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 Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin

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G.M.
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G.M.

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Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin Empty
MessageSujet: Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin   Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin Icon_minitimeDim 2 Oct 2016 - 20:53

Cycle de conférences :
« Un Suédois à Paris au XVIIIe siècle, La collection Tessin ».


du 24 octobre au 07 novembre 2016.
Musée du Louvre, auditorium.


Le comte Carl Gustaf Tessin (1695- 1770) assuma les fonctions d’ambassadeur de Suède à Paris de 1739 à 1742. Missionné par le roi Fredrik Ier pour défendre à Versailles les intérêts de son pays, et peut-être pour engager des artistes en vue de la décoration du Palais royal de Stockholm, il ne manqua pas de participer aux temps forts de la scène artistique parisienne. Durant ces trois années, grâce à sa familiarité avec le marché de l’art mais aussi en qualité de conseiller artistique du roi de Suède, il se livra à ce qu’il nommait sa « tableaumanie », collectionnant avec passion peintures et dessins, d’abord pour le compte du roi puis très vite pour son compte personnel, fréquentant de nombreux artistes, tels François Boucher ou Chardin, se liant d’amitié avec « l’amateur » Pierre Jean Mariette et achetant plus de deux mille dessins à l’exceptionnelle vente Crozat de 1741.
À son retour en Suède, criblé de dettes, il fut contraint de vendre une partie de sa collection de peintures et de dessins, dont la majeure partie est aujourd’hui conservée au Nationalmuseum de Stockholm.

À l’occasion de l’exposition que le musée du Louvre – en étroite collaboration avec le Nationalmuseum de Stockholm – consacre à cette extraordinaire collection, ce cycle propose d’en restituer le contexte à travers de différents éclairages : les échanges culturels et artistiques entre France et Suède au XVIIIe siècle ;  les demeures qui abritèrent la collection, témoignant du goût à la française qui s’était alors imposé ; l’émulation artistique qui régnait à Paris au milieu du XVIIIe siècle.

Sujet connexe : Le comte Carl Gustaf Tessin, Paris, Musée du Louvre, 2016


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Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin Tessin10
F. Boucher. Le triomphe de Vénus
© C. Heisser Nationalmuseum

Les relations artistiques entre la France et la Suède au XVIIIe siècle

par Magnus Olausson, Nationalmuseum, Stockholm
à 18h30, Auditorium du Louvre, le 24 Octobre 2016

Le XVIIIe siècle représente un point culminant dans les relations artistiques franco-suédoises. En plus d’avoir eu un impact majeur sur l’art suédois, l’art français a toujours disposé de diverses alliances politiques unissant les deux pays, ce qui explique l’extraordinaire réseau de contacts entre les artistes et architectes français et leurs homologues suédois. C’est ainsi que l’élection de quatre d’entre eux comme membres de l’Académie Royale de peinture et de sculpture avant 1789, a eu lieu avec l’appui des différents ambassadeurs suédois.

Par ailleurs, les artistes français ont joué un rôle important dans la diffusion des nouvelles tendances Rococo introduites dans l’art et l’éducation artistique suédois. Si l’influence du goût français est allée grandissante jusqu’à la fin du siècle, ce fut, dès lors, à l’initiative des artistes suédois eux-mêmes, à l’exception toutefois de la figure de Jean Desprez.

Magnus Olausson est directeur des collections et de la galerie nationale suédoise des portraits du Nationalmuseum à Stockholm. Il a obtenu son doctorat en 1993 à l’université d’Uppsala et a publié un grand nombre d’articles et de livres sur les arts visuels, les collections, et notamment les collections des portraits, du XVIIIe siècle. Depuis 1998, il est professeur adjoint à l’Université d’Uppsala. Il a également été co-commissaire d’une série d’expositions internationales : avec Régis Michel (La Chimère de Monsieur Desprez, musée du Louvre, 1994), avec Guilhem Scherf (L’esprit du créateur de Pigalle à Canova : terres cuites européennes 1740-1840, musée du Louvre, 2003-2004) et avec Xavier Salmon (Alexandre Roslin, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon,  2008). Il a également collaboré, en 2011, aux expositions présentées au Musée national du Palais impérial de Compiègne et au Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau sous le titre commun Destins souverains.


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Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin Tessin11
Jean-Baptiste Oudry, Basset, gibier mort et fusil (détail)
© C. Heisser Nationalmuseum

Présentation de l'exposition "Un Suédois à Paris au XVIIIe siècle : la collection Tessin"
à 12h30, Auditorium du Louvre, le 27 Octobre 2016


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Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin Tessin12
Le Château d'Akero
© Xavier Salmon

Les maisons de Carl Gustav Tessin

par Xavier Salmon, musée du Louvre
à 18h30, Auditorium du Louvre, le 31 Octobre 2016

Tessin accorda un soin particulier à l’aménagement intérieur des demeures et des appartements qu’il fut appelé à occuper tout au long de sa vie. Si les logements des séjours parisiens, en particulier celui du quai des Théâtins occupé lors du voyage de 1739-1742, n’existent plus, la maison où il passa  à Stockholm une grande partie de sa vie puis celle qu’il fit édifier à la campagne à Åkero ont été préservées et donnent une idée de la volonté familiale d’être au goût du jour tout en conférant une grande place au confort domestique.

À l’été 1697, Nicodème Tessin le Jeune, le père de Carl Gustaf, avait achevé la construction de sa maison sur le terrain qu’il avait acquis à Stockholm face au palais royal. À peine fut-elle achevée que la demeure fut aussitôt considérée comme « la plus élégante résidence urbaine de Suède ». Elle mêlait les inspirations française et italienne. Carl Gustaf Tessin passa une grande partie de son adolescence dans ce lieu magnifique. Il en hérita à la mort de son père en 1728 et y résida jusqu’en 1755, année au cours de laquelle il fut contraint de vendre la maison à la Couronne de Suède. Deux années auparavant, en 1753, il avait lancé le chantier de sa nouvelle demeure à la campagne, le château d’Åkero.

Retiré des affaires politiques, il avait trouvé le temps de construire avec l’aide de son ami Carl Hårleman la maison dont il rêvait. Le décor intérieur, en partie conservé, se voulait bien évidemment au goût du jour. Tessin n’aimant pas le rococo, ses amis Hårleman et le comte de Caylus lui recommandèrent de faire appel à Louis-Joseph Le Lorrain. Le jeune artiste défendait déjà « la simplicité ancienne, aux formes carrées » que le commanditaire appréciait. Cependant, le projet qu’il conçut ne plut pas à Tessin. Le nouveau projet proposé par Le Lorrain fut finalement exécuté par Olof Fridsberg une dizaine d’années après.
Avec son confrère Johan Pasch, l’artiste suédois fut chargé de l’essentiel du décor qui témoignait du goût pour la France, pour l’Orient et pour les aménagements parisiens des années 1750.

Spécialiste de l’art européen du XVIIe et du XVIIIe siècle, Xavier Salmon est directeur du département des Arts graphiques du musée du Louvre depuis trois ans. Il a été précédemment conservateur des peintures du XVIIIe siècle et du cabinet d’arts graphiques au château de Versailles, chef de l’inspection générale des musées et directeur du patrimoine et des collections du château de Fontainebleau. Il a reçu en 2014 le grand prix de l’Académie Française pour son ouvrage : Fontainebleau. Le temps des Italiens.


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Conférences Un Suédois à Paris au 18e s La collection Tessin Tessin13
Joseph Aved, Portrait du comte Carl Gustaf Tessin
Stockholm, Nationalmuseum

Carl Gustaf Tessin, un goût parisien pour la peinture

par Guillaume Faroult, musée du Louvre
à 18h30, Auditorium du Louvre, le 7 Novembre 2016

Brillant rejeton d’une famille où artistes et mécènes se côtoient voire se confondent, Carl Gustaf Tessin développa très tôt un intérêt nourri et perspicace pour la création artistique et la peinture en particulier. Dès ses premiers séjours parisiens, en 1714-1716 puis en 1728-1729, il sut nouer des relations fécondes avec les artistes saillants et les principaux mécènes de la capitale française. Paris était alors un foyer majeur de la création artistique en Europe ainsi que la capitale du luxe, bientôt célébrée par les plus brillants esprits, tel que Voltaire.

Au cours des premières décennies du XVIIIe siècle, se dessinent de nouvelles options esthétiques ainsi que de nouvelles pratiques de mécénat artistique, tissant des relations plus étroites entre les créateurs et leurs soutiens. Le comte de Caylus, ami de Watteau et de Tessin, fut l’un des agents de cette évolution, que certains cercles aristocratiques, autour du Régent ou de la cour de Sceaux, avaient anticipée. Témoin de ces transformations, Tessin s’en fit l’un des principaux protagonistes au cours de son officieuse ambassade de 1739 à 1742. Parmi les premiers, il a soin d’exposer au Salon en 1740 son portrait par Aved, où il pose non pas en pompeux diplomate mais en amateur épris des arts et connaisseur.

Alors que, soucieux de développer le goût des arts dans sa patrie, Tessin suscite des achats prestigieux de peintures destinées au décor du palais royal de Stockholm, il sait adresser des commandes personnelles ambitieuses aux peintres les plus en vue, tels que Chardin, Oudry ou Boucher. C’est avec ce dernier sans doute qu’il noua des relations les plus fécondes. Il lui adresse les commandes les plus novatrices, touchant la vénérable peinture d’histoire, mais aussi les scènes de genre magnifiant « les brimborions qu’une marchande modes étale » et enfin les illustrations littéraires les plus fantaisistes. Tessin soutient et participe à une esthétique moderne et novatrice du luxe, de l’ornement et de l’imaginaire dont Paris se fait alors l’épicentre.

Guillaume Faroult est Conservateur en chef au département des Peintures du Musée du Louvre, en charge des peintures françaises du XVIIIe siècle et des peintures britanniques et américaines. Il a dirigé la publication de La Collection La Caze. Histoire des collections du musée du Louvre (musée du Louvre éditions, 2007), ainsi que Delicious decadence. The Rediscovery of French Eighteenth-Century Painting in the Eighteenth Century, Ashgate, 2014. Il a été commissaire des expositions Turner et ses peintres (Paris, Grand Palais, 2009), L’Antiquité rêvée. Innovations et résistances au XVIIIe siècle (Louvre, 2010), Fragonard amoureux. Galant et libertin (Paris, musée du Luxembourg, 2015) et Hubert Robert (1733-1808). Un peintre visionnaire (Louvre, 2016).

*** *** ***

Auditorium du Louvre

Tarif E
6 €, plein
5 €, abonnement classique
4 €, abonnement tarif réduit
3 €, réduit
3 €, jeune ; solidarité
3 €, scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeunes ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).
Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Fermeture du 29 juin au 30 août inclus.

Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

Sur internet. www.fnac.com

_________________
« Ce qu’il y a de plus beau à Paris, c’est Versailles ! » Pierre de Nolhac.
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