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 Colloque : Les Champenois à Versailles 16-18 octobre 2014

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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Colloque : Les Champenois à Versailles 16-18 octobre 2014   Mar 29 Juil 2014 - 16:08


Pierre Mignard (1612-1695)
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / image RMN

Colloque :

Les Champenois à Versailles.
Artistes, littéraires et musiciens champenois
à la Cour sous les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI

16-18 octobre 2014, Troyes
Durant les XVIIe et XVIIIe siècles plusieurs personnalités de premier plan liées à la Champagne ont fait une carrière artistique à la cour de Versailles : on pense bien sûr à François Girardon, à Nicolas et Pierre Mignard ou encore à Robert Nanteuil. On pense aussi à Jean de La Fontaine qui bénéficia de nombreux soutiens. Ces personnalités ont-elles créé et maintenu des réseaux, attirant à leur tour des protégés ou clients champenois à la Cour ? On cherchera à souligner dans quelle mesure l’appartenance à la Champagne a pu jouer dans la carrière de certains artistes, d’hommes de lettres ou d’hommes de pouvoir.

La Champagne, avec ses composantes septentrionale et méridionale, se situait, sous l’Ancien régime, entre l’Île-de-France et la Lorraine, alors région frontière. Tout en gardant une importance économique et stratégique forte, cette région était structurellement liée au siège du pouvoir, Versailles, ne serait-ce que comme premier contact avec la France des dynastes étrangers, germaniques ou transalpins, rejoignant la Cour ou par le rôle éminent de Reims, ville des Sacres. À quel point cette proximité géopolitique de la Champagne avec la Cour aida à forger une identité propre à la région ? Ce sera l’une des questions à laquelle le projet sera consacré.

Durant les XVIIe et XVIIIe siècles plusieurs personnalités de premier plan liées à la Champagne ont fait une carrière artistique à la cour de Versailles : en premier lieu, on pense bien sûr à François Girardon, à Nicolas et Pierre Mignard ou encore à Robert Nanteuil, ainsi qu’à Jean de La Fontaine. La question se pose de savoir si ces personnalités ont créé et maintenu des réseaux, attirant à leur tour des protégés ou clients champenois à la Cour. Une telle analyse nécessite non seulement une connaissance détaillée de leur biographie, mais aussi de leur entourage – souvent composé de personnalités de second plan méconnues. On cherchera donc à mettre en évidence dans quelle mesure l’appartenance à la Champagne a pu jouer dans la carrière de certains artistes, d’hommes de lettres ou d’hommes de pouvoir.

Le retour vers la Champagne de ces « exilés » versaillais ouvrira un troisième champ d’investigation. À quel point reste-t-on attacher à sa région ? Comment s’articulent et évoluent les relations entre les nouveaux Versaillais et leur région d’origine ? Girardon, par exemple, reste très attaché à sa ville natale de Troyes en faisant don de plusieurs œuvres majeures, tandis que les frères Nicolas et Pierre Mignard semblent ne plus s’être intéressés à Troyes, leur ville d’origine.

Une approche biographique, privilégiée pour la programmation du colloque consacré aux « Champenois à Versailles » à Troyes, donnera la possibilité de mieux évaluer l’ampleur du clientélisme champenois à la cour de Versailles ainsi que la contribution de ces réseaux à la constitution d’une identité culturelle et politique champenoise.


François Girardon
Auteur : Revel, Gabriel
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Artistes, littéraires et musiciens champenois Colloque 2014   Mar 29 Juil 2014 - 16:19


Jean de La Fontaine (1621-1695)
© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin
Colloque : Les Champenois à Versailles (suite)
Programme prévisionnel


Jeudi 16 octobre 2014
Au musée Saint-Loup
16 h 00 Accueil des participants

Présentation des œuvres de Pierre Mignard conservées au musée

17 h 30 Visite de la salle des délibérations de l’Hôtel de Ville où se trouve le médaillon de Girardon représentant le roi Louis XIV

Au Centre Universitaire de Troyes
18 h 30 Conférence solennelle : Philibert Orry, administrateur des arts et collectionneur (Françoise Joulie, Musée du Louvre)

Vendredi 17 octobre 2014
À la Maison du patrimoine du Grand Troyes à Saint-Julien-les-Villas

9 h 00 Introduction
Par Jean-Luc Liez, directeur de la Maison du patrimoine ;
   Thomas Nicklas, professeur au département d’allemand de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, directeur du CIRLEP (Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Langues Et sur la Pensée),
   et Hendrik Ziegler, professeur des universités en Histoire de l’Art moderne et contemporain, membre du CERHIC (Centre d’Étude et de Recherche en Histoire Culturelle), Université Reims Champagne-Ardenne

1er volet : Peintres champenois à la Cour

   9 h 30 Les Mignard, par Jean-Claude Boyer, Arles

   10 h 10 Les petits-maîtres champenois, par Dominique Brême, directeur du Musée de l’Île-de-France, Sceaux

11 h 00  Pause – visite de l’exposition « Mignard(s) en noir et blanc, gravures conservées dans les fonds troyens »

Séance présidée par Thomas Nicklas, professeur au département d’allemand de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, directeur du CIRLEP

   11 h 15 Philippe Lallemand et Jacques Carrey, par Bénédicte Gady, Musée du Louvre

14 h 00 Présentation du maître autel dû à Pierre Mignard et à François Girardon, conservé à l’église Saint-Jean-au-Marché (sous réserve)

Au Centre Universitaire de Troyes
2e volet : Architectes et graveurs champenois à la Cour

Séance présidée par Hendrik Ziegler, professeur des universités en Histoire de l’Art moderne et contemporain, Université Reims Champagne-Ardenne

   14 h 30 Nicolas Regnesson, par Maxime Préaud, conservateur et historien de l’estampe française, BnF

   15 h 10 Robert Nanteuil, par Audrey Adamczak, docteur en Histoire de l’Art moderne, Paris Sorbonne, spécialiste des arts graphiques

3e volet : Écrivains et musiciens champenois à la Cour

   16 h 15 « Parler de loin / Ou bien se taire » : La Fontaine ou Versailles contourné ? Par Céline Bohnert, CRIMEL (Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les Modèles Esthétiques et Littéraires), Université Reims Champagne-Ardenne

   16 h 55 Edme Boursault, polémiste et romancier, par Françoise Gevrey, professeur de Littérature française et membre du CRIMEL, Université Reims Champagne-Ardenne

   17 h 35 Nicolat Sirt, par Bertrand Porot, maître de conférences en musicologie et membre du CERHIC, Université Reims Champagne-Ardenne

Samedi 18 octobre 2014
À l’auditorium du musée d’Art moderne – Troyes
4e volet : Les sculpteurs champenois à la Cour

9 h 00 Table-ronde (sous la direction de Guido Braun, Université de Bonn et Patrick Demouy, Université de Reims, CERHIC)

Séance présidée par Chantal Rouquet, conservateur en chef des Musées d’Art et d’Histoire, Ville de Troyes

   9 h 40 François Girardon, par Alexandre Maral, conservateur en chef au Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

   10 h 20 Dans l’ombre de Girardon : la communauté des sculpteurs champenois et l’entreprise versaillaise, par Alicia Adamczak, historienne de l’art moderne, enseignante-chercheuse à l’École du Louvre et à l’Institut Catholique de Paris

11 h 00 Pause

Séance présidée par Catherine Robinet, Présidente de la Société Académique de l’Aube

   11 h 15 Edme Bouchardon, par Yvonne Rickert, Reims

11 h 55 Discussion

12 h 05 Clôture du colloque

Responsables scientifiques

   Jean-Luc Liez (Maison du patrimoine du Grand Troyes), jl.liez@grand-troyes.fr
   Thomas Nicklas (URCA – CIRLEP), thomas.nicklas@univ-reims.fr
   Hendrik Ziegler (URCA – CERHIC), hendrik.ziegler@univ-reims.fr


Philibert Orry (1689-1747), contrôleur général des Finances
vers 1738
Rigaud Hyacinthe (1659-1743)
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Droits réservés

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M. de Moirey
Dame, Chevalier


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MessageSujet: Re: Colloque : Les Champenois à Versailles 16-18 octobre 2014   Sam 18 Oct 2014 - 19:56

J'ai pu participer à certaines conférences de ce colloque (Journées du 16 et du 18). Apparemment, un bulletin devrait paraître sur le site du centre de recherche du château... courant avril/mai.

Donc, pour les impatients et les intéressés, je pourrais vous faire partager mes notes si vous le sollicitez.

La conférence sur Philibert Orry portait davantage sur le cadre général de la période. Pour celle sur Girardon, Alexandre Maral a axé son exposé sur ses travaux à Troyes et son attachement à la ville (rien sur Versailles! Cependant, la conférence suivante sur ses élèves est presque exclusivement consacrée à Versailles.

Je n'ai malheureusement pas pu assister à la journée du vendredi 17 traitant des peintres (les mignards), les littéraires et les musiciens... Les cours sont obligatoires!
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MessageSujet: Pierre Mignard peintre Troyes Jean-Claude Boyer   Ven 30 Oct 2015 - 23:48

Les onze communications au colloque sont publiées ici en ligne sous la direction de Hendrik Ziegler (octobre 2015).

Introduction : http://crcv.revues.org/13345

Peintres champenois à la cour


Pierre Mignard
Autoportrait, 1690, gravure.
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, V2014.57.
© Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Fouin

Jean-Claude Boyer, « Trecensis : Pierre Mignard, peintre de Troyes », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13320

Résumé :

Le mot latin « Trecensis » - « troyen », « de Troyes » -, qui désigne la ville natale de Pierre Mignard (1612-1695), fait son apparition dans les années 1670 pour accompagner son nom dans les estampes qui reproduisent ses œuvres. On le trouve aussi dans la médaille que François Chéron grave à sa gloire en 1682.

C’est justement à cette date, à partir d’un article paru dans une gazette hollandaise, qu’une violente querelle publique, alimentée par des libelles, est suscitée par Le Brun et d’autres ennemis du peintre pour lui interdire l’accès au chantier royal de Versailles : ses origines troyennes, champenoises y sont l’objet de sarcasmes répétés.

Dans sa riposte, Mignard restitue la cohérence de sa carrière, qui, après Troyes, a trouvé son épanouissement dans un séjour de plus de vingt ans à Rome, et il prend soin de se démarquer des institutions parisiennes (inféodées au camp adverse), qu’il disqualifie en bloc sous le nom de « Gobelins ».

La mort de Colbert (1683), remplacé par Louvois, scelle la défaite de Le Brun.
Désormais triomphant, Mignard réalise à Versailles, pour le roi, des œuvres majeures et affirme plus que jamais, dans les estampes, son caractère de Trecensis. Son anoblissement, en 1687, impose d’autres formules. Mais lorsqu’il devient enfin premier peintre du roi en 1690, l’autoportrait dont il diffuse l’image gravée est, encore et toujours, celui de « Pierre Mignard de Troyes ».

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Dernière édition par Grande Mademoiselle le Sam 31 Oct 2015 - 0:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Gabriel Revel collaborateur champenois LeBrun    Sam 31 Oct 2015 - 0:31


François Girardon
Auteur : Revel, Gabriel
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

Dominique Brême, « Gabriel Revel : collaborateur champenois de Le Brun à Versailles »

Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13341


La carrière du peintre Gabriel Revel (1643-1712) – natif de Château-Thierry, aux confins de la Champagne, et mort à Dijon, capitale de la Bourgogne – est exemplaire des pressions centripètes et centrifuges qui pouvaient impacter la vie d’un artiste provincial, sûr de ses talents, mais aussi de ses limites.

Probablement sur recommandation de Jean de La Fontaine, lui aussi d’origine castelthéodoricienne, Revel saisit la chance de se former à Paris auprès de Charles Le Brun, dont il devient l’un des collaborateurs dévoués sur les chantiers royaux des années 1670 et 1680.

Une seconde césure biographique s’opère à la fin des années 1680, au moment où l’emprise de Charles Le Brun sur le monde artistique parisien et versaillais s’efface petit à petit : attiré par le potentiel économique de Dijon, ville que Revel a peut-être fréquentée en faisant le voyage à Rome, le Champenois s’y installe définitivement au début des années 1690, après la mort de son célèbre maître et mentor. Il y importe un style académique classicisant déjà quelque peu dépassé à Paris et Versailles, mais très apprécié par les élites locales, qui souhaitent se montrer réceptives au « Grand Goût » développé sous le Grand Roi.

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MessageSujet: Nicolas Regnesson graveur rémois Maxime Préaud   Sam 31 Oct 2015 - 0:33

Graveurs champenois à la cour


Nicolas Regnesson
d’après Philippe de Champaigne
Daniel Voysin, xviie siècle, estampe, 33,3 × 26,8 cm.
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, INV.GRAV.LP 45.43.1.
© Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais / image château de Versailles

Maxime Préaud, « Nicolas Regnesson : fondateur d’un réseau parisien de graveurs rémois », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13277


Né à Reims vers 1616, mort à Paris à la fin de 1670, Nicolas Regnesson est surtout connu comme le beau-frère et l’initiateur de l’illustre Robert Nanteuil, comme lui Rémois ; accessoirement comme le beau-père de Gérard Edelinck.

Le présent article rend compte de sa carrière, en utilisant les informations fournies par Mariette amendées par un certain nombre de documents plus récents. L’œuvre personnel de Regnesson est relativement peu important - une centaine de pièces –, mais il a aussi une activité éditoriale, publiant notamment un bon nombre d’almanachs muraux, pour lesquels il fait aussi travailler son compatriote Jean Collin.

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MessageSujet: Robert Nanteuil portraitiste rémois Audrey Adamczak   Sam 31 Oct 2015 - 0:34


Robert Nanteuil, Autoportrait, v. 1665-1669
pastel, 52 × 41 cm.
Florence, galerie des Offices, inv. 1890 n. 2071.
© Archives Alinari, Florence, Dist. RMN / Fratelli Alinari


Considérer Versailles et Nanteuil nous reporte étrangement au moment de la mort de l’artiste en décembre 1678. C’est en effet au retour d’une séance de pose à Versailles, alors qu’il travaillait à un nouveau portrait de Louis XIV, que Nanteuil fut pris d’une forte fièvre qui lui fut hélas fatale. De là à penser que le roi fut la cause de sa mort il n’y a qu’un pas que les anciens biographes de l’artiste ont rapidement franchi. Car Nanteuil et Louis XIV, c’est avant tout une relation continue entre un portraitiste et son royal modèle. Bien qu’issu d’un milieu peu propice aux arts, celui « qui fit couler du champagne rémois dans le portrait gravé (1) » du Grand Siècle, va bénéficier des faveurs de la Cour et jouir de l’appui constant du monarque pour devenir l’un des plus brillants représentants du genre ... (1 Préaud 2008.)

Extrait de « Robert Nanteuil : portraitiste rémois au siècle de Louis XIV », par Audrey Adamczak.
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13343

Résumé :

Originaire de Reims, où il naît vers 1623, Robert Nanteuil a été l’un des portraitistes les plus sollicités du Grand Siècle, s’illustrant avec éclat dans les arts de la gravure, du dessin et du pastel. Issu d’une famille éloignée des milieux artistiques locaux, Nanteuil fréquente d’abord les collèges rémois, celui des Jésuites puis celui des Bénédictins de l’abbaye de Saint-Remi, où il effectue ses Humanités.

Entré tard dans la profession, Nanteuil est initié à la pratique du burin par son compatriote le graveur Nicolas Regnesson. Formé à Reims, il bénéficie alors probablement des conseils du vieux maître local Edme Moreau avant de remarquablement s’intégrer à la société parisienne de son temps.

Établi à Paris vers la fin de l’année 1646, Robert Nanteuil se trouve rapidement lié aux graveurs, aux éditeurs et aux marchands d’estampes de la rue Saint-Jacques, travaillant surtout pour la librairie. La faveur du portraitiste champenois n’est pas moindre à la cour, où il acquiert une belle réputation d’abord auprès du cardinal Mazarin et du chancelier Séguier, puis auprès de Louis XIV qui ne lui ménage ni son attention ni son contentement et lui délivre titres et privilèges.

Nommé dessinateur et graveur ordinaire du roi en 1658, Nanteuil fut un artiste recherché, en crédit constant auprès des puissants, notamment auprès de la famille Colbert, avec laquelle il partage des origines rémoises. Ainsi sa production compte-t-elle les délicats portraits des principaux personnages des jeunes années du règne de Louis XIV, parmi lesquelles plusieurs figures remarquables de la Champagne du Grand Siècle.

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MessageSujet: Jean La Fontaine Céline Bohnert   Sam 31 Oct 2015 - 0:35

Écrivains, musiciens et administrateurs champenois à la cour


Jean de La Fontaine
Anonyme, vers 1680, huile sur toile, 81 × 65 cm.
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, MV 4275.
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

Céline Bohnert, « La Fontaine, ou comment ne pas être reçu à Versailles », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13390

Cet article traque les Champenois qui ont croisé la route de Jean de La Fontaine afin d’interroger l’existence d’une logique régionale dans la carrière du poète.

La Fontaine a d’abord agi en bourgeois de province : lié au parlement par sa famille, il a joué son rôle d’intermédiaire entre les affaires de Paris et de Château-Thierry.
Introduit auprès du surintendant Nicolas Fouquet puis dans la famille des ducs de Bouillons, seigneurs de Château-Thierry, La Fontaine a su faire jouer les réseaux de clientèle aristocratiques et s’attirer les bonnes grâces des familles du sang, se rapprochant ainsi des centres du pouvoir.

Une fois soldée sa charge de maître des eaux et forêts (1671), une fois perdue celle qu’il exerce chez la duchesse douairière d’Orléans (1674), La Fontaine, recueilli dans des maisons parisiennes, subsiste essentiellement par le soutien des grands – sans être attachée à aucune maison, et sans jamais parvenir jusqu’au roi.

Après les années 1670, le poids de la Champagne dans son parcours semble donc négligeable, malgré les amitiés que le poète entretien à Reims avec François Maucroix et à Troyes avec une coterie de gens d’esprit : le lien champenois, jamais rompu, tient alors des affinités électives et de la persona sociale et poétique.

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MessageSujet: Edme Boursault écrivain champenois   Sam 31 Oct 2015 - 0:40

Françoise Gevrey, « Edme Boursault : de la polémique au roman »
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13290

Le présent article examine le parcours d’Edme Boursault (1638-1701), un écrivain champenois qui fit carrière à Paris et à Versailles.

Grâce à la protection de mécènes, aux réseaux d’écrivains influents comme Costar ou Corneille, à la connaissance des salons, il sut construire sa carrière en pratiquant presque tous les genres : théâtre, fable, gazette, roman. D’abord connu pour son talent de polémiste, et son rôle de témoin, il choisit ensuite de développer une réflexion morale sérieuse tout en faisant évoluer les genres qu’il pratiquait vers la modernité. Aussi mérite-t-il qu’on lui accorde plus d’intérêt qu’à un écrivain mineur.

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MessageSujet: Nicolas Siret organiste, claveciniste compositeur   Sam 31 Oct 2015 - 0:42

Bertrand Porot, « Nicolas Siret : l’écho des musiques versaillaises à Troyes »
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13330

Nicolas Siret, organiste, claveciniste et compositeur troyen, ne laisse pas d’intriguer : sa carrière, qui se déroule dans la ville de Troyes, ne l’empêche pas de fréquenter la capitale, et notamment d’entretenir une amitié avec François Couperin, organiste du roi à Versailles et célèbre compositeur de pièces de clavecin.

Siret a également pu entrer en contact avec les spectacles de la capitale, notamment avec l’opéra et ses pièces pour orchestre (ouverture, danses). Ces dernières ont sûrement façonné les compositions du Troyen : malgré son ancrage dans la tradition du xviie siècle, il apporte des éléments novateurs au répertoire du clavecin.

Cet article propose donc d’examiner en quoi l’esthétique parisienne, dominante à l’époque, a influencé l’œuvre de Siret : à travers sa musique, ce sont les échos des musiques versaillaises ou parisiennes que nous rechercherons.

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MessageSujet: Philibert Orry directeur général Bâtiments Françoise Joulie   Sam 31 Oct 2015 - 0:47


Philibert Orry (1689-1747), contrôleur général des Finances
vers 1738
Rigaud Hyacinthe (1659-1743)
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Droits réservés

Françoise Joulie, « Philibert Orry : directeur général des Bâtiments du roi et collectionneur »
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13279


Dans le gouvernement de Louis XV, le Champenois Philibert Orry de Vignory occupe à partir de 1730 une place de premier plan, puisqu’il en est le contrôleur général des Finances, et, à partir de 1737, le directeur des Bâtiments.

Une gestion rigoureuse des finances, appuyée sur une réforme des impôts et une relance du commerce permet rapidement à Orry d’équilibrer le budget de l’État. Les mêmes qualités déployées dans le domaine des arts conduisent à diverses mesures heureuses comme la réorganisation de l’Académie de France à Rome ou la réouverture du Salon annuel du Louvre.

Les chantiers royaux offrent alors aux artistes les moyens de développer toutes les tendances contemporaines du rocaille. Pourtant Orry semble dans cette administration des arts prendre des initiatives contradictoires, à la fois novatrices sur les chantiers royaux, et contraignantes dans le contrôle imposé aux élèves, qui étouffe peu à peu tout esprit créateur.

L’étude des collections du directeur des Bâtiments dans son château champenois de La Chapelle-Godefroy montrent chez lui des choix élégants et sages, confirmant que l’impulsion novatrice vient du roi. Orry n’a pas cherché dans ses commandes privées et publiques à donner aux artistes champenois une place particulière ; s’il fallait chercher autour de lui un réseau d’amitiés et de relations, la protection du cardinal Fleury, issu d’une famille de Lodève, ou les liens étroits avec Rigaud orienteraient plutôt vers des amitiés nouées par Orry en Languedoc lorsqu’il a occupé avec succès la place d’intendant en Roussillon.

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MessageSujet: François Girardon à Troyes Alexandre Maral   Sam 31 Oct 2015 - 0:51

Sculpteurs champenois à la cour

Alexandre Maral, « François Girardon à Troyes : un enfant du pays au service de son roi »
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13312

Connu par un croquis inédit conservé à la Bibliothèque nationale de France, le plan de place Royale à Troyes correspond à un projet de Girardon, antérieur à 1683, pour sa ville natale. Il s’inscrit dans la réflexion du sculpteur sur le monument public à la gloire de Louis XIV, dont la place Vendôme à Paris, la place Royale de Pau, le château de Meudon et l’arc de triomphe de Tours allaient par la suite offrir d’autres exemples.

À la différence de ces derniers, le projet troyen devait être financé par son auteur. Outre la statue royale, équestre, Girardon imagina pour cette place un grand obélisque orné d’épisodes de l’histoire locale. S’il ne fut jamais réalisé, cet ensemble illustre l’attachement d’un artiste officiel à ses origines et son désir de promouvoir le culte royal auprès de ses compatriotes

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MessageSujet: Jean Joly François Coudray François Lespingola   Sam 31 Oct 2015 - 0:52


Jean Joly, Ganymède caressant Jupiter transformé en aigle, 1683
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Inv. MR 2002.
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

Alicia Adamczak, « Dans l’ombre de Girardon : sculpteurs champenois sur le chantier versaillais »
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13273


Acteur principal de l’entreprise versaillaise, le Troyen François Girardon fut l’un des artistes les plus proches de Louis XIV.

La participation du sculpteur à la glorification du monarque – magnifié en Apollon au sein de la grotte de Téthys du château de Versailles – et par là même à la grandeur du royaume contribua à faire de lui l’une des personnalités dominantes de l’art de l’Ancien régime, encore aujourd’hui célébrée sur sa terre natale.

Toutefois cette fortune constante fit ombrage à celle d’autres artistes champenois contemporains de Girardon, oubliés de la mémoire locale et collective. Ceux-ci pourtant s’engagèrent activement auprès du roi, défendant un art académique qu’ils surent diffuser auprès des cours et des provinces étrangères.

Ainsi Jean Joly, François Coudray et François Lespingola sont-ils ici considérés selon les liens qu’ils tissèrent avec la cour de Louis XIV, nous offrant alors de rendre à la Champagne son image d’antan de terre de sculpteurs.

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MessageSujet: Edme Bouchardon sculpteur Chaumont Rickert   Sam 31 Oct 2015 - 0:56


François-Hubert Drouais, Edme Bouchardon
1758, huile sur toile, 129 × 97 cm.
Paris, musée du Louvre, Inv. 4108.
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda

Yvonne Rickert, « Edme Bouchardon : réseau familial d’un sculpteur originaire de Chaumont »
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, mis en ligne le 28 octobre 2015 : http://crcv.revues.org/13322



Le présent article analyse les réseaux du sculpteur chaumontais Edme Bouchardon, qui devint sculpteur du roi à Paris, après un long séjour de formation à Rome. Notre étude montre qu’Edme a entretenu toute sa vie durant des relations étroites avec sa famille basée à Chaumont, où son père, Jean-Baptiste, avait son atelier. Edme a essayé de soutenir sa famille et ses parents proches à Chaumont en leur procurant des postes ou des commandes. Il s’est servi de ses contacts parisiens ou versaillais pour faciliter la réussite sociale des membres de sa famille, notamment à son frère cadet Jacques-Philippe.

Dans un second temps nous nous intéressons aux relations qu’entretenait le sculpteur couronné de succès avec ses élèves : on peut constater qu’Edme les a parfois protégés, mais se méfiait aussi de leur concurrence. C’est le cas de Laurent Guiard, originaire de Chaumont, et Louis-Claude Vassé. En revanche, force est de constater qu’Edme n’a pas privilégié un recrutement d’élèves ou de collaborateurs venant de sa région natale : le réseau familial a toujours primé sur les contacts régionaux.

(Fin des communications.)

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Colloque : Les Champenois à Versailles 16-18 octobre 2014
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