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  Cultures écrites à la Cour de France / Archiver la Cour

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G.M.
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G.M.

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Localisation : Entre le comté d'Eu, Versailles, Fontainebleau, et la principauté de Dombes
Date d'inscription : 13/02/2012

MessageSujet: Cultures écrites à la Cour de France / Archiver la Cour   Sam 6 Juin 2015 - 19:22



Journée d’études :
Cultures écrites à la cour de France
(XVIIe-XVIIIe siècles)


Définition et usages des "écrits de cour" (France, XVIIe-XVIIIe)
(Guyancourt, 19 juin 2015)

Cette journée d’études constitue la première étape d’un programme consacré aux cultures écrites à la cour de France des XVIIe et XVIIIe siècles.

Ériger la cour en objet scientifique est passé par un processus de diversification et de redécouverte des sources, qui a fait voler en éclats le cadre fixé par les discours bien connus des mémorialistes. Fixer l’attention sur les écrits produits par les institutions curiales ou mis en jeu dans le cadre de pratiques de cour est un moyen de prolonger cette démarche.

En quoi les enjeux liés à la production et aux usages de ces écrits éclairent-ils le phénomène curial et en redéfinissent-ils les contours ?
En quoi la cour est-elle un lieu d’observation original et pertinent des pratiques d’écriture ?
Dans cette double perspective, le choix de l’observation intensive d’une collection d’objets singuliers, riches de leurs enjeux et usages, vise à se déprendre de la cristallisation archivistique et historiographique de fonds d’archives et de catégories d’écrits.

Contourner ces formes de mise en séries semblait en effet nécessaire afin d’accélérer le décloisonnement entre les diverses formes écrites de représentation et d’action à la cour et de rendre visible leurs interactions, y compris dans le jeu entre imprimé et manuscrit.

L’ambition est donc de croiser les dynamiques actuelles de l’historiographie curiale, la réinvention des rapports entre histoire et littérature (qui a permis notamment de renouveler la compréhension des mémoires) ainsi que l’histoire des pratiques documentaires et des rationalités pratiques.

Le projet s’écarte ainsi d’une tradition féconde qui a insisté sur l’invention scripturaire de la cour et du lieu versaillais par les « artisans de la gloire » du roi, notamment dans le cadre de la « fabrication de Louis XIV ».

Il s’agit pour nous de partir d’une large gamme d’écrits issus de fonctionnements de cour afin de mettre à l’épreuve une problématique nouvelle et d’en affiner les possibles déclinaisons méthodologiques et thématiques.
En analysant la production, la publication et les usages d’objets qui participaient de l’existence matérielle et symbolique de la vie de cour, pourront émerger des relations entre expression de soi et formes bureaucratiques, entre travail administratif et action politique, entre logiques gestionnaires et logiques somptuaires.

Si l’objectif de la journée est bien de saisir des modalités inédites de la production de la cour comme réalité singulière, elle aura aussi pour but de mettre ces objets écrits en relation avec les inventions scripturaires propres à d’autres lieux du pouvoir d’Etat.
Ce sera aussi un moyen de saisir comment des acteurs dont la trajectoire passe par la cour s’emparent de ce lieu par l’écriture, et, par là, de questionner ce qu’il en est de la cour au prisme de parcours sociaux mettant en jeu des circulations de savoirs et de savoir-faire.


Organisateurs :
- Pauline Lemaigre-Gaffier (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines / DYPAC)
- Nicolas Schapira (Université Paris-Est Marne-la-Vallée / ACP et GRIHL)

Lieu : Auditorium de la Bibliothèque universitaire, 45, boulevard Vauban, 78280 Guyancourt




_________________
« Ce qu’il y a de plus beau à Paris, c’est Versailles ! » Pierre de Nolhac.


Dernière édition par Grande Mademoiselle le Mer 12 Oct 2016 - 18:23, édité 1 fois
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G.M.
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MessageSujet: journée études archiver cour 2016   Mer 12 Oct 2016 - 18:13



Archiver la cour. XIVe-XXe siècles

Université Paris-Est Marne-la-Vallée
4 novembre 2016

Quelle place tient l’écrit à la cour, cet espace associé ordinairement au geste cérémoniel et à l’échange verbal ?

Poser cette question nous semble un moyen pour approcher à nouveaux frais la nature de la cour, abstraction manipulée par tant de discours, mais qui est aussi un agrégat de pratiques : regarder l’écrit et les logiques propres de ses apparitions et de ses sédimentations est en effet une voie pour tenir ensemble cette double nature de la cour.

Dans une première journée d’étude, qui s’est tenue en juin 2015 (voir supra), nous avons rapproché différents types d’écrits qui jouaient un rôle dans la vie curiale (programme ou relation de cérémonies, registre d’officiers, almanach, entre autres) et mesuré leur importance dans les mises en ordre de la cour qui sans cesse restructurent son organisation et qui nourrissent sa fonction symbolique. Ces écrits conduisent les historiens à saisir des actions ou des logiques d’actions.

En outre, ces écrits fixent, chacun à leur manière, et dans des buts différents, des états de la cour. Toutes s’apparentent en ce sens à des pratiques d’archivage qui seront au cœur de cette seconde journée d’études prévue à l’UPE-MLV le 4 novembre 2016.

Comment la cour se trouve-t-elle instituée par de telles pratiques ?
Et comment agissait-on à la cour en l’archivant ?

Cette double perspective invite à considérer les opérations d’archivage dans toute leur diversité. La notion d’archivage permet en effet d’étudier ensemble des séries d’archives et des écrits qui participent – de fait ou selon une logique explicite – à l’institutionnalisation de la cour. Par archivage, on entend aussi bien la mise en œuvre, dans un document singulier, d’une démarche de relation ou d’inventaire, que la production organisée d’une série documentaire, ou bien encore des opérations de réagencement après coup sous forme de collection ou de compilation.

L’un des buts de la journée est bien de décloisonner des traditions d’étude fondée sur des traditions documentaires, la réflexion sur le pouvoir de fixation de l’écrit et celle qui porte sur les modes et les usages de l’accumulation et de la conservation organisée des pièces liées aux procédures.

Considérer la cour au prisme de l’archivage implique donc aussi de tenir ensemble des temporalités différentes, ce qui incite à adopter une perspective de longue durée, de l’essor documentaire des cours aux XIVe-XVe siècles à leur réinvention post-révolutionnaire.
On pourra ainsi interroger les apparentes pérennités documentaires au fondement d’une forme sociale et cérémonielle d’exercice du pouvoir qui est inhérente à l’existence du régime monarchique.
On sera aussi particulièrement attentif aux moments de réagencements documentaires (constitutions de collections, opération de collecte, de copies et de compilations) où les accidents et les conjonctures documentaires sont des révélateurs d’enjeux politiques.
On pourra dès lors non seulement s’interroger sur la manière dont la cour met à son profit des logiques et des pratiques d’archivage, mais aussi sa capacité à – comme les corps urbains – les susciter et les réinventer.

L’entrée dans la cour par l’archivage permet enfin d’interroger l’interaction entre la cour et l’État, le développement de la cour étant généralement présenté comme le moteur de celui de l’État mais aussi de leur inéluctable processus de séparation. Dès lors que l’histoire de l’administration doit intégrer notamment « l’analyse historique des conditions de création, de diffusion et d’archivage de la documentation » (R. Descimon, J.-F. Schaub et B. Vincent), elle ne peut faire l’économie de l’archivage de la cour, par lequel se rend manifeste son imbrication sociale, symbolique et fonctionnelle avec l’État.

Programme




Cet événement est organisé par Pauline Lemaigre-Gaffier (UVSQ-Dypac)
et Nicolas Schapira (Université Paris Ouest Nanterre La Défense).


vendredi 4 novembre 2016, de 9h30 à 16h30
Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Bâtiment Bois de l’Étang – Salle C219
5, boulevard Descartes
77420 Champs-sur-Marne

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Information : pauline.lemaigre-gaffier@uvsq.fr

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