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 Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016

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Anne-Charlotte
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 25 Oct 2016 - 12:02

Bonjour
Merci grande mademoiselle on a l impression de se retrouver dans les appartements de la reine au château pour une fois la mise en scène est réussie Smile

Il me semble que le secrétaire à abattant est toujours au château
Si je peux je vais essayer de me rendre dans la chambre de la reine aujourd'hui ou cette semaine pour vous le confirmer

Cordialement
Anne-Charlotte

Suite de cette discussion dans le sujet ad-hoc :
Mobilier de la chambre privée de la Reine au RDC
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G.M.
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MessageSujet: Marie-Antoinette, une passion japonaise   Mar 25 Oct 2016 - 17:59



Marie-Antoinette, une passion japonaise

Le Monde 25 oct. 2016
http://www.lemonde.fr/culture/visuel/2016/10/25/marie-antoinette-une-passion-japonaise_5020212_3246.html

En une poignée d’années, le Japon a investi un périmètre croissant de nos pratiques culturelles. La gastronomie, le jeu vidéo, la bande dessinée, la musique populaire, le cinéma : aucun domaine n’est épargné par la fascination occidentale pour ce pays si particulier. Mais ce magnétisme est réciproque, et les Japonais eux-mêmes éprouvent une attirance affirmée pour la culture occidentale, sous ses formes les plus variées.

C’est une de ces obsessions que le Château de Versailles vient assouvir en installant au dernier étage de la tour Mori, dans le musée homonyme, la plus grande exposition hors les murs organisée par l’institution versaillaise sur Marie-Antoinette.

Pendant quatre mois, du 25 octobre au 2 février 2017, les Japonais pourront se replonger dans cette période fastueuse et troublée de l’histoire française. Cette exposition parcourt en plus de deux cents œuvres, dans une scénographie chronologique et très colorée, les différentes étapes de la vie de Marie-Antoinette.  Nombre de portraits seront présentés, des plus grands portraitistes de l’époque : François-Hubert Drouais, Louis Michel Vanloo et Joseph Siffred Duplessis, mais aussi l’artiste Élisabeth Louise Vigée Le Brun, qui sut gagner la confiance de la reine en signant ses plus beaux portraits. Ce sont aussi plusieurs salles qui sont reconstituées, dont l’appartement privé, aménagé à partir de 1782 au rez-de-chaussée de la cour de marbre. Un système assez intelligent de projection en 3D donne aussi vie dans une pièce à part à la bibliothèque de stuc aujourd’hui disparue. Car c’est un drame de l’histoire qu’il ne reste presque plus rien des meubles du château de Versailles, l’essentiel ayant été vendu par le gouvernement révolutionnaire, en vagues multiples, de 1794 à 1798.

Sujet connexe : Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016


Une proximité historique

Au delà du romanesque particulier de l’histoire de Marie-Antoinette, il y a une grande proximité culturelle entre le Japon et la France. La royauté et l’empire sont un premier élément de similitude. Dans les deux cas, plus d’un millénaire d’histoire a imposé l’image d’un personnage qui reçoit son pouvoir de droit divin et dont l’aura est longtemps restée intacte. Au Japon, ce culte subsiste toujours malgré les errements expansionnistes de l’ère Meiji : l’empereur est toujours bien présent dans le paysage national. Son pouvoir est réduit à sa fonction cérémonielle, mais il n’y a pas eu cette rupture brutale de la Révolution, qui a donné le pouvoir au peuple. Le Japon est un pays qui est démocratiquement très jeune, et il perdure encore une relative passivité politique dans l’archipel.



Une proximité culturelle

L’attention toute particulière portée aux arts est aussi une marque de la monarchie absolue depuis Louis XIV. Avec une double perspective qui est celle de la défense des arts “nobles” comme la peinture et la musique, mais aussi de l’artisanat “commun”, de l’ébénisterie à la verrerie en passant par la pâtisserie, la gastronomie. On connaît la passion de Louis XVI pour la serrurerie et l’horlogerie. L’exposition présente à ce titre plusieurs objets de l’administration royale du Garde-Meuble de la Couronne, comme ceux de l’ébéniste Jean-Henri Riesener,le bronzier Pierre-Philippe Thomire ou le menuisier Georges Jacob.

Une autre exposition, en partenariat avec la manufacture suisse Bréguet, permettra à la fin du mois d’octobre de voir la création no 160, dite “Marie-Antoinette”, un garde-temps réalisé en 1783 et  longtemps réputé être une des complications les plus sophistiquées jamais réalisées en horlogerie.

C’est aussi une des spécificité du Japon que d’avoir développé un artisanat extrêmement élaboré, sous la pression des différentes cours impériales au fil de son histoire, dans des domaines aussi exigeants que le travail de la laque, des métaux et des textiles. La conscience de cette histoire artisanale est même sans doute plus forte aujourd’hui au Japon qu’elle ne l’est en France. Depuis longtemps, la défense du patrimoine national est un débat au Japon, officialisé en 1950 par une série de lois qui définissent la notion de “Trésor national” (人間国宝, Ningen Kokuhō) et référencent toutes les œuvres et artistes-artisans qui comptent dans l’archipel. Il ne s’agit pas seulement que de référencer mais aussi de collecter les techniques pratiquées localement depuis des siècles et dont les subtilités peuvent se perdre avec ceux qui les ont développées.

Cette notion de terroir local est en effet un fort élément de proximité entre le Japon et la France (et l’Italie aussi, un autre pays qui dispose de cet alliage si particulier de l’artisanat de luxe et de l’histoire de l’art). Tout comme les régions de production artisanale françaises, le Japon dispose d’une myriade de micro-sites de production très typés pour  la poterie, la riziculture, la fonderie, l’alcool de riz...  les exemples sont innombrables.

Sujet connexe : Précisions sur le mécénat Bréguet à Trianon



Le manga, une passerelle inattendue

Mais surtout, c’est grâce à un manga, édité au début des années 1970 que les Japonais ont découvert et fait vivre leur passion pour Marie-Antoinette. La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda relate les aventures d’Oscar, commandante de la garde royale et responsable de la sécurité de la souveraine de sang autrichien. Paysage complet de la vie royale mais aussi de la misère du peuple et des excès de la cour, ce manga en 3 volumes et 2 200 pages publié en France chez Kana a connu un succès inattendu.

On l’a vu décliné en pièce de théâtre par la célèbre troupe du Takarazuka (notre Comédie française, en plus kitch) qui la joua pendant des années à guichets fermés. Le réalisateur français Jacques Demy en tira un film en 1978, Lady Oscar. La série déclencha, enfin, un véritable engouement pour la langue française au Japon et pour Versailles, devenu un passage obligé dans le parcours des touristes nippons en France.

Pour raconter cette histoire connue de tous, il fallait une plume particulière. C’est celle de Fuyumi Soryo qui a été sélectionnée, pour la finesse de son trait et pour sa connaissance de l’Europe, déjà mise en pratique dans sa série Cesare, qui traitait de la Renaissance Italienne. En parallèle de l’exposition, les éditions Glénat, précurseurs du manga en France, ont renouvelé l’expérience d’Ikeda, avec un parti-pris plus réaliste et plus précis historiquement.

Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine, en partenariat avec le célèbre éditeur Kodansha à Tokyo et le Château de Versailles, offre ainsi un nouveau regard sur le parcours lumineux et tragique de la reine de France.

Pour coller au mieux avec la réalité historique, l’auteure a longuement séjourné dans l’enceinte du château, récoltant nombre d’informations auprès d’une source experte, celle d’Alexandre Maral, le conservateur en chef de l’établissement public. On est très loin de la vision romanesque et engagée de la Rose de Versailles.

Au fil d’un parcours chronologique assumé, ce sont les détails historiques qui prennent le pas sur la vie sentimentale : les enjeux et la difficulté de donner un héritier ou les absurdités de l’étiquette en vigueur à la cour.Tout cela est léger et sérieux simultanément, et on se prend à trouver le récit trop court en refermant les pages de ce premier tome, qui s’arrête sans évoquer les troubles de la Révolution.



Quel est le premier contact avec l’Europe du XVIIIe siècle dont vous vous souvenez à titre personnel ?

Je crois que c’était Barry Lyndon, de Stanley Kubrick. Mais ce film ne m’a marquée que par la splendeur des images. Ensuite, j’ai regardé Amadeus, de Miloš Forman, que j’ai énormément apprécié, mais j’étais tellement concentrée sur les conflits et les oppositions entre les deux musiciens, Salieri et Mozart, que je ne me suis pas trop intéressée à la société et aux détails culturels de l’époque. C’est donc avec le projet Marie-Antoinette que je me suis enfin attelée à des recherches poussées sur cette période.

Comment expliquez-vous cet intérêt qu’ont les Japonais pour la royauté française et la France en général ?

J’imagine qu’ils sont éblouis par ce qu’on voit dans les films cités ci-dessus, les bâtiments somptueux et luxueux, les beaux costumes, l’élégance et la décadence des nobles richement décorés à la cour, symboles des prérogatives détenues par une classe privilégiée.

De quand date cet engouement selon vous ?

Après la seconde guerre mondiale, la culture occidentale a commencé à être diffusée en masse sur les médias comme le cinéma ou la télévision. Les films de Disney tels que Blanche-Neige, Cendrillon, La Belle au bois dormant présentaient de belles princesses portant des robes magnifiques : ils ont sûrement contribué à forger ce type d’idéal féminin.

Pensez-vous qu’il y a un héritage de la France de Marie-Antoinette dans la France d’aujourd’hui ?

Peut-être dans la mode. Elle a mis en place un système qui lui permettait de lancer des modes au lieu de les suivre.

Ce tropisme occidental est devenu une marque de fabrique depuis une dizaine d’années, chez vous (depuis Cesare). Quel est l’intérêt pour vous de faire des mangas historiques occidentaux ?

La politique. Le Japon est resté très longtemps dans un système féodal.
À la restauration de Meiji, le militarisme a pris le pas. Il faut réaliser que le peuple n’a pu participer aux décisions politiques que depuis la seconde guerre mondiale et que cette décision n’a pas été prise par les Japonais mais imposée par les États-Unis. Nous n’avons donc que soixante-dix ans d’histoire politique, nous avons encore tendance à nous reposer sur le gouvernement et des hommes qui le constituent, sans réfléchir de manière autonome. À l’inverse, divers régimes politiques se sont succédé dans l’Histoire depuis l’Antiquité en Europe – royauté, empire, république… – et chaque personne semble plus consciente du rôle politique qu’elle a à jouer. Je suis très attirée par les hauts et les bas que vivent les dirigeants dans chaque période historique.

Les Japonais aiment beaucoup l’Italie aussi. Comment définiriez-vous la différence entre ce pays et la France ?

Ce que j’aime en Italie, c’est la sensation d’avoir fait un voyage temporel grâce aux innombrables peintures, sculptures, bâtiments de la Renaissance qui se trouvent encore là. En France, je retrouve beaucoup d’œuvres baroques, qui ne suscitent pas autant mon intérêt. Mais évidemment, il y a aussi des lieux que j’adore à Paris – Montmartre par exemple. Je suis émue rien qu’en imaginant la vie des artistes qui nous ont laissé leurs œuvres, malgré leurs difficultés. Et j’ai choisi Picasso, le plus dur à cuire et le plus énergique d’entre eux, pour ma prochaine œuvre.

Vous avez passé un certain temps à Versailles ; ça fait quel effet de dormir à Versailles ?

L’appartement dans lequel j’étais logée était très calme, au milieux des verdures et j’ai apprécié ce point. Mais j’avoue avoir été assez fatiguée par la foule qui s’amassait tous les jours autour du château, à l’exception du jour de fermeture.

Comment avez-vous fait pour respecter le réalisme de l’époque ?

Je prends des photos, encore et encore. Je commence par un angle qui se prête au dessin, puis je zoome pour avoir les détails : le mur extérieur, le mur intérieur, les décorations au plafond et aux portes, les gonds, les fenêtres, la façon dont les rideaux sont accrochés, la forme des franges, les motifs… Je les compare ensuite aux peintures de l’époque pour voir s’il y a des différences, puis j’adapte le tout pour me rapprocher au maximum des décors de l’époque.

Les conservateurs de Versailles vous ont aidée. Comment ?

Le Château de Versailles m’a proposé de me donner l’accès aux lieux et c’est ce qui m’a d’ailleurs poussée à accepter ce projet. Le conservateur en charge de mon œuvre, Alexandre Maral, a aidé mes éditrices française et japonaise à réunir toute la documentation nécessaire à ma création. Il a également relu mes planches dès le storyboard. Au départ, il était étonné par le niveau de précision de mes demandes, mais grâce à son ouverture d’esprit envers les œuvres de divertissement et également grâce à mon éditrice chez Glénat qui a supprimé la barrière de la langue, j’ai pu avoir des échanges très fluides. En comparaison avec mon autre œuvre, Cesare, la recherche de documentation fut paradisiaque.

Sujet connexe : Un manga sur Marie-Antoinette à Versailles

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Anne-Charlotte
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Jeu 27 Oct 2016 - 9:50

Bonjour
Juste une question concernant la photo de cet article
Quelqu'un peut il me dire de qui est le buste ?

Cordialement
Anne-Charlotte
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G.M.
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MessageSujet: Louis XVII enchaîné Achille-Joseph-Etienne Valois 1827   Jeu 27 Oct 2016 - 20:32

Voici ledit buste, exposé à Tokyo :



Louis XVII enchaîné

Nº d'inventaire: MV 8003
Valois, Achille-Joseph-Etienne (sculpteur)
Date de création : 1827
Dimensions : oeuvre: 78 x 65 x 30 cm
Matière et technique : marbre
© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

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MessageSujet: exposition tokyo marie antoinette chambre peinture portrait   Ven 28 Oct 2016 - 10:03

Une autre photo de la chambre restitué ou l'on appercoit la table de nuità gauche :

http://www.lorientlejour.com/storage/attachments/1016/p016-5_956777_highres.jpg

Tirée de l'article suivant :
http://www.lorientlejour.com/article/1015144/marie-antoinette-reine-de-tokyo.html

et autres au hasard d’internet :


Une visiteuse devant les portrait de Louis XVI et de Marie-antoinette à l'exposition "Marie-Antoinette, une reine à Versailles" au Mori Arts Center  Gallery, à Tokyo (2016-2017)
© BEHROUZ MEHRI / AFP

http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/la-vie-de-marie-antoinette-icone-japonaise-exposee-a-tokyo-247947

Sujet connexe :
http://www.connaissancesdeversailles.org/t4934p25-les-portraits-de-marie-antoinette-au-chateau-de-versailles

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duc de Dorset
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 1 Nov 2016 - 15:39

Vidéo de l'AFP du 27 octobre 2016 montrant l'exposition de Marie-Antoinette à Tokyo. Sans commentaire, on entend juste le bruit des visiteurs.

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Louis
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 1 Nov 2016 - 17:04

Voici une copie d'écran de la vidéo postée par le duc de Dorset montrant la reconstitution de la chambre de Marie-Antoinette :


Cordialement,
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Lebrun
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 1 Nov 2016 - 17:39

C'est sinistre, ça manque d'objets d'art et de tableaux. Si on donne à penser aux visiteurs japonais que la chambre privée de la reine était aussi dépouillée, autant lui faire croire aussi qu'elle était carmélite.
Cette présentation donne une vision tronquée de son cadre de vie intime.
De loin, je préférais la présentation objet par objet de l'exposition du Grand palais qui ne visait pas à des reconstitutions type période rooms forcément incomplètes.
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Louis
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 1 Nov 2016 - 17:50

Je suis d'accord ! Avec des tableaux sur les murs et le secrétaire avec la bergère, un fauteuil et une chaise restés à Versailles cela aurait déja un peu plus étoffé la présentation !

Cordialement,


Dernière édition par Louis le Mar 1 Nov 2016 - 18:35, édité 1 fois
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Anne-Charlotte
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 1 Nov 2016 - 17:56

Nous sommes dans l'esprit japonais c'est une sorte de fen-shui  Smile

je suis du même avis que vous messieurs la Reine aurait sans doute déprimé en voyant cela 

Cordialement
Anne-Charlotte
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M. de Noisy
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 1 Nov 2016 - 21:58

Effectivement, le dépouillement des salles d'exposition est glacial.
Et j'ai horreur du côté fétichiste des dernières images de l'expo.

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valmont
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mar 1 Nov 2016 - 22:06

Je ne sais pas si ça a été dit, mais l'expo se tient au 52è étage de la tour Mori... difficile de se sentir de plain-pied avec la Cour de Marbre ou pire à Trianon... Il ne manquerait plus qu'un bon petit séisme...


Photo/information éditée par Sophie Brassart sur la page FB Versailles Passion et avec bien sûr son accord !


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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mer 2 Nov 2016 - 8:02

Autre vidéo avec une brève déclaration de Catherine Pégard :



D'autres "pastilles" montrant une grande partie de l'exposition :







Dans la vidéo ci-dessous, apparaît la reconstitution virtuelle de la bibliothèque :





Il se confirme que Versailles n'est pas la seule institution à avoir prêté des oeuvres. Outre le portrait de Marie-Antoinette provenant du château de Breteuil, celui par Mme Vigée-Lebrun où elle est représentée en robe de gaulle une rose à la main (provenant de la National Gallery of Art de Washington), et la composition de Marie-Antoinette allant à l'échafaud provenant du musée de la révolution à Vizille, je découvre que le château de Löfstad en Suède a également prêté ce célèbre dessin de Marie-Antoinette :




Une vidéo en musique :



Pour les amateurs, l'actrice Yoshino Kimura en robe lamée or à l'avant-première de l'exposition . Ils ont l'air de bien rire à ce qu'elle dit, si quelqu'un comprend le japonais j'aimerais bien savoir de quoi il en retourne.  Wink

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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Mer 2 Nov 2016 - 9:34

La restitution virtuelle de la bibliothèque est saisissante de réalisme (quelle pièce belle et élégante !) ; y aurait-il eu de nouvelles recherches récemment sur l'analyse de son décor ?
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M. de Noisy
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MessageSujet: bibliotheque madame sophie appartement rez chaussee   Mer 2 Nov 2016 - 10:03

Pas à ma connaissance, mais il faut modérer l'impression donnée car cette restitution qui s'inspire des projets de Gabriel pour la pièce avec plusieurs propositions de variantes dans les décor.

J'ai lu sur le forum, il me semble, qu'au final, le rendu fut beaucoup plus sobre que les projets initiaux en prenant comme base le portrait dite de la petite reine, censé représenté Mme Sophie ou Marie-Antoinette, dans cette bibliothèque.
A l'arrière on aperçoit gaine et vase réalisés pour cette pièce, encore conservés à Versailles (réserves pour les gaines et bibliothèque de Louis XVI pour les vases)



Un rapprochement stylistique a été fait entre cette bibliothèque et deux panneaux remontés en armoire déposée à Versailles :


Désignation : bibliothèque
Nº d'inventaire: GME 14385
Auteur : Guesnon, Jean-Antoine (menuisier), Clicot (menuisier), Rousseau, Antoine (sculpteur)
Date de création : 1767-1769 (XVIIIe siècle)
Dimensions : 259 x 188 x 51 cm
Matière et technique : Chêne sculpté, peint et doré.

Historique :
Vantaux d'une bibliothèque de Versailles remontés vers 1900.
Au palais du Grand Trianon vers 1900 (T 165 C) ;
envoyée au Mobilier national le 5 septembre 1969 ;
déposée au palais de l'Elysée le 8 septembre 1969, bureau de Mlle Negrel (E 226).
Dépôt du Mobilier national au château de Versailles, 2010.

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Lebrun
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Jeu 3 Nov 2016 - 10:31



Tant qu'à pousser la reconstitution, on aurait pu recréer, si on en croit Mme Jallut, les portes ornées de glaces des murs latéraux de l'alcôve :


(Source : étude de Mme Jallut sur les petits appartements de la reine)

La hauteur sous plafond, un peu basse, se rapproche de celle de la chambre d'origine puisque la reine, toujours selon Mme Jallut, l'avait fait tendre d'un faux-plafond de toile.
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Alexandre
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Jeu 3 Nov 2016 - 13:03

Dommage que cette mise en conformité de la hauteur sous plafond, in situ, n'ait pas encore été envisagée ; cela permettrait d'envisager plus sérieusement la mise en place de boiseries, à bonne dimension. D'où la possible pertinence de l'identification de boiseries faite par Mme Jallut pour cette pièce.
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M. de Noisy
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Jeu 3 Nov 2016 - 13:16

Si l'on obtient déjà, à Versailles, une présentation identique du mobilier retrouvé, complété des bras de lumières, des bons chenets, et pourquoi pas d'un tapis déposé par le Mobilier National,
je m'en satisferai pleinement ...

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Olammour
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MessageSujet: CR de l'exposition "Marie-Antoinette" (Tokyo)   Dim 4 Déc 2016 - 3:42

L'exposition a lieu au Mori Art Center Gallery, à Tokyo du 25/11/2016 au 26/02/2017.
La longueur de l'exposition peut surprendre, mais elle s'explique par la fascination intacte qu'exerce Marie-Antoinette au Japon.
Le succès de l'exposition en est une preuve patente.

L'exposition n'est pas centrée uniquement sur la vie de Marie-Antoinette à Versailles. En réalité, elle retrace la vie de la reine, depuis son enfance à la cour d'Autriche sous la houlette de la sévère figure maternelle Marie-Thérèse, jusqu'à la Révolution et la triste fin de la reine sur l'échafaud (elle va même au-delà, j'en parle plus loin).

Tout cela nous est raconté à travers les objets de la vie quotidienne: tableaux, meubles, arts décoratifs, vie de table, et, surtout, ce qui est considéré comme le clou de l'exposition, la reconstitution de la salle de bain de la reine, de sa chambre à coucher ainsi que de sa bibliothèque (aujourd'hui disparue).

Petite déception sur ce dernier point... Ces reconstitutions, d'un point de vue français, restent un peu creuses... Sachant que le Mori Art Center se trouve dans une tour de Tokyo, et que l'exposition se situe au 52ème étage, sans fenêtre accessible depuis le centre d'exposition... Difficile, donc, d'y "ressentir" l'atmosphère versaillaise, avec sa lumière naturelle et sa vue imprenable sur le parc... Quand bien même les fenêtres du château ont elles aussi été "reconstituées".
Cependant, soyons juste, il s'agit d'une exposition pour des Japonais (dont beaucoup n'ont pas eu la chance de voyager... Ou en tout cas de voyager en France, ni de visiter le château de versailles).

Autre regret sur ces reconstitutions: la salle de bain a repris la disposition telle qu'elle existe à Versailles, ce qui inclut la restitution de la reine à sa toilette, aidée d'une suivante et d'une femme de chambre lui apportant un chocolat... Sauf que, ces "personnages", comme à Versailles, sont faits de fil de fer et portent des "vêtements" de papier (et non de vrais vêtements d'époque)... Pourquoi? Mystère... En tout cas, cela casse littéralement l'ambiance de la pièce.

Surtout, la "fameuse" reconstitution de la bibliothèque tant attendue... Est en fait une vidéo 3D projetée dans le coin d'une salle devant laquelle passe le spectateur.
Alors, oui, on peut louer la prouesse technique (avec ouverture "magique" de fenêtres virtuelles et envolées de pages de livres par ladite fenêtre), mais aucune information concrète sur le contenu de la bibliothèque, et rien à voir de concret en ce qui concerne son architecture, ses ornements, etc. Bref... Peu utile pour les vrais curieux.

Enfin, dernière critique sur la mise en scène de l'exposition: organisée en 13 "chapitres" (au Japon le chiffre 13 ne porte pas malheur!!), depuis "I. de Vienne à Versailles, de l'archiduchesse à la dauphine", jusqu'à "XIII. Le culte de la reine martyre" chaque étape est déclinée sous une couleur de fond différente. La première se décline sur fond rouge, d'autres sur fond noir, violet, etc. Or, certaines couleurs (comme le violet notamment), ne mettent pas du tout les toiles en valeur... Ce qui semble contre productif. Alors que le rouge de l'entrée leur donnait une présence incroyable.

Par ailleurs, pour certains objets (tapisseries notamment, mais pas seulement), l'éclairage était nettement insuffisant (sans doute par peur d'abîmer les matières), et il était finalement assez difficile de se faire une idée de la splendeur qui avait été la leur dans le cadre de Versailles.

Cependant, c'est autrement que le charme de l'exposition agit! Le clou du spectacle, donc, se situe ailleurs que là où on l'attendait.
Ce sont sans nul doute l'impressionnante collection de toiles rassemblées (pas seulement venues de versailles, mais d'Autriche, de Suède, de Washington, du musée Carnavalet, du musée de la Révolution de Vizille), ainsi que les services de porcelaines de Sèvres qui emportent le spectateur.

Sans conteste, ce sont les toiles de Vigée Le Brun qui impressionnent le plus (par leur taille, certes, mais surtout pour la délicatesse de leur touche et leur préservation ahurissante - j'ose croire qu'il ne s'agissait pas de reproductions!).

Et, c'est là que l'on ressent l'avantage d'aller à une exposition au Japon... Pas de barrière (ou si peu) face aux oeuvres... En d'autres termes, connaissant le respect des Japonais pour les oeuvres, les commissaires d'exposition n'imposent pas de distance excessive entre le spectateur et les peintures. On était littéralement à 15cm de ces chefs-d'oeuvre. Cela donne toute aisance pour la contemplation de près comme de loin, lorsque l'on désire regarder les toiles sous tous les angles.

Je ne m'y attendais pas, mais le nombre d'oeuvres exposées (197 en tout selon le catalogue), parvient finalement à donner la mesure de la richesse de la cour de l'époque... (il faut presque 2h00 pour faire le tour). Mais, surtout, donne vraiment envie de "voir la suite" in situ. Par ailleurs, rien n'est "dissimulé" de la vie de reine (il n'y a donc pas tentative d'imiter l'idolâtrie dont elle a été l'objet sous la restauration), puisque l'affaire avec le baron Fersen est particulièrement bien documentée. Le catalogue (dont je reparle plus loin) comportant même des fac-similés de leur lettres chiffrées accompagnées du code pour les décrypter.

Ce qui m'a fasciné le plus, avant même le fameux collier de la reine, dont la réplique reste une merveille, ce sont, donc, les porcelaines de Sèvres... Et plus particulièrement, le sublime service "à perles et barbeaux" réalisé en 1781 par la manufacture (et comportant initialement 293 pièces, dont 96 assiettes). La prouesse artisanale/artistique de réalisation est époustouflante. Le détail, remarquablement préservé, du décor peint en dit long sur la qualité du travail accompli ainsi que sur la qualité des matériaux employés pour ces réalisations.



Parmi les autres services exposés: une partie du Service "Japon" (évidemment!) réalisé en 1777 et une partie du Service "riche en couleurs et riche en or" (1781).







Pour (presque) clore, en beauté (mais aussi de façon un peu mélodramatique, il faut le dire) cette exposition, le spectateur est confronté dans la partie de l'exposition consacrée à "XI. La reine dans la tourmente révolutionnaire" à l'immense tapisserie que celle-ci accomplit avec l'aide de sa belle-soeur Madame Elisabeth. Ce travail réalisé au point de croix, brodé de lin, laine et soie, mesure pas moins de 4,17m de hauteur et 6,41m de longueur. La tapisserie aurait dû devenir le tapis de la salle du trône du château des Tuileries, où la famille royale était alors en résidence surveillée.

Mais, l'exposition ne pouvait finir sur Marie-Antoinette sur l'échafaud (n'oublions pas que le Japon est un Empire où l'Empereur est vénéré par une grande partie de la population), le dernier chapitre de l'exposition "XIII. Le culte de la reine martyre" déborde donc sur la période de la restauration et sur le culte voué par les survivants de l'aristocratie et les royalistes de l'époque pour cette reine qui servit de bouc émissaire à tous les maux français de la période Révolutionnaire.

Enfin, Japon oblige, impossible d'échapper, après cette exposition riche et forte (malgré les quelques défaut sus-nommés), au marketing... La salle consacrée aux "produits dérivés" était finalement plus difficile à pratiquer que l'exposition elle-même... Celle-ci étant grevé d'un bon tiers de sa surface par.... Un stand de macarons "Ladurée" (et bien oui, les macarons préférés de la reine avaient bien droit à la première loge du merchandising!!!).

Le catalogue, toujours somptueux quelle que soit l'exposition au Japon (voir photos), a le grand mérite (quelle que soit l'exposition encore une fois) d'être accessible pour toutes les bourses (entre 10 et 20€, selon le taux de change actuel).
Comme toujours, de même, pour les expositions d'oeuvres étrangères, le catalogue, issu d'un partenariat avec le musée de Versailles, comporte une partie en français, en plus de la liste des oeuvres commentées. Un texte de Gwenola Firmin porte sur "Les portraitistes de la reine" tandis qu'un texte de Bertrand Rondot porte sur "Le goût de la reine".

Pour le reste, la salle de marketing déploie toujours des trésors d'adresse afin d'attirer le chaland.
On pouvait acheter "La Rose de Versailles" (Riyoko Ikeda) ou "Marie-Antoinette. La Jeunesse d'une reine" (Fuyumi Soroyo) (en VO, évidemment), des savons déclinés sous les "couleurs" rose bonbon de Marie-Antoinette (évidemment, d'après le film de Sofia Coppola, aussi en vente à cette occasion)... Une ribambelle de colifichets (bijoux de pacotilles estampillés Marie-Antoinette ou Versailles) et de parfums d'intérieurs (sans doute pour "sentir" versailles chez soi!), et surtout, quantité de gâteaux, sablés et douceurs (en sus des macarons), estampillés de même.

Étrangement, aucun livre d'histoire ou biographique sur Marie-Antoinette (à part la version subjective de Stefan Zweig). on n'y trouvait que des récits plus où moins romancés et fictifs, en plus des deux manga sus-nommés (il ne faut pas trop casser l'image idéalisée/romantique de la reine tout de même).






Souvent, dans les expositions d'art, des lutins (portes-documents en plastique, pour ceux qui ne connaissent pas) sont édités avec des reproductions de tableaux... Pour cette fois-ci, je me suis abstenu, car le rose bonbon dominant de ces pochettes était un brin trop rose bonbon à mon goût (et complètement hors sujet à mon sens, puisque les toiles représentées se trouvaient noyées sous cette couleur sous amphétamine)... je me suis contenté d'acheter les très jolis marque-pages reproduisant le détail de certains portraits de la reine (trois de Vigé Le Brun, un de Franz Xaver Wagenschön, voir photos).

Au final, on ressort de cette exposition avec une seule envie... Se ruer à Versailles afin de "sentir" tout cela de façon plus concrète et réelle. Pour cela, au moins, l'exposition est une réussite... Nul doute que le tourisme japonais va être quelque peu relancé en France dans les mois qui viennent!







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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Dim 4 Déc 2016 - 11:48

Pour revenir sur une question concernant la curieuse hauteur de la chambre, la conservation tient à préciser que cela est une contingence liée à la hauteur de plafond du lieu d'exposition et en rien un état historique exact.
En revanche, rien de définitif quant à l'accrochage des bras de lumières à Versailles mais on y réfléchit ...

Pour les deux autres pièces, la salle de bains de la reine a été restituée par un très célébre studio d'animation japonais qui a imaginé utiliser le principe de plans superposé sur feuilles plastiques pour créer l'effet de relief, fort réussi d'ailleurs (à illustrer par une photo).

Quand à la bibliothèque, ce sont les riches projets des AN qui ont été choisi, mais malgré ses réserves, la conservation n'a pu empêcher le studio japonais d'animation 3D d'y intégrer des pokémons que le public nippon s'amuse à retrouver dans le décor. jocolor

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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Dim 4 Déc 2016 - 12:10

Cher M. de Noisy,

Merci pour vos précisions!
Cependant, notez bien que je ne critique pas le "fond" de la restitution des salles dans l'exposition de Tokyo, mais je signale que pour quelqu'un qui connait Versailles (même mal) il "manque" l'esprit... Mais, c'est incontournable, et comme je le dis, c'est une très belle réussite pour des visiteurs Japonais qui ne sont jamais allés visiter le château.

Pour ce qui concerne la salle de bain, je ne suis pas sûr de comprendre à quoi vous faites référence, car celle-ci n'est pas animée, mais bien restituée comme la chambre, avec l'ensemble des meubles prêtés par Versailles.

Enfin, en ce qui concerne la bibliothèque en 3D (en mouvement permanent), comme je le disais aussi, la prouesse technique est réelle, on a "presque" l'impression de voir les rayonnages effectivement. Cependant, cela reste superficiel, car il n'y a aucun moyen d'en explorer le contenu, ni d'admirer les éléments de décoration qui les entourent.

Pour ce qui concerne les "Pokemon", là non plus je ne suis pas certain de saisir, car dans l'exposition les photos sont absolument interdites (à part dans la chambre de la reine). Aucun visiteur (pour ce que j'ai vu en tout cas lors de ma visite) n'utilise son smartphone dans la salle de la bibliothèque. Il n'y a donc pas de "chasse au Pokemon" (après lecture d'autres posts sur la question, je subodore que l'idée "Pokemon" a finalement été abandonnée).

Par ailleurs, désolé pour le manque d'illustrations de l'exposition elle-même, mais non seulement les photos sont interdites (sauf dans la chambre donc), mais, surtout, j'ai été mal informé à l'entrée du bâtiment, où l'on m'a dit que c'était formellement interdit partout. Je n'ai donc pas pris mon appareil photo (et, oui, je suis de la vieille école, je n'ai pas de smartphone... Du coup... Grosse frustration lorsque je suis arrivé dans la chambre).
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Dim 4 Déc 2016 - 12:17

Je précise donc,
la restitution de la salle de bain est un trompe-l'oeil sans relief réalisé à partir des photographies réelles, à l'inverse de la chambre ou les boiseries sont en relief,

pour la bibliothèque, le conservateur en charge de l'exposition a bien confirmé que des pokémons sont présents dans les décors en clin d'oeil à la culture japonaise, mais il faut je pense bien regarder l'animation 3D pour s'en rendre compte !!!

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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Dim 4 Déc 2016 - 12:37

Merci M. de Noisy!
Je comprends mieux...
Cependant, dans la "bibliothèque" la luminosité est assez faible... Je ne suis pas certain que les Pokemon soient vraiment visibles même pour les Japonais (à moins de le savoir et de les chercher)...
Visiblement... Il va falloir que j'y retourne et mène l'enquête.

Sinon précisions, pour répondre à quelques posts précédents:

Lebrun: " Versailles prête, on l'espère de tout coeur, les créations papetières d'Isabelle de Borchgrave qui encombrent la salle de bains du rdc."
Hélas, oui... nous y avons eu droit...

En ce qui concerne la commode dans la chambre de la reine, c'est effectivement la réplique de Versailles/Saint-Cloud qui est présentée.

M. de Noisy: " J'en tremble à la simple idée cher Valmont !!!
mais cela pourrait expliquer l'absence d'objets d'arts comme les porcelaines.
"

En fait, beaucoup de porcelaine présente à l'exposition (les exemples que je donne ne représentent qu'une partie de ce qui est exposé). Mais, rassurez-vous, comme le précise Anne-Charlotte, les tours du genre Mori Art Center sont de haute résistance aux secousses sismiques.
Si par malheur il arrivait quelque chose à cette tour, alors c'est que Tokyo serait un champ de ruine et de désolation. Laughing  Razz
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Dim 4 Déc 2016 - 13:26

Merci cher Olammour pour ce reportage détaillé.

Olammour a écrit:
Par ailleurs, rien n'est "dissimulé" de la vie de reine (il n'y a donc pas tentative d'imiter l'idolâtrie dont elle a été l'objet sous la restauration), puisque l'affaire avec le baron Fersen est particulièrement bien documentée.

J'ai pu voir en effet sur l'une des vidéos de l'exposition que le dessin de Marie-Antoinette en redingote, qu'elle a adressé à Axel de Fersen en 1785 est exposé à Tokyo. Il appartient au château de Löfstad. Pourriez-vous préciser quelles autres oeuvres sont présentées en relation avec ce sujet ?

Je précise soi-dit en passant que Rignon n'était pas baron mais comte. Wink Les von Fersen sont passés de barons à comtes en 1712, lorsqu'ils ont quitté l'Estonie devenue russe pour s'établir à Stockholm.
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MessageSujet: Re: Exposition Marie-Antoinette à Tokyo en 2016   Dim 4 Déc 2016 - 14:29

Cher duc de Dorset,
Merci!
Pour répondre à votre question, en fait, ce n'est pas tant les "objets" (il n'y en a pas tant que ça... Simplement un portrait rond de Fersen accompagnant un portrait rond de la reine (pour bien marquer leur proximité!!), que la lettre chiffrée du 29 juin 1791 (et le code qui permet de la décrypter) et celle caviardée du 4 janvier 1792, où les propos de Marie-Antoinette ne permettent plus du tout de douter de ses sentiments vis-à-vis du beau comte.

Détail de la lettre du 29 juin 1791





et celle du 4 janvier 1792.


La lettre du 29 juin commence ainsi:
"J'existe mon bien aimé, et c'est pour vous adorer..." et se finit sur "Adieu le plus aimé des hommes. Calmez-vous si vous pouvez, ménagez-vous pour moi. Je ne pourrai plus vous écrire, mais rien dans le monde ne peut m'empêcher de vous adorer jusqu'à la mort".

Pour la lettre du 4 janvier, la partie caviardée a été déchiffrée par le Centre de recherche sur la conservation des collections (Archives Nationales) en novembre 2015. Voici:

"Je vais finir non pas sans vous dire, mon cher et bien tendre ami, que je vous aime à la folie et que jamais jamais je ne peux être un moment sans vous adorer".

Tout ceci est reproduit et expliqué dans le catalogue (en japonais comme en français).

Ces éléments offrent par la même occasion un éclairage important sur l'intelligence subtile de Marie-Antoinette... Le code de chiffrage mis en place (aussi expliqué dans le catalogue) était particulièrement élaboré... Et le mythe d'un Marie-Antoinette frivole et sans jugeote ne tient plus 2 seconde. Si cela avait été le cas, elle n'aurait jamais pu s'en dépêtrer, étant donnée la complexité du système (pour coder, comme pour décoder)...
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