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 Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum

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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Jeu 1 Oct 2015 - 10:40



Le style Louis
Cadres Français : 1610-1792

15 septembre 2015 – 3 janvier 2016
Getty Center

Cette exposition célèbre les transformations stylistiques et compétences techniques du cadre français aux 17e et 18e siècles, à travers d'exemples conservés dans les collections du J. Paul Getty Museum.

What makes a French frame French?

Drawn from the Museum's substantial collection, this exhibition presents a survey of the exquisite carved and gilded picture frames from five periods—Louis XIII (1630–1643), Louis XIV (1643–1715), Régence (1715–1723), Louis XV (1723–1774), and Louis XVI (1774–1792). Tracing their development from restrained to elaborate, dynamic forms to classically inspired style, the array presents a splendid compendium of French design, ornament, craftsmanship, and construction and gilding techniques. This exhibition, along with other displays at the Getty, commemorates the 300th anniversary of the death of Louis XIV, France's magnificent Sun King.

Site : http://www.getty.edu/art/exhibitions/french_frames/

Un très riche dossier (26 pages) accompagne cette exposition : http://www.getty.edu/art/exhibitions/french_frames/LFF_Online_Gallery_Graphics.pdf



Charles de Saint-Albin, Archevêque de Cambrai, 1723, Hyacinthe Rigaud
Dans un cadre Régence de Gilles-Marie Oppenord,
probablement sculpté par Michel Lange, 1723
Chêne sculpté et doré à la feuille
© J. Paul Getty Museum

Sujet connexe : Cadres anciens, cadres aux armes et armes

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Vidame du Hayreu-Hersay
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Jeu 1 Oct 2015 - 11:58

Merci cher GM pour l'information. Sait-on à qui appartiennent les armes visibles sur le dernier cadre ? Ce lambel et cette brisure m'interpellent...
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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Charles Saint-Albin Archevêque Cambrai Hyacinte Rigaud Getty   Jeu 1 Oct 2015 - 12:04

Ce sont ses armes. Il était un fils illégitime du Régent, Philippe d'Orléans.

Charles de Saint-Albin portait en conséquence : d'azur, à trois fleurs de lis d'or au lambel d'argent de trois pendants, qui est d'Orléans; l'écu brisé d'un bâton d'argent péri en bande, en tant qu'enfant illégitime.

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jacob pierre
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Jeu 1 Oct 2015 - 12:34

Je ne sais pas ce qu'on doit admirer le plus:
le tableau un peu conventionnel de Rigaud ou ce somptueux cadre d'une virtuosité impressionnante
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http://pierre.jacob@7090.be
Monsieur de Marigny
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Mer 28 Oct 2015 - 16:07

Très intéressant sujet, merci cher Grande Mademoiselle.
Toutefois la lecture du dossier nous apprend que les magnifiques ornements du cadre du portrait de Saint-Albin sont neufs et viennent d'être très habilement restitués à Paris ... d'après Oppenord sur le cadre sculpté par Lange, d'après la gravure (voir page 12).
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Alain Roger-Ravily
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Mer 28 Oct 2015 - 16:51

Merci M de Marigny d'avoir attiré notre attention sur ce point du dossier. Voici la comparaison de l'état complété et de l'état dans lequel le cadre était parvenu.




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Voyageur
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Mer 28 Oct 2015 - 22:00

Pour avoir une idée d'une représentation d'époque des armoiries du prélat cliquez sur ce lien
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Saint-Albin
En bas de page on y voit la gravure du tableau gravée par Schmidt avec les armoiries dont les ornements sont différents de ceux du cadre. Le Getty parle d'un chapeau de cardinal alors qu'il était archevêque, etc.
Plusieurs renseignements sur les répliques du tableau, etc.

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Alain Roger-Ravily
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Jeu 29 Oct 2015 - 8:22

Je me suis amusé à reconstituer la bordure d'Oppenord à partir du dessin. Je n'ai pas repris les culs de lampe car ils ornent des bordures différentes et qu'il ne s'agit que de parties trop courtes pour être assemblées.

J'ai simplement (et prudemment) repris les écoinçons des coins supérieurs du dessin pour les placer en bas

On peut conclure qu'il y a loin entre le cadre d'origine, le dessin d'Oppenord et l'évocation par le sculpteur français. Ce n'est vraiment une restitution précise et documentée, mais cela reste un remarquable travai de sculpture à la "Fancelli".

Pour ma part, je trouve que l'artisan a un sens des proportions qui évoque bien les productions contemporaines.

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Lebrun
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Jeu 29 Oct 2015 - 8:37

Je pense pour ma part que plusieurs sources ont été croisées pour effectuer la restitution des parties manquantes de ce somptueux cadre.

Le talentueux sculpteur sur bois, formé pendant de nombreuses années dans l'atelier de Fancelli (cher Alain, vous avez vu juste) a déjà travaillé pour Versailles.

Il y travaille d'ailleurs toujours puisqu'il est en charge du lit de Louis XVI et vraisemblablement aussi de la balustrade, lorsqu'on aura décidé de la refaire.

Le Getty l'avait trouvé suffisament doué pour lui confier en 1997 la restitution des parties manquantes du pavillon d'un lit Louis XVI :





C'est tout naturellement vers lui qu'il s'est de nouveau tourné pour restituer ce cadre dans son intégrité, avec la part d'interprétation que cela suppose (ici, en début de dorure) :

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Monsieur de Marigny
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Jeu 29 Oct 2015 - 8:40

Merci pour cette démonstration Alain, c'est très clair ainsi. Au final, on se demande où le Getty voulait en venir pour aboutir à tant d'approximation ? Si c'est seulement à pourvoir ce tableau d'un cadre à la hauteur, à voir combien on s'éloigne de la gravure pourtant précise, l'idée de départ et le résultat obtenu sont tout de même peu orthodoxes...
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Alain Roger-Ravily
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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    Jeu 29 Oct 2015 - 8:49

Merci pour ces photos cher Lebrun montrant que cette reconstitution, interprétée, certes, mais bien dans le goût de l'époque, à la façon de, après des recherches, semblent efffectivement avoir pu porter sur plusieurs sources.
Les étapes avant dorure sont de précieux témoins de ce travail.
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Monsieur de Marigny
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MessageSujet: cadre armes getty bagatelle exposition saint albin   Mar 10 Nov 2015 - 13:52

En approfondissant, Fancelli n'a pas inventé mais s'est inspiré de ce cadre exposé à Bagatelle en 1991 lors de l'exposition "Le Cadre et le bois doré à travers les siècles":



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M. de Noisy
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MessageSujet: cadre menuisier marque estampille sculpteur   Jeu 5 Jan 2017 - 10:03

Report de commentaire dans un sujet jugé plus adhoc
Sujet initial : http://www.connaissancesdeversailles.org/t4935-cadres-anciens-aux-armes-royales-ou-princieres

Selon le site de la National Portrait Gallery de Londres :
http://www.npg.org.uk/research/programmes/the-art-of-the-picture-frame/framemakers-paris.php

Seuls vingt-deux sculpteurs et fabricants de cadre ont été identifiés par leur cachet ou estampille qui se trouvent au revers de cadres régence, rococo et néoclassique
(en gras et cliquable si fiche bio existante):

- Étienne Avril,
- Henri Brunel,
- Cardereau,
- Jacques-Charles-Denis Chartier,
- Jean Cherin,
- Jean-Jacques Coiffié,
- Thomas Dumont,
- Paul Georges,
- Nicolas Heurtaut,
- Claude Infroit,
- Étienne-Louis Infroit,
- André Lambert,
- Henri Létonné,
- Antoine Levert,
- Pierre Meunier,
- Pierre-François Millet,
- Claude Pépin,
- Jacques Roze,
- A. Solaro Schluß,
- Denis Toupillier,
- André Tramblin,
- T.-S. Vasseur.

les noms de la plupart de fabicants et sculpteurs français de l'époque demeurant inconnues, ces rares cadres estampillés sont de première importance.

Pour ceux qui maitriserait difficilement l'anglais, voici la traduction de l'article cité ci-dessus :

Identifier les fabricants de cadre à Paris au 18e siècle
par Edgar Harden

(introduction à une étude plus longue)

Avant 1750, l'identité de la plupart des fabricants de cadres parisiens reste obscure en raison de l'absence d'estampille, bien que ce marquage ait été demandé sur ce type d'ouvrage par la corporation des menuisiers et ébénistes et ce depuis la fin du 17ème siècle.

C'est une des raisons pour laquelle l'étude des cadres dans les arts décoratifs a été négligée. Cependant, même les menuisiers parisiens du 18e siècle qui ont estampillés leurs cadres sont restés absents des plus importants études portant sur le mobilier, et leurs contributions aux arts décoratifs négligé, les chercheurs et le marché de l'art ayant eu du mal à appréhender leur production.

Ces artisans du cadre peuvent être identifiés par l'utilisation des documents d'archives et des traits stylistiques propres à leurs productions, et il n'y a aucune raison pour que ce chapitre de l'histoire des arts décoratifs français du 18e siècle ne soit pas écrite un jour.

La qualité et la quantité des cadres estampillés leur donnent une vraie place dans l'histoire du meuble, et par leur styles régence, rococo et néoclassiques, ils marquent les périodes importantes de l'histoire de la décoration et du gout des collectionneurs.

Grâce à une reconstitution de la vie et du travail de ces vingt-deux menuisiers une meilleure compréhension peut être fourni à la fois sur le monde des encadreurs parisiens du 18ème siècle et sur les objets qu'il ont produits. Ces mêmes artisans ont produit aussi bien des cadres simples et que très sophistiqués, tant pour de petites gravures que pour de grands portraits en pied, et le corpus d'œuvres portant leurs estampilles représente, en termes de qualité et d'artisanat, la gamme complète depuis le cadre basique jusqu"aux commandes sur mesure de la clientèle la plus riche.

Les menuisiers commençaient leur carrière avec une période de formation de neuf ans dans l'atelier d'un maître de la corporation des menuisier-ébénistes, pendant six ans comme apprenti et trois ans comme compagnon.
Ils avaient alors à produire un chef-d'œuvre afin de prouver qu'ils étaient capables de faire un objet bien conçu et bien exécuté. Les droits à payer pour devenir maître étaient élevés, et fallait souvent plusieurs années pour les payer. Cela retardait l'enregistrement officiel de nouveaux maîtres et la réception des lettres et des brevets qui leur permettait d’estampiller leur travail. (1)
Ces nouveaux maîtres payaient évidemment leurs droits aussi vite qu'ils pouvaient.

De leur côté, les sculpteurs sur bois commençaient leur carrière avec une période de formation de neuf ans dans l'atelier d'un maître-sculpteur formé à l'Académie de Saint-Luc.
Ils travaillaient pendant cinq ans comme apprenti et quatre comme compagnon. Ils avaient également à produire un chef-d'œuvre de prouver leurs capacités de sculpteurs. Ces nouveaux sculpteurs payaient leurs droits à l'Académie de Saint-Luc. Ils les réglaient le plus rapidement possible, car si ils étaient autorisés à travailler, ils ne pouvaient ouvrir leur propre boutique qu'après complet paiement de leurs droits.

Parmi les vingt-deux artisans identifiés, seulement deux, Jean Cherin et Étienne-Louis Infroit, ont été officiellement enregistré comme menuisiers et sculpteurs. Ils ont tous deux fabriqués et sculptés des cadres qui portent leurs estampilles. Leur estampille marque leur travail comme menuisier, car ils ont utilisé cette compétence pour travailler les supports de leurs cadres.

Les vingt autres artisans cités étaient officiellement seulement membres de la corporation des menuisiers. Même si ils ont probablement aussi sculptés leurs cadres, ils n'étaient pas été officiellement enregistrés comme sculpteurs au sein de l'Académie de Saint-Luc.

Ce fut la disparité croissante entre les droits des menuisiers et des sculpteurs qui força Chérin et Infroit à devenir doubles-maîtres.
Suite à la rédaction de la charte de leur corporation en 1645, les menuisiers avaient été autorisés à sculpter leur propre production, mais les sculpteurs n'avaient pas été autorisés à fabriquer leurs cadres, une inégalité renforcée au cours du 18ème siècle, quand, en mars 1744, Louis XV a attribué aux menuisiers-ébénistes leurs lettres patentes, comme l'avait proposé le 28 Décembre 1743 par la police le lieutenant-général Feydeau de Marville. (2)
Ces statuts ont été enregistrés au Parlement le 20 Août, 1751 et imprimés comme les Statuts, les privilèges, les ordonnances et règlemens de la Communauté des Maîtres menuisiers et ébénistes de la ville, faubourgs et banlieues de Paris. (3)

Les sculpteurs s’opposèrent aux statuts de la corporation des menuisiers et obtinrent finalement le droit exclusif de sculpter. Cela rendit ces deux métiers à la fois tout à fait indépendants et dépendants les uns des autres, comme les menuisiers ne pouvaient que fabriquer, les sculpteurs ne pouvaient que sculpter.

Si des sculpteurs défiaient la corporation des menuisiers en fabricant des supports pour les cadres, privant ainsi menuisiers de travail, ils étaient amors sévèrement sanctionnés et leur travail confisqué.
La corporation forçait les sculpteurs à obtenir la double qualification de menuisier, qui leur permettait de fabriquer et de sculpter un cadre sans déroger aux règlements et sans avoir à sous-traiter la fabrication à un menuisier.
Elle contraignait les sculpteurs à se joindre à leur organisation en, comme ils disaient, "multiplier les soins et démarches auprès des faux ouvriers pour les solliciter de venir à la maîtrise». (4)

A l'inverse, l'Académie de Saint-Luc, formant les sculpteurs qui en devenaient membres, n'avait ni les revenus ni la puissance de la corporation des menuisiers et ne pouvait, par conséquent, appliquer la règle selon laquelle les menuisiers qui n'étaient pas membres de l'Académie ne pouvaient pas sculpter les meubles qu'ils fabriquaient. En tant que tel, les sculpteurs Jean Cherin et Étienne-Louis Infroit, ont été forcés de devenir menuisiers, tandis que tous les autres menuisiers sus-mentionnés sculptaient leurs cadres sans entrave.

Ces artisans du cadre vivaient et travaillaient tous dans le même quartier, le faubourg Saint-Antoine, quartier de fabrication des meubles parisiens au 18ème siècle.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
(1). Bien que le menuisier en sièges Jacques-Jean-Baptiste Tilliard soit devenu un maître le 26 Juillet, 1752 (Tableau général de MM. Les Maîtres Peintres, Sculpteurs, etc., de la dite Communauté, 1785),
il ne lui à été attribué ses lettres et brevet que le 17 Avril 1764 (Les Archives Nationales, Y 9328).
Il travailla sous la supervision de son père pendant quatorze ans jusqu'à ce qu'il ait fini payer les droits de sa maitrise et n'a pas estampillé son travail avant cette date (Bill Pallot, L'Art de la Chaire en 18ème siècle en France (Paris: ACR-Gismondi, 1989), pp 21, 22, 24..

(2). Pierre Verlet, L'art du meuble à Paris au XVIIIième siècle (Paris: PUF, 1958), p. 9-10.
Son titre officiel était Premier Juge Conservateur des privilèges des Corps des Marchands, Arts, Métiers, Maîtrises et jurandes de la Ville, faubourgs et Banlieu de Paris; Jean-Dominique Augarde, "Historique et signification de l'estampille des meubles», L'Estampille / L'Objet d'Art (Juin 1985) 182, pp. 52-57.
Voir aussi Maurice Hénault, "Sculpteurs Contre menuisiers», Sociétés des Beaux-Arts des départements (1900), pp. 902-10.
Il s'agit ici des menuisiers et sculpteurs de Dijon, le verdict dans cette affaire ayant été rendu en faveur des sculpteurs.

(3). Le menuisier en siège et sculpteur de cadre Nicolas Heurtaut (1720-1771) est devenu membre de l'Académie de Saint-Luc en 1742, puis a produit, en conformité avec les règles de la corporation des menuisiers, même si lui-même n'en était pas un membre, des ouvrage de sculpture sur des chaises en sous-traitance pour des menuisiers. En 1753, il devint membre de la cproporation des menuisiers, et se réserva le droit de construire et de sculpter ses sièges; voir John Whitehead, The French Interior in the Eighteenth Century (New York: Dutton, 1993), p. 119.
Dans le cas des fabricants de châssis, il était logique d'être également reconnue comme un menuisier, car la construction du support, la création d'un profil, et la sculpture à l'avant d'un châssis sont pratiquement inséparables dans leur travail néoclassique très linéaire.

(4). Augarde, pp. 52-57. François, comte de Salverte (Les ébénistes du XVIIIième siècle:... Leurs œuvres et Leurs marques 2e éd Paris, 1927, p 158) émit l'hypothèse que, en raison de démêlés avec la corporation des menuisiers quand Infroit fut en train de fabriquer les supports pour ses propres cadres, il sollicita la réception, ou fut «invité» à rejoindre la corporation, afin de travailler en conformité avec ses règles.

_________________
"Oui, Sire, le moulin a disparu mais le vent est resté", M. de Gramont.


Dernière édition par M. de Noisy le Jeu 2 Fév 2017 - 13:25, édité 2 fois
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Pierre-Adrien
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MessageSujet: buteux maitre sculpteur batiment    Jeu 5 Jan 2017 - 23:47

Dans le numéro 14/2016 des "Cahiers d'Histoire de l'Art" un article de Damien Lepage sur :
François-Charles Buteux (1724-1797), maître-sculpteur des bâtiments du Roi. Grandeur et misère des bordures retrouvées.

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MessageSujet: Re: Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum    

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Cadres français (1610-1792) au J. Paul Getty Museum
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