son temps, venus de Wallonie pour se fixer à la cour de France et longtemps tombés dans l’oubli, François-Joseph Gossec et André-Ernest-Modeste Grétry.

La petite musique de Marie-Antoinette
Avec : Sophie Karthäuser, soprano - Pierre-Yves Pruvot, baryton - Les Agrémens - Guy van Waas, direction
Un film d'Olivier Simonnet

Concert enregistré dans le cadre de la saison du Centre de Musique Baroque de Versailles 2005.

Le petit Théâtre de la Reine à Trianon a été l'un des refuges secrets de Marie-Antoinette.

Camera Lucida Productions; A Coproduction by le Chateau de Versailles, le Centre de Musique Baroque de Versailles and ARTE France.


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MessageSujet: Grands motets du siècle des lumières à Versailles   Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeMer 2 Nov 2016 - 13:31

Grands motets du siècle des lumières à Versailles


• Mondonville: In exitu Israel
• Rameau: Quam dilecta tabernacula
• Telemann: Deus Judicium tuum
• Rameau: In convertendo dominus
__

• Céline Scheen: soprano
• Eugénie Warnier: soprano
• Samuel Boden: tenor
• Emiliano Gonzalez-Toro: tenor

Chœur et Orchestre Pygmalion
Conducted by Raphaël Pichon


Enregistrés à la chapelle royale en 2014
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MessageSujet: Harpe reine Arts Florissants Xavier De Maistre   Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeMer 23 Nov 2016 - 7:30

La Harpe reine Les Arts Florissants / Xavier De Maistre

Concerts au château de Versailles - Page 2 Cr130010


Filmé le 28/06/2016
Château de Versailles


Les Arts Florissants sous la direction de William Christie et le harpiste Xavier De Maistre nous font découvrir la musique à la cour de Marie-Antoinette

Lorsqu’on évoque la figure de Marie Antoinette, c’est bien sûr l’image de la guillotine qui vient spontanément à l’esprit. On pense bien plus rarement à la harpe que, selon les témoignages des courtisans de cette toute fin de l’Ancien Régime, la reine jouait admirablement.
Grâce à l’épouse de Louis XVI et à ses racines autrichiennes, c’est tout un répertoire nouveau, délicieusement raffiné, qui a pu voir le jour à Versailles et se diffuser ensuite dans toute l'Europe. Pour fêter leur première collaboration musicale, William Christie et Xavier de Maistre ont à cœur de le sortir de l’oubli pour le plus grand plaisir du public qui pourra découvrir Les Arts Florissants là où ne les attendait pas en goûtant à ces pages concertantes, signées Jean-Baptiste Krumpholz ou Johann David Hermann et interprétées sur instruments d’époque (pour la harpe soliste comme pour l’orchestre).

Un programme tout en charme et surprises.

William Christie, Direction musicale
Xavier De Maistre, harpe

Wolfgang Amadeus Mozart, Eine kleine Nachtmusik
Johann Baptist Krumpholz, Concerto Op 7 en Si bémol majeur
Joseph Haydn, Symphonie n.85 en Si bémol majeur "La Reine"
Johann David Hermann, Concerto en Fa Majeur

L'intégralité du concert : http://www.szenik.eu/fr/Szenik-live/Classique/Harpe-reine-TCN1GFEkXg.html?platform=hootsuite


*********

Sujet connexe : http://www.connaissancesdeversailles.org/t4351p75-nouveaux-cd-vient-de-paraitre?highlight=harpe#101774



En 1749, les Français découvrent la harpe à pédales à simple mouvement, dotée du mécanisme inventé par l’allemand Hochbrucker, chez le fermier général la Pouplinière puis au Concert Spirituel, sous les doigts de Georges-Adam Goepfert. L’instrument présenté au public français bénéficie de possibilités plus larges que celles de la harpe qu’il connaît, dont le mécanisme à crochets manuels, très limitant, avait incité à délaisser un instrument désuet.

Le Concert Spirituel ne verra pas reparaître de harpiste avant les années soixante, puis une trentaine s’y produiront entre 1760 et 1790. Ils remportent un franc succès sur ce nouvel instrument, qui devient à la mode avant même l’arrivée de Marie-Antoinette en France en 1770, notamment par l’influence de Madame de Genlis. Ainsi dès 1764, un article de l’Avant-coureur fait mention de cet engouement : « On sait combien la harpe est devenue à la mode parmi nous. [...] Cet instrument ne pouvait manquer de plaire aux oreilles délicates : son étendue est, à peu près, la même que celle du clavecin ; c’est aux Allemands que nous sommes redevables de cette heureuse addition à nos concerts. Ils ont renouvelé la harpe et perfectionné son jeu. Ils y sont et seront encore longtemps nos maîtres. Deux hommes célèbres dans ce genre (MM. Mayer et Hochbrucker) se disputent les suffrages du Public Français. Tous deux ont paru avec le plus grand succès au Concert Spirituel. »

La Dauphine, amatrice de musique, arrive en France où elle prend des leçons de chant, de clavecin, de piano-forte, et de harpe, instrument pour lequel elle nourrit une prédilection marquée. Certaines sources, peut-être un peu emphatiques, indiquent qu’elle aurait pris deux heures de leçon de harpe chaque matin, pour alimenter les moments musicaux publics auxquels elle s’adonnait chaque après-midi. Elle partage avec beaucoup d’autres dames de la cour cet intérêt pour l’instrument : les filles de Louis XV Mesdames Louise, Victoire et Adélaïde, et Madame Élisabeth, la jeune sœur de Louis XVI, ont reçu des leçons de harpe, et se sont fait fabriquer des instruments personnels dès 1759.
Il est difficile de savoir sur quelles harpes la jeune reine a posé ses mains, tant sont nombreux les instruments dits « harpe de Marie-Antoinette ».

Elle en a possédé plusieurs, probablement proches de celle décrite par l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, haute de seulement 1 m 30 et dotée de 33 à 35 cordes. À la fin du XVIIIè siècle, la facture de la harpe est en constante évolution, afin de tenter de remédier aux défauts relevés par plusieurs auteurs. Ainsi, on peut lire dans le Mercure de Franceen 1779 : « La harpe, instrument de chambre toujours déplacé dans une vaste enceinte, seconda mal celui qui avait cette partie, l’humidité de l’atmosphère fit détendre et rompre les cordes sous ses doigts et priva l’assemblée du plaisir de l’admirer. »

Plusieurs facteurs se penchent sur ces questions, ainsi que sur le mécanisme des pédales, qui a l’inconvénient de rompre les cordes à l’endroit où les crochets qu’elles commandent appuient sur les cordes. Ce système est modifié par les luthiers royaux Cousineau et Naderman, puis Érard qui les remplacent par des béquilles puis des sillets mobiles, et enfin des « fourchettes », sous l’impulsion directe de harpistes comme Krumpholtz ou d’amateurs éclairés, comme la Reine. Ces limites mécaniques ont des conséquences notamment sur les possibilités harmoniques de la harpe, ce que relève l’Encyclopédie méthodique, arts et métiers mécaniques, en 1788 : « [...] quand on veut en sortir (des tons où on module le plus fréquemment), on rencontre des difficultés insurmontables. [...] On sauve cette difficulté, quand elle n’est que passagère, en cherchant la note en question sur la corde voisine [...]. Ce double emploi d’une même corde dans un même ton, n’est praticable pour les maîtres mêmes, que dans les passages où il ne doit être ni bien fréquent, ni bien rapide, parce que le jeu des pédales ne peut pas suivre la rapidité de celui des doigts. »

Malgré ces limites, les concerts se multiplient, et la pratique amateur se développe très rapidement, renforcée par le goût de la Reine. La lutherie suit cet engouement, et un répertoire original apparaît, distinct de celui composé à destination du clavecin et du piano-forte.

Constance Luzzati

Sujet connexe : Le maitre de harpe à la cour de France

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MessageSujet: Messe Couronnement Mozart chapelle royale   Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeSam 31 Mar 2018 - 13:57



"Messe du Couronnement” de Mozart
à la Chapelle Royale de Versailles

Mozart écrivit la Messe du Couronnement en 1779 à l'âge de vingt-trois ans, sur une commande de l'Archevêque de Salzbourg Colloredo, en l'honneur de la fête commémorative du Couronnement de la Vierge miraculeuse du sanctuaire de Maria Plain. La Messe connut immédiatement un grand succès à sa création à la Cathédrale de Salzbourg, et fut redonnée aux Couronnements de Léopold II, Roi de Bohême, à Prague en 1791, puis de François II de Bohême en 1792, ce neveu de Marie Antoinette futur François Ier, Empereur d'Autriche. Ample composition pour solistes, chœur et orchestre, la Messe est la plus célèbre des vingt composées par Mozart. Il y déploie une palette virtuose, faisant même de l'Agnus Dei la mélodie originale de l'air Dove Sono de la Comtesse dans Les Noces de Figaro.

Cette œuvre magnifique où alternent chœur et solistes, déploie avec l’aide des cuivres en fanfares, le brillant et le faste d'un grandiose final d'opéra...
Jean-Christophe Spinosi s'entoure pour ces deux œuvres maitresses de solistes fervents et du magnifique Chœur du Palais de la Musique Catalane de Barcelone, fier de ses 125 ans d'existence!

Enregistré le 18 juin 2017.

Chœur de Chambre du Palais de la Musique Catalane, Barcelone (Direction Simon Halsey ; Chef invité Josep Vila)
Ensemble Matheus
Jean-Christophe Spinosi Direction

Soraya Mafi Soprano
Josè Maria Lo Monaco Mezzo-soprano
Philippe Talbot Ténor
Luigi De Donato Basse

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MessageSujet: Vêpres Monteverdi Raphaël Pichon    Concerts au château de Versailles - Page 2 Icon_minitimeLun 11 Fév 2019 - 18:29

Vêpres de Monteverdi : après Gardiner, Raphaël Pichon sacré à Versailles
Olirix Le 11/02/2019 Par Charles Arden

Sir John Eliot Gardiner a marqué les esprits et les mémoires par ses versions des Vêpres de la Vierge de Monteverdi dans cette Chapelle Royale du Château de Versailles (en 2010, 2014 et 2015). Adoubé par ce maître, Raphaël Pichon lui succède dans ce qui ressemble à un sacre du public et de la musique :

Destins croisés à quatre siècles d'écart : en 1610, Monteverdi dédie au pape Paul V les Vespro della Beata Vergine grâce auxquelles -assurément- le compositeur obtient l'illustre poste de maître de chapelle à la basilique Saint-Marc (Venise) en 1613. En 2019, Raphaël Pichon triomphe en l'illustre Chapelle Royale du Château de Versailles, dans la lignée de Sir John Eliot Gardiner, maître qui avait adoubé son jeune successeur en 2017, l'invitant à interpréter les Vêpres dans son Festival de Leipzig (comme le pape avait invité Monteverdi il y a quatre siècles).

Comme le programme de salle réimprime les explications de l'œuvre rédigées par Gardiner en vis-à-vis du texte biblique, la Chapelle Royale conserve assurément des échos et souvenirs des Vêpres de la Vierge par Sir John Eliot Gardiner, les English Baroque Soloists et le bien-nommé Monteverdi Choir. Elle n'est d'ailleurs pas la seule, les recherches en ligne concernant les "Vêpres de Monteverdi" mènent tout droit et avant tout à cette mémorable version (Voir aussi p.1) :


Fort heureusement, une captation vidéo a également été réalisée pour la version Pichon. Elle permet d'apprécier un spectacle mis en espace et en lumière. La soirée commence et s'achève dans un noir absolu et des ambiances colorées parcourent le spectre des émotions depuis un bleu (couleur de Marie) ténu dans les arcanes, jusqu'aux pleins feux éclatants de la gloire divine sur les ors de Versailles, en peignant un nuancier mitigé (même les lumières des pupitres sont contrôlées pour participer à l'atmosphère signée Bertrand Couderc, un habitué des plus grandes scènes d'opéra). Les solistes, le chœur puis le chef lui-même, se meuvent également vers les recoins et hauteurs de la Chapelle, isolant une voix angélique perchée, composant des effets de spatialisation sonore si bien projetés que l'origine de leur source reste parfois un envoûtant mystère. L'effet est poignant, comme ces processions monastiques insérées parmi les temps des Vêpres, les interventions solistes ou en petits ensembles (se répondant parfois du sol au plafond ou à travers les nues), les concertinos de chambre plongeant dans une intimité de salon.

Des ambiances très variées qui correspondent parfaitement à la diversité de l'œuvre elle-même : Monteverdi enchaîne des appels solennels avec une fanfare extraite de son premier opéra (Orfeo), de grandes stases, puis des mouvements fugués ou madrigalistes (superposant des motifs musicaux très changeants et illustratifs). Chapelle, salon et planches se mêlent ici : cantate, madrigal et opéra, tous maîtrisés par le chœur et orchestre Pygmalion. Les cuivres nourrissent la pompe fastueuse, les violons se tournent vers l'orgue pour un concertino rayonnant, la harpe emmène un continuo ravissant (elle est placée à la pointe des théorbes et devant les violes de gambe). Preuve de la ductilité de cette musique et de ses interprètes, le clavecin est posé sur une console d'orgue : l'instrumentiste passant de l'un à l'autre. Les chœurs intensément recueillis savent aussi éclater, restant justes alors que leurs terribles consonnes fouettent les airs ("une grande bataille se fera ; [Le Seigneur] brise des têtes sur toute l'étendue du pays. Il boit au torrent pendant la marche").


Les trois trios de solistes vocaux harmonisent également leurs couleurs complémentaires dans des duos marquants. Les deux voix prévues de "soprano" sont ici chantées par deux mezzo-sopranos (qui sont d'ailleurs les deux dernières Révélations lyriques aux Victoires de la Musique Classique). De fait, Eva Zaïcik et Lea Desandre ancrent leurs phrases dans un grave, suave pour celle-ci, chaud pour celle-là. Elles marient leurs voix à l'unisson de timbres lorsque côte-à-côte ou en dialogue amoureux lorsque placées de part et d'autre du chef. Lea Desandre parvient à dégager une confiance et une délicate quiétude, tandis que dans ses passages solistes, Eva Zaïcik embrasse et embrase de son souffle et souffre un médium plein, mordant vers les résonances aiguës. La contralto Lucile Richardot vient compléter le trio féminin : la rondeur de son médium croit naturellement vers les cimes, rappelant son aisance à travers diverses tessitures au point que son ambitus garde un mystère (à l'image de son regard sombre et fixé au loin). Même la voix droite est aussi assurément projetée, ronde et sonore.

Du côté des trois ténors, Emiliano Gonzalez-Toro impressionne notamment dans le Nigra sum passant d'un noir baryton au ténor agile et orné, s'appuyant sur une pointe lyrique mais sachant aussi bien alléger en voix mixte. Le tout associant la douceur d'une chanson, le recueillement religieux, les bouleversements du madrigal et l'émotion de l'opéra : à l'image de cette œuvre complète et du catalogue de Monteverdi. Zachary Wilder, très vibré et vibrant, ressort en nette ligne de crêtes dans tous les ensembles. Notamment pour compenser une certaine fatigue vocale au fil de la soirée, les deux chanteurs enracinent de plus en plus leurs voix, y compris pour le duo de séraphin auquel il manque donc le caractère angélique. Olivier Coiffet complète ce tiercé par le soutien discret d'un homogène contrepoint vocal.

Les trois basses offrent trois lumières différentes, en harmonie avec les lieux et les paroles : lumineuse pour Nicolas Brooymans, sombre pour Geoffroy Buffière et davantage pastel pour Renaud Bres qui se fait surtout repérer dans l'arioso de textes monastiques. Les trois hommes manquent toutefois de présence pour asseoir les ensembles solistes, ce sont les voix graves du chœur qui assurent les harmonies collectives.

Couronnant le mouvement perpétuel des artistes et des sons, le concert se referme par un retour aux deux Alleluia initiaux, le premier très orné menant vers le second méditatif, à l'image de ce concert, à l'image de son accueil par le public : le triomphe d'acclamations et de rappels sonores laissant beaucoup de souvenirs à méditer.

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