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 Musée Lambinet : exposition " Amazones de la révolution"

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M. de Noisy
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MessageSujet: Musée Lambinet : exposition " Amazones de la révolution"    Ven 4 Nov 2016 - 15:52

Versailles : une exposition sur les femmes et la Révolution

Le musée Lambinet, à Versailles, accueille à partir de ce samedi l’exposition « Amazones de la Révolution : des femmes dans la tourmente de 1789 ».

Celle-ci se tient jusqu’au 19 février prochain. A travers des tableaux et sculptures, elle met en lumière le rapport entre les femmes et la violence des événements révolutionnaires. Charlotte Corday, Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt, Manon Roland, seront toutes fortement représentées mais l’exposition proposera aussi des représentations des tricoteuses, des insurgées, des suppliciées, qui ont inspiré les arts à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui.

Du 5 novembre au 19 février, du lundi au dimanche (sauf vendredi), de 14 heures à 18 heures, au musée Lambinet, 54, boulevard de la Reine. Tarif : 4-6 €. Rens. : 01.30.97.28.75.

leparisien.fr

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Grande Mademoiselle
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MessageSujet: Re: Musée Lambinet : exposition " Amazones de la révolution"    Ven 4 Nov 2016 - 19:02

En complément :



Exposition au Musée Lambinet,
du 5 novembre au 19 février :


Amazones de la Révolution
Des femmes dans la tourmente de 1789

Le visiteur de la Salle du Jeu de Paume, après avoir lu sur les murs les noms des représentants du Tiers-Etat aux Etats généraux de 1789, ne manque pas de se faire une remarque : aucun nom ou visage de femme ne figure dans ce berceau de la République ! Pourtant, chacun sait combien les femmes ont compté dans le déroulement des événements révolutionnaires.

C’est à ces quelques femmes d’exception que rend hommage l’exposition Amazones de la Révolution, présentée par le Musée Lambinet. Poissarde, femme-soldat, émeutière, incendiaire, criminelle, aliénée… Ces stéréotypes esquissent le portrait à charge de la combattante révolutionnaire, usurpant attributs de la masculinité et codes de la virilité. Ils occultent les sévices exercés sur des femmes désignées comme bouc émissaires et contribuent à les évincer de la sphère publique. Objets, oeuvres et archives qui en attestent font apparaître les fantasmes engendrés par la violence des femmes, tout en soulignant leurs échos contemporains.

Cette exposition explore les zones d’ombre de l’historiographie et les présupposés du « roman national », mettant en lumière le rapport des femmes à la violence des événements révolutionnaires et leur implication - victimes ou bourreaux - dans la brutalité des événements. Tout en faisant place aux femmes d’exception telles que Charlotte Corday, Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt ou Manon Roland, elle met en perspective les figures collectives de la Révolution et de la Contre-Révolution. Des Tricoteuses aux Merveilleuses, des insurgées aux suppliciées, des allégories aux caricatures, toutes ont imprégné la culture à travers les siècles, tant dans la gravure, la peinture, la sculpture ou les arts décoratifs que dans le cinéma, le jeu vidéo, la bande dessinée ou la publicité.

Cette exposition a pour ambition de proposer des éléments de compréhension de l’émancipation contrariée des femmes au cours de la séquence historique qui s’ouvre en 1789 : elle leur donne une visibilité nouvelle tout en les excluant de la sphère politique, au motif, précisément, de leur participation active aux événements.

http://culture-lambinet.versailles.fr/


Musée Lambinet
54, boulevard de la Reine
Du 5 novembre 2016 au 19 février 2017
Tous les jours de 14h à 18h sauf les vendredis et jours fériés
Tarif plein: 6€
Tarif réduit: 4€

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A-Marie
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MessageSujet: caricature   Jeu 17 Nov 2016 - 18:03

L'expo est intéressante, mais pas très lisible (au sens propre). De nombreuses petites gravures sont mal éclairées. Ce qui n'est pas le cas d'une figure de la République, vraiment gratinée, qui apparait en pleine lumière dans une pièce consacrée aux caricatures. Cette statuette vient du musée de la Révolution française du domaine de Vizille, comme de nombreuses autres pièces, en toute logique au regard du thème de l'exposition.




Caricature de la République française, Adrien Barrère,
Plâtre peint, non daté, MRF 1985-158
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Vidame du Hayreu-Hersay
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MessageSujet: Re: Musée Lambinet : exposition " Amazones de la révolution"    Mar 22 Nov 2016 - 13:56

L'article de FranceInfo du jour :

http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/les-amazones-de-la-revolution-au-musee-lambinet-de-versailles-249035
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valmont
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MessageSujet: Re: Musée Lambinet : exposition " Amazones de la révolution"    Jeu 8 Déc 2016 - 20:22

Un tiers de l'exposition est consacré à Charlotte Corday vue sous toutes les coutures (elle aurait à la limite mérité une expo pour elle toute seule)... Un peu de Mme Roland, un soupçon d'Olympe de Gouges, un saupoudrage des Merveilleuses, quelques inconnues et c'est tout...  assez décevant dans l'ensemble...

J'ai par contre été assez impressionné par la statuette de la République Française dont A-Marie a posté la photo. On ne sait quoi en penser, une ogresse à la fois risible et effrayante...


Dernière édition par valmont le Jeu 22 Déc 2016 - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Esquisse Dévouement héroïque Hyacinthe Richaud Jules Rigo   Jeu 22 Déc 2016 - 21:50


"Amazones de la Révolution - Des femmes dans la tourmente de 1789"
Exposition du 5 novembre 2016 au 19 février 2017 - Musée Lambinet
Interview de Martial Poirson, professeur des universités & commissaire de l'exposition.



Oeuvre commentée :
Jules Rigo
"Esquisse du Dévouement héroïque d'Hyacinthe Richaud"
Huile sur toile, vers 1854
Musée Lambinet, Versailles
© Ville de Versailles





© Ville de Versailles


© Ville de Versailles


© Ville de Versailles


© Ville de Versailles

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MessageSujet: histoire féminine violence INHA janvier 2017   Mer 4 Jan 2017 - 11:56

« Une histoire féminine de la violence : de l’aliénation à l’émancipation » (Paris, INHA, 12 janvier 2017)

Journée d’études est organisée à l’occasion de l’exposition Amazones de la Révolution – Des femmes dans la tourmente de 1789 présentée au Musée Lambinet de Versailles jusqu'au 5 mars 2017.


15h30 : Emmanuel  de  Waresquiel (Ecole pratique des hautes études),  « Marie-Antoinette : mémoires d’un procès sous la Terreur »

Programme complet
: https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/523/files/2017/01/Flyer_journ%C3%A9e_d%C3%A9tudes_amazones_repro.pdf" />

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MessageSujet: Re: Musée Lambinet : exposition " Amazones de la révolution"    Mar 28 Fév 2017 - 18:40

Pour information :
L’exposition Amazones de la Révolution : des femmes dans la tourmente de 1789 est prolongée jusqu’à dimanche (5 mars).

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M. de Noisy
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MessageSujet: Théroigne de Méricourt lambinet buste    Mar 28 Fév 2017 - 19:42

A titre de sauvegarde, je reposte ici et illustre les quelques portraits d’héroïnes révolutionnaires citées dans l'article culturebox plus haut
( http://culturebox.francetvinfo.fr/arts/expos/les-amazones-de-la-revolution-au-musee-lambinet-de-versailles-249035 ) :




Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt (1762-1817)
Desbuissons François Hippolyte (vers 1745-après 1807)
peinture sur ivoire
Paris, musée du Louvre, D.A.G.

Théroigne de Méricourt

Les caricatures identifient la cavalière explosive à Théroigne de Méricourt, Liégeoise qui a pris parti pour les idées progressistes françaises, habitante de Versailles depuis mai 1789, et qui n’a pas suivi la marche, mais s’est rendue devant le palais à l’arrivée du cortège. Femme de tête, féministe avant l’heure, elle est la seule femme à suivre les débats dès l’Assemblée constituée.

Cible privilégiée de la presse royaliste, elle y sera accusée à tort d’avoir assassiné un royaliste lors la prise du palais des Tuileries le 10 août 1792. Vêtue en amazone (longue jupe plissée, gabardine, bicorne), revendicatrice de la création de bataillons de femmes pour défendre la République au nom de l’égalité, elle est identifiée à la guerrière révolutionnaire par excellence. Souvent représentée les armes à la main, elle prêche en fait la non-violence et la modération des débats. La légende restera, les révolutionnaires eux-mêmes reprenant les arguments monarchistes quand il s’agira d’évincer les femmes du débat politique, à partir de 1793, argumentant sur la violence prêtée aux femmes et leur imprévisibilité. Lamartine et Dumas perdureront cette image, en l'ancrant jusqu’à nos jours. Dans le jeu vidéo "Assassin Creed", par exemple, elle apparait vindicative, héroïque, armée d’un pistolet au milieu des foules en révolte.


Buste de Théroigne de Méricourt
Julie Charpentier
Terre cuite, fin du XVIIIe siècle
(c) Ville de Versailles, musée Lambinet, Inv. 888

Cette violence qu'on lui prête se retournera contre elle, quand le 13 mai 1793, elle est prise à parti par des Montagnardes qui la dénudent et la fesse en pleine Assemblée, l’incident étant interrompu par Marat. Théroigne en restera profondément traumatisée et vivra dès lors dans l’angoisse perpétuelle d’être guillotinée. Elle en réchappera, mais de plus en plus encline à des crises de folie, dues sans doute à une syphilis mal soignée. Elle est mise sous tutelle par son frère et internée durant 23 ans, pour finir ses jours à la Salpêtrière en 1817.

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MessageSujet: charlotte corday    Mar 28 Fév 2017 - 19:48


Charlotte Corday
Hauer Jean Jacques (1751-1829)
Versailles, musée Lambine
t

Charlotte Corday

Autre figure féminine centrale de la Révolution, la plus connue de toutes, la seule à apparaitre dans les manuels scolaires du primaire au chapitre révolutionnaire : Charlotte Corday, assassine du député Marat, dit "l’ami du peuple", le 13 juillet 1793.


Jules Aviat Charlotte Corday et Marat, 1880
Huile sur toile  72 X 52 cm
© Coll. Musée de la Révolution française / Domaine de Vizille

Issue de la petite aristocratie paysanne normande, Charlotte se reconnaît dans les idées girondines et éprouve la conviction profonde de devoir agir pour la cause. C’est elle qui motivera son geste, en se rendant spécifiquement à Paris pour l’exécuter. Marat, fervent Montagnard farouchement opposé aux Girondins, réclame à tour de bras des têtes et est à ses yeux l’ennemi à abattre pour arrêter le massacre. Pour une vie prise, des milliers de sauver, selon elle. C’est le contraire qui se réalisera. Arrêtée aussitôt, enfermée, jugée lors d’un procès retentissant, guillotinée, elle desservira finalement sa cause, en incitant Robespierre et Saint-Just à instaurer la Terreur. Les clubs féminins sont fermé
s, les femmes évincées des débats politiques, et leur présence au sein des armées, qui leur avait été octroyée éphémèrement, révoquée.


Jean-Jacques Hauer
La Mort de Marat  
Huile sur toile, fin du XVIIIe siècle
© Ville de Versailles, musée Lambinet

L’assassinat de Marat a donné lieu à une foule de représentations picturales sur divers supports. Tout comme l’arrestation de Charlotte Corday, son procès (notamment sur un œuf à repriser) et son portrait, sont reproduits à satiété. Charles Vatel, avocat, collectionneur et érudit versaillais, fondateur du futur musée Lambinet en 1883, recueillit le plus grand nombre d’œuvres et de documents au monde sur Charlotte Corday, conservés dans le fonds de l’institution.

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MessageSujet: olympe gouges Kucharski   Mar 28 Fév 2017 - 19:52


Olympe de Gouges : elle s'était offerte pour défendre Louis XVI
Dessin anonyme français du 18e sicle
Paris, musée du Louvre, collection Rothschild

Olympe de Gouges

Roturière originaire de Montauban, Olympe de Gouges prendra la particule après être arrivée à Paris en 1770 et son passage à la Cour. Femme de Lettres, ses premiers pas en politique s’effectuent sous la forme d’une pièce de théâtre qui prend la cause des noirs, contre l’esclavage. Favorable à une monarchie constitutionnelle, elle rejoindra les Girondins en 1792. Mais elle aura rédigé avant, en 1791, une "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" sur le modèle de la "Déclaration des droits de l’homme et du citoyens" de 1789. Elle est de fait à l’avant-garde de la cause féministe et ne cessera de l’être, tout comme elle milita constament contre l'esclavage. Son mot le plus fameux : "La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune".


Aleksander Kucharski (attribué à)
"Portrait d'Olympe de Gouges"
Pastel, vers 1788  
Collection particulière © Ville de Versailles

Elle n’en finira pas moins guillotinée le 3 novembre 1793, pour ses prises de position de plus en plus véhémentes contre la Montagne à l’Assemblée, aux penchants totalitaires à ses yeux, et contre Robespierre qu’elle considérait comme un dictateur en puissance, allant jusqu’à le soupçonner d’"exécration de l’humanité" et à traiter Marat d'"avorton de l'humanité".
Ce qui l'enverra manu-militari à l'échafaud. Qui sème le vent récolte la tempête…

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MessageSujet: manon roland philipon madame platriere revolution   Mar 28 Fév 2017 - 19:58


Manon Roland, née Jeanne Marie Philipon, dite Madame Roland (1754-1793),
épouse de Jean-Marie Roland de La Platière,
Gaucher Charles-Etienne (1741-1804), Nicolet Bénédict Alphonse (1743-1806)
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon


Madame Roland

Également salonnière, Manon Roland, roturière parisienne, se révèle très tôt douée pour les études et d’un esprit vif, volontaire et pugnace. Cultivée, elle demeure pieuse, hésite un temps pour le couvent, mais préfère Rousseau et les Lumières. Entièrement dévouée à son mari, Jean-Marie Roland de la Plâtrière, de 20 ans son aîné, Inspecteur des manufactures de Picardie, elle lui décroche le même poste à Lyon, où le couple s’installe. Enthousiasmée par les idées révolutionnaires, de retour à Paris, Manon tient salon avec les élites vouées à la cause, Brisso, Robespierre, Buzot… pour se ranger du côté girondin dont elle devient l’égérie. Profitant de ce statut, elle ouvre à son mari, les portes du ministère de l’Intérieur dont il prend la tête. Quand elle ne tient pas la plume pour répandre ses idées, on lui reproche d’être celle de son époux.


Madame Roland à l'échafaud
Huile sur toile,
Ecole française fin du XIXe siècle
© Ville de Versailles, musée Lambinet

Prenant de plus en plus position contre Danton, à travers Buzot - les femmes n’ayant pas accès à la tribune -, le géant de la Montagne devine d’où vient cette ire et lance  "Nous avons besoin de ministres qui voient par d’autres yeux que ceux de leur femme". Manon et son époux deviennent la cible à abattre, surnommés la "reine Coco" et "Coco Roland", "Coco" étant alors un sobriquet comme d’autres, synonyme de ridicule. N’y tenant plus, le ministre démissionne, et part pour les environs de Rouen où il se suicidera. Signe de sa constante pugnacité, sa femme reste à Paris. Elle est rapidement arrêtée, embastillée à la Conciergerie, succursale de la guillotine, où elle sera respectée de ses gardiens, avant de monter à l’échafaud, avec une dignité remarquable et remarquée par tous, le 8 novembre 1793.

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MessageSujet: portrait Théroigne de Méricourt Danloux 1795   Sam 4 Mar 2017 - 12:57

En relation avec l'exposition, ce portrait qui passe en vente chez Millon & Associés le 20 mars prochain (lot 111, estimation 1 500/2 000 €)

Henri-Pierre DANLOUX (Paris 1753 – 1809)
Portrait de Madame Théroigne de Méricourt

Crayon noir, estompe et rehauts de craie blanche sur papier préparé rose
25,5 x 21,5 cm de forme ovale
Signé et daté en bas à gauche « 1795 »
Annoté au verso « Portait de Madame Théroigne de Méricourt »

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MessageSujet: Antoine VESTIER Théroigne de Méricourt miniature   Dim 18 Juin 2017 - 9:51

nouveau complément iconographique :


Antoine VESTIER (1740-1824)
"Portrait de Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt"

Miniature ronde sur ivoire signée au milieu à droite. Diam.: 7 cm.

Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt (1762-1817):
Femme politique liégeoise, personnalité de la Révolution française. Elle rejoint la France le 11 mai 1789. Afin de ne pas manquer les événements de la Révolution française, elle s'installe à Versailles et fréquente assidûment les tribunes de l'Assemblée. Elle est alors la seule femme dans les tribunes. Elle y tient un salon où se retrouvent Sieyès, Camille Desmoulins, Pétion, Brissot, Fabre d'Églantine. Elle devient la cible des contre-révolutionnaires. Le 10 novembre 1789, le journaliste royaliste et satirique Louis René Quentin de Richebourg de Champcenetz la surnomme Théroigne de Méricourt transformant son nom en prénom et déformant son village natal Marcourt en Méricourt. En janvier 1792, elle fait une entrée triomphale aux Jacobins. Elle s'affirme nettement républicaine contre les royalistes qu'elle appelle le « parti des aristocrates » mais également contre la bourgeoisie qui souhaite que la femme reste au foyer, ce qui lui vaut des ennemis même du côté de la Révolution. La vie d'Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt qui fait d'elle une des premières féministes de l'histoire ne cesse d'inspirer les peintres, les poètes, les romanciers, les compositeurs.

Estimation : 400 - 500 €

A propos de la vente
Samedi 24 juin à 14h00 à Albi
Maître Philippe AMIGUES - Hotel des Ventes du Tarn
25 rue Laurent Antoine Lavoisier
ZI ALBI SAINT JUERY, 81000 Albi

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Musée Lambinet : exposition " Amazones de la révolution"
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