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 Expo: Dessiner et ciseler le bronze, Jean-Louis Prieur

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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Expo: Dessiner et ciseler le bronze, Jean-Louis Prieur   Jeu 30 Juil 2015 - 16:39



Dessiner et ciseler le bronze,
Jean-Louis Prieur (1732-1795)


15 octobre 2015 ‒ 17 janvier 2016

Paris. Les Arts Décoratifs
Musée Nissim de Camondo



Commissariat : Sylvie Legrand-Rossi, conservatrice en chef du musée Nissim de Camondo


Le sculpteur ciseleur Jean-Louis Prieur est l’un des plus illustres bronziers de la période néoclassique. Issu d’une famille d’artisans parisiens, spécialisés  dans les arts décoratifs, son père, Louis Prieur, était maître éventailliste, et son oncle, Joseph de Saint-Germain, maître ébéniste. Le fils de ce dernier, Jean-Joseph de Saint-Germain (1719- 1791), maître fondeur en 1746, occupa une place centrale au sein du monde très actif des fondeurs ciseleurs parisiens. C’est peut-être chez lui que Jean-Louis Prieur effectua son apprentissage.

Reçu maître sculpteur à l’Académie de Saint-Luc en 1765, il devint maître fondeur «en terre et sable » en 1769. Il n’exerça cependant pas l’activité de fondeur au sens propre.
Comme beaucoup de ses confrères dirigeant des ateliers importants, Jean-Louis Prieur était «fondeur ciseleur », ce qui signifie qu’il ne disposait pas du matériel nécessaire à la fonte des pièces.

P.S. Jean-Louis Prieur (1732-1795) est le père de Jean-Louis Prieur, dit le jeune (1759-1795), peintre et un dessinateur auteur des dessins, ou "tableaux historiques", sur les épisodes de la Révolution ... (Juré au tribunal révolutionnaire, il fut exécuté avec Fouquier-Tinville le lendemain de la mort de son père.)

***

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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Jean-Louis Prieur pendule étude réveil Louvre   Jeu 30 Juil 2015 - 17:07

Exposition LAD Musée Nissim de Camondo
"Dessiner et ciseler le bronze, Jean-Louis Prieur (1732-1795)"

(suite)



Pendule (vers 1770, Paris)
Signée : Jean-Louis Prieur, sculpteur et fondeur ; Joseph-Léonard Roque, horloger
Bronze doré et patiné
H. : 18 cm. ; L. : 54,50 cm. ; Pr. : 26,50 cm.
Provenance : collection baron A. de Goldschmidt-Rothschild
Don de M. et Mme Bernard Steinitz, 1983
Département des Objets d'art
© 2007 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola



L’exposition présentera vingt et un dessins qui lui sont attribués provenant du Département des arts graphiques du musée des Arts décoratifs et de la collection Kraemer. Cette sélection regroupe des modèles pour le bronze, vers 1770, et d’autres pour la gravure, composés de montants d’ornement et de vases, vers 1783.
Ces feuilles sont représentatives de l’évolution de la carrière de Jean-Louis Prieur qui, après avoir fait faillite en 1778, devient ornemaniste.
Des gravures de vases signées de sa main, empruntées à la Bibliothèque des Arts Décoratifs et au Département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque Nationale de France, permettent notamment d’authentifier plusieurs projets.

Cet ensemble sera complété par le prêt exceptionnel de deux dessins conservés à la Bibliothèque de l’Université de Varsovie qui ont été exécutés par Jean-Louis Prieur dans le cadre du chantier de rénovation du château royal de Varsovie entrepris à partir de 1766 par l’architecte Victor Louis, à la demande de Stanislas-Auguste Poniatowski, roi de Pologne de 1764 à 1795. Ces feuilles font directement référence à des œuvres du musée Nissim de Camondo, à savoir : les deux consoles en bronze doré et argenté vers 1766 attribuées au serrurier Pierre II Deumier qui sont proches d’un projet de Victor Louis et Jean-Louis Prieur pour la chambre des Portraits, d’une part, et les huit bras de lumière à termes de femmes réalisés vers 1780-1781 pour la Grande Salle (ou salle de bal), d’autre part.

Enfin, la pendule allégorique à l’étude et au réveil, vers 1770, prêt prestigieux du musée du Louvre, constitue l’un des rares bronzes signés de l’artiste.

http://www.lesartsdecoratifs.fr/IMG/pdf/111-programmation-2015-2016.pdf

A suivre ...

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Vidame du Hayreu-Hersay
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MessageSujet: Re: Expo: Dessiner et ciseler le bronze, Jean-Louis Prieur   Jeu 30 Juil 2015 - 17:48

On retrouve ces bras de lumière in situ :


http://www.renkus-heinz.com/polands-royal-castle-upgrades-to-iconyx
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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Jean-Louis Prieur (1732-1795) Nissim Camondo   Lun 28 Sep 2015 - 12:02

Présentation (suite) de l'exposition :

Dessiner et ciseler le bronze. Jean-Louis Prieur (1732-1795)

L’exposition présente vingt et un dessins attribués à l’un des plus illustres bronziers de la période néoclassique, le sculpteur ciseleur Jean-Louis Prieur. Ces feuilles proviennent du département des arts graphiques du musée des Arts décoratifs et de la collection Kraemer. Elles sont complétées par des œuvres de sa main : deux dessins exceptionnels de la Bibliothèque de l’Université de Varsovie et trois gravures du Département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque Nationale de France ainsi que de la bibliothèque des Arts Décoratifs.

Enfin, la pendule allégorique à l’étude et au réveil du musée du Louvre, vers 1770, est l’un des rares bronzes signés de Jean-Louis Prieur. Cette exposition regroupe des modèles pour le bronze, vers 1770, et d’autres pour la gravure, vers 1783. Elle est représentative de la carrière de Jean-Louis Prieur qui, après avoir fait faillite en 1778, est devenu ornemaniste. [Voir plus haut]

Issu d’une famille d’artisans parisiens, spécialisés dans les arts décoratifs, son père, Louis Prieur, était maître éventailliste, et son oncle, Joseph de Saint-Germain, maître ébéniste. Le fils de ce dernier, Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-1791), maître fondeur en 1746, a occupé une place centrale au sein du monde très actif des fondeurs ciseleurs parisiens.

C’est peut-être chez lui que Jean-Louis Prieur a effectué son apprentissage. Reçu maître sculpteur à l’Académie de Saint-Luc en 1765, il devint maître fondeur « en terre et sable » en 1769. Comme beaucoup de ses confrères dirigeant des ateliers importants, Jean-Louis Prieur était « fondeur ciseleur », ce qui signifie qu’il ne disposait pas du matériel nécessaire à la fonte des pièces.



Les dessins de modèles pour le bronze

Vers 1770, Jean-Louis Prieur est sans doute l’un des premiers dessinateurs professionnels. Il exécute des dessins de modèles pour le bronze afin que ceux-ci soient déposés et protégés. Réalisé à la plume à l’encre noire, parfois sur un dessin sous-jacent au crayon graphite, le trait est rehaussé d’aquarelle sépia sur fond de lavis gris. Aucune feuille n’est signée.


Les cheminées


Modèle de cheminée masqué en console, Paris, vers 1771-1772
Papier vergé  ; plume, encre noire, lavis gris, aquarelle sépia
Inv. 8531
© Les Arts Décoratifs, Paris

Au XVIIIe siècle, les cheminées de marbre ornées de bronzes dorés constituent des ouvrages luxueux qui résultent de commandes spéciales. Le projet de cheminée masquée en console a été identifié comme celui correspondant à la description de l’inventaire de 1779 des « petits appartements » du palais Bourbon, appellation de l’hôtel au goût du jour construit en 1771-1772 par Billard de Bellissard pour Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé.

Dans le salon de compagnie de forme ronde, couvert d’un dôme, était placée une cheminée : « figurée par une table de marbre blanc, soutenue par des pieds de bronze doré d’or moulu. Les chenets y sont liés avec ces supports, de manière qu’elle sert effectivement de table en été par le moyen du panneau du fond qu’on y ajoute ». Le numéro « 2 » inscrit à l’encre suggère que ce dessin était peut-être destiné à être présenté à un acheteur, en l’occurrence ici le duc de Bourbon.



Les consoles


Projet de console, Paris, vers 1775
Papier vergé  ; plume, encre noire, lavis gris, aquarelle sépia
Inv. 8529
© Les Arts Décoratifs, Paris

Au sein d’une même pièce, le décor de la console répond, en général, à celui de la cheminée car elles se font souvent face. Sur la ceinture de l’exemplaire à quatre pieds figure un médaillon orné d’un double « L » entrelacé.

La présence du chiffre royal indiquerait que ce modèle était destiné au souverain pour lequel Jean-Louis Prieur a travaillé : en 1775, il a livré les bronzes du carrosse du couronnement de Louis XVI, d’après des dessins de Bélanger.

Au centre de l’entretoise, est représenté un aigle coupé en deux par le milieu. Les quatre pieds en gaine rectangulaires sont surmontés de bustes de femmes « à l’antique ». Ce modèle de console exceptionnel n’est pas sans évoquer le luxueux exemplaire de la Frick Collection, réalisé en marbre bleu turquin vers 1780, dont les bronzes sont attribués à Pierre Gouthière.

Un second projet figure une console d’entre-deux supportée par un pied cannelé à masque de satyre, motif récurrent chez l’artiste, duquel partent des guirlandes de fruits et des grappes de raisin.




Les luminaires



© Les Arts Décoratifs, Paris

Les enfants sont fréquents sur les modèles de candélabres, flambeaux, bras de lumière et lustres de Jean-Louis Prieur.
De forme potelée, le ventre saillant, leur expression est souvent rieuse. Le dessin d’applique à deux bras de lumière porte l’inscription « N°Ier ». Peut-être était-il aussi destiné à être présenté à un client ou marchand mercier.
Trois bougies sortent des bras en forme de corne d’abondance.
Le corps de l’applique est formé par un enfant en gaine portant une corbeille de fleurs sur la tête, d’où partent des guirlandes de perles qui rejoignent les cornes d’abondance. Le modèle est de grande taille, environ 62,2 x 37,8 cm.


Modèle de lustre, Paris, vers 1770
Papier vergé  ; plume, encre noire, aquarelle sépia
Inv. 8520
© Les Arts Décoratifs, Paris

Le projet de lustre à six branches présente, en revanche, un décor plus rare de trophée militaire. Formée d’un faisceau de licteur surmonté d’un casque empanaché et couronné par un aigle, la tige du lustre est entourée de quatre étendards, au-dessus d’un médaillon ovale à soleil rayonnant. La dimension est d’environ 1,13 m.



Les dessins de modèles pour la gravure

Après sa faillite en 1778, Jean-Louis Prieur se réfugie dans l’Enclos du Temple sous la protection du comte d’Artois afin d’échapper à ses créanciers et à la juridiction royale. Son activité d’ornemaniste devient alors prédominante comme l’attestent les nombreux fonds de dessins et gravures aujourd’hui conservés. Elle lui permet sans doute de faire face à la perte de sa clientèle et au déclin de son atelier de fondeur ciseleur.


Les montants d’ornements pour parcloses


Montant d’ornements, Paris, avant 1784
Papier vergé  ; plume, encre noire, aquarelle sépia et bleue
Collection Kraemer
© Les Arts Décoratifs, Paris / Jean Tholance

Dessinés par Prieur et gravés par Fay, sept Cahiers de sujets arabesques numérotés de X à XVI sont édités par Mondhare et Jean après 1784. Dans les années 1770-1780, le genre arabesque est à la mode et donne naissance à de nombreux recueils à l’usage des artistes qui y puisent des modèles. Formés de figures chimériques et motifs ornementaux naturalistes, disposés en miroir de part et d’autre d’un axe vertical, ces compositions étaient destinées à être peintes sur des panneaux de boiseries. Leur caractère léger et aimable convenait à des pièces intimes comme le boudoir. Provenant de la collection Kraemer, deux montants d’ornements vers 1784 figurent des motifs d’inspiration antique tels les cassolettes fumantes ou l’aigle impérial, associés à des enfants potelés et guirlandes de fleurs. Combinées en de nombreuses variantes, ces compositions au style aisément reconnaissable dégagent une certaine joie de vivre, marque de l’œuvre de Prieur.


Les Suites de Vases



Modèle de vase en bronze, Paris, vers 1780-1790
Papier vergé  ; plume, encre noire, aquarelle sépia, crayon graphite
Inv. 3412
© Les Arts Décoratifs, Paris

En 1783, paraissent trois Suites de Vases dessinées et gravées par l’artiste, qui sont dédiées au chevalier de Crussol, bailli de l’Enclos du Temple. Ces estampes permettent d’authentifier deux dessins de vases. Celui orné de cariatides, figures à la mode inspirées par les sculptures canéphores du temple de l’Érechtheion à Athènes, a été gravé dans la 1re Suite. Le vase à têtes de satyres en mascarons et décor de type bachique a été publié dans la seconde. En outre, le modèle aux anses en forme de faunesses a sans doute été gravé par Fay pour le XIe Cahier de Vases, édité par Jean après 1792. Enfin, quatre projets à décor arabesque font une large place aux enfants potelés, si caractéristiques du style de Jean-Louis Prieur. La gravure de celui aux anses en forme de tritons enfants figure dans le Ve Cahier de Vases, dessiné par Prieur et gravé par Fay, qui a été publié chez Mondhare et Jean entre 1784 et 1792.



Site de l'exposition : http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-nissim-de-camondo/actualites/prochainement/dessiner-et-ciseler-le-bronze-jean-louis-prieur-1732-1795/

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MessageSujet: Re: Expo: Dessiner et ciseler le bronze, Jean-Louis Prieur   Mer 27 Jan 2016 - 15:59

Gageons que l'une des pendules de Prieur dont parle Christian Baulez dans son article tant attendu est celle aujourd'hui conservée au château de Tsarskoïe-Selo dont il parle déjà ici :

 http://www.lesartsdecoratifs.fr/IMG/pdf/jlp_-_art_2.pdf

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MessageSujet: Prieur   Mer 27 Jan 2016 - 16:22

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MessageSujet: Re: Expo: Dessiner et ciseler le bronze, Jean-Louis Prieur   

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