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Histoire, description et guide du chateau de Versailles
 
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 Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles

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G.M.
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Mer 31 Oct 2018 - 18:35


Versailles : Louis-Philippe, celui qui renouvela le château
TV78 - La chaîne des Yvelines
Ajoutée le 31 oct. 2018

Du château de Versailles, on en retient surtout son concepteur, Louis XIV. Mais d'autres monarques ont marqué son histoire. Louis-Philippe n'y a jamais vécu mais il a laissé son empreinte en transformant le palais en musée. Une exposition lui est consacrée jusqu'au 3 février.

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Alain Roger-Ravily
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Jeu 1 Nov 2018 - 19:26

Visite du roi des Belges Lépopold 1er en juillet 1844.

Je me suis essayé à identifier les personnages, pour beaucoup c'est assez facile (en outre, la duchesse d'Aumale était blonde, la duchesse d'Orléans déjà veuve, etc, en m'aidant de la date et du catalogue). Avec votre indulgence.





Les enfants doivent être pour les plus grands, le comte de Paris et le duc de Chartres.
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Alain Roger-Ravily
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Sam 3 Nov 2018 - 10:00

Miniature aquarelle sur ivoire de Louis-Philippe vers 1804/1806, Windsor castle Richard Cosway



Le roi arriva au pouvoir âgé de 57 ans, et le quitta 18 ans plus tard. L'impression qu'on en a souffre sans doute de cet âge avancé.
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G.M.
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MessageSujet: dessein Versailles Bajou Coupe aile Nord Midi Lampe Carcel   Mar 6 Nov 2018 - 16:40

Les Amis de Versailles ont répondu en masse hier soir à l'invitation de la visite libre de l'exposition qui leur avait été proposée.
Et chacun a pu constater sur place que les commentaires élogieux lus dans la presse et sur les réseaux sociaux n'étaient en aucun cas usurpés !

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Un nouveau dessein pour Versailles

LCV. 19 novembre 2018
par Valérie Bajou

Pour la première fois, le château de Versailles fait honneur à celui qui transforma l’ancienne résidence royale en un musée « à toutes les gloires de la France ». Ouvrir le Château à tous et l’inscrire à nouveau dans une histoire glorieuse au service de son propre règne : les ambitions de Louis-Philippe étaient claires et son énergie a permis de mener à bien cette entreprise colossale.



Louis-Philippe dans la galerie des Batailles, par Franz Xaver Winterhalter, 1841.
© Château de Versailles / Jean-Marc Manaï.

Louis-Philippe a fait croire qu’il avait sauvé Versailles de la ruine. Après l’ouverture des Galeries historiques le 10 juin 1837, François Guizot n’écrivait-il pas que « l’idée de ce musée ne fut guère d’abord, dans l’esprit du roi Louis-Philippe lui-même, qu’un expédient pour sauver de la destruction barbare et d’un emploi vulgaire ce palais et ces jardins, l’oeuvre et le séjour magnifique du plus puissant et du plus brillant de ses ancêtres1 » ? En réalité, si le château n’avait jamais été menacé de destruction, il trouva un emploi nouveau sous la monarchie de Juillet : Louis-Philippe avait compris que le mythe était plus puissant que la réalité et que Versailles ne pouvait se justifier qu’en devenant un établissement culturel. Il en a fait un musée ouvert à tous, notion presque banale aujourd’hui, qui ne l’était pas alors pour la destination d’un monument historique. C’est vrai, Versailles était un lieu embarrassant depuis le départ de Louis XVI et de Marie- Antoinette, le 6 octobre 1789 : la distance entre la grandeur passée et la solitude présente tenait du symbole, tant le Château n’avait de sens qu’en fonction de son histoire. À partir de la loi du 2 mars 1832, qui rattachait Versailles au domaine de la Couronne, les travaux pouvaient commencer. Travailleur acharné, le roi se mêla de tout pendant quinze ans ; il n’eut recours à aucun intermédiaire et l’architecte Frédéric Nepveu dut souvent se contenter d’appliquer les décisions royales.


Palais de Versailles, aile du Nord. Coupe sur les salles de l’aile du Nord, de la galerie de pierre, des salles des Croisades et de Constantine, par Eugène Denis, dessinateur de l’agence d’architecture de Frédéric Nepveu, 1841. Détail.
© Château de Versailles / Christophe Fouin.

Des milliers de peintures encastrées dans des boiseries blanc et or

À partir de 1833, d’un bout à l’autre du Château, dans les ailes du Nord et du Midi, les travaux ont fait naître les Galeries historiques consacrées aux batailles, de Tolbiac à Wagram, aux guerres de la Révolution, du Consulat et de l’Empire, aux États généraux, aux croisades, à la conquête de l’Algérie. Des milliers de peintures ont couvert les murs, encastrées dans des boiseries peintes en blanc et or. Les oeuvres commandées sous la monarchie de Juillet répondent aux critères attendus d’un art officiel soumis à l’idéologie royale, exposant la gloire militaire. Les artistes furent nombreux à répondre aux commandes et tous les courants artistiques furent concernés : d’abord, quelques maîtres comme Antoine Jean Gros, François Gérard ou Horace Vernet, puis surtout les élèves des élèves de Jacques Louis David : Eugène Lami, Eugène Devéria, Alexandre Évariste Fragonard, Hortense Haudebourt-Lescot, Théodore Gudin, Merry-Joseph Blondel, Ary Scheffer, Jean Alaux, Siméon Fort, mais aussi Eugène Delacroix ou le sculpteur James Pradier. Tous les styles ont été convoqués, néo-gothique dans les salles des Croisades, néo-Louis XIV et néo-Boulle dans le Grand Appartement du roi.


Le roi Louis-Philippe entouré de ses cinq fils sortant par la grille d'honneur du château de Versailles après avoir passé une revue militaire dans les cours, 10 juin 1837, détail, par Horace Vernet.
© Château de Versailles

Face à face avec Louis XIV


Au lieu de nier le passé, Louis-Philippe a instauré un va-et-vient incessant avec le présent. Le dialogue fut volontairement proposé et assumé par le roi des Français, héritier de l’Ancien Régime dans la représentation de la nouvelle dynastie. Dans ses œuvres comme dans sa décoration, le nouveau Versailles répondait à celui de Louis XIV, opposant la galerie des Batailles à la galerie des Glaces, les portraits royaux anciens vis-à-vis des effigies des princes, la conquête de la Franche-Comté face à la conquête de l’Algérie.

   « Tout fut prévu, depuis les torchères et les lampes Carcel, les banquettes et les mises à distance, jusqu’au chauffage. »

Le roi chercha la correspondance dans le vocabulaire décoratif, les galeries en enfilade, les portes symétriques et les bas-lambris de marbre, les voûtes historiées jusque dans la chambre du Roi, point d’orgue de la visite où le touriste a remplacé le courtisan, mais aussi falsification d’envergure réunissant tous les Bourbons autour d’un lit « néo-incertain » commandé à Jacob-Desmalter. Ce fut dans la magnificence et dans l’allusion que Louis-Philippe, protecteur des arts comme son aîné, alla chercher le symbole.


Palais de Versailles, aile du Midi. Projet de couverture de la galerie des Batailles, par l’agence d’architecture de Frédéric Nepveu,
1835-1836. Détail.
© Château de Versailles.

La transformation du Château en musée ne s’est pas faite de manière radicale. Le roi n’a jamais oublié la résidence dans le corps central et les Grands Appartements ont conservé leur appellation. Quant à la disparition des appartements d’Orléans pour faire place à la galerie des Batailles, elle s’inscrit dans la série de destructions qui ponctuent l’histoire du Château depuis les années 1660, selon l’utilisation pragmatique des lieux qui sacrifia les différentes chapelles ou l’escalier des Ambassadeurs. Louis-Philippe était passionné par toutes les nouveautés techniques et il n’hésita pas à introduire des structures métalliques dans l’architecture de Jules Hardouin-Mansart afin d’éclairer les immenses galeries par des verrières zénithales. Tout fut prévu, depuis les torchères et les lampes Carcel, les banquettes et les mises à distance, jusqu’au chauffage.


Lustre muni d’anciennes lampes à huile dites « lampes Carcel ».
© Château de Versailles / Thomas Garnier.

Louis-Philippe avait le souci d’un enseignement normatif qui valorisait le récit ; Versailles fut son outil de propagande. Son imaginaire reposait autant sur l’art de la mémoire que sur le jeu de la récupération, mais celle-ci n’exclut pas le chef-d’oeuvre. Loin d’adhérer à l’idéologie nationaliste et coloniale de la monarchie de Juillet, et sans contradiction, l’exposition fait oeuvre de mémoire et témoigne de ce que fut Versailles pendant une grande partie du XIXe siècle, avec ses ambitions, ses caprices et ses collisions, mais aussi ses défaillances, ses ombres et ses ténèbres. Ni tout à fait château ni tout à fait musée, la part d’arbitraire des choix de Louis-Philippe en fait la saveur incomparable.

Valérie Bajou, Conservateur en chef au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

(1) François Guizot, Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps, Paris, Michel Lévy frères, 1861, tome IV, p. 250.

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G.M.
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MessageSujet: salles Afrique Constantine Smalah Maroc Vernet Féron   Mer 21 Nov 2018 - 18:51

Panorama d’Afrique
LCV. 19 novembre 2018
par Valérie Bajou

Tout y est démesure ! Le volume des pièces, la taille des tableaux et l’éclairage zénithal qui envahit l’espace d’une lumière changeante : les trois immenses salles dites « d’Afrique », au premier étage de l’aile nord du Château, ne manquent pas d’étonner le visiteur de l’exposition "Louis-Philippe et Versailles".



Prise de la Smala d’Abd-el-Kader par le duc d’Aumale à Taguin, 16 mai 1843, par Horace Vernet, 1843-1845. Détail.
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux.

Après les Galeries historiques de l’aile du Midi inaugurées en 1837, l’architecte Frédéric Nepveu entreprit de construire les salles d’Afrique qu’il dota d’immenses verrières zénithales : la salle de Constantine, inaugurée en 1842, la salle de la Smala, d’abord appelée salle Louis-Philippe, et la salle du Maroc. Leur décoration, confiée à Horace Vernet, commémore la conquête récente de l’Algérie. L’iconographie exalte l’impérialisme de la monarchie de Juillet et la gloire militaire retrouvée, mais surtout les faits d’armes des fils du roi, le duc d’Orléans à Constantine et dans le défilé des Portes de fer, puis le duc d’Aumale lors de la prise de la Smala d’Abd el-Kader.

Vernet avait découvert l’Afrique du Nord en 1833. Comme Delacroix un an plus tôt, il était fasciné par les habitants, leurs coutumes et leurs costumes, dont l’authenticité lui paraissait biblique. Il se documenta, devint membre de la Société ethnographique de Paris, et il aimait porter un costume algérien. Les salles d’Afrique furent son dernier chantier versaillais, les commandes étant passées au fur et à mesure de la conquête. Aidé par quelques élèves, il réalisa neuf grands tableaux en dix ans – le plus grand mesure plus de vingt-et-un mètres de long. Il supervisa aussi la décoration peinte des voussures confiée à Éloi-Firmin Féron.


La Prise de Constantine, le 13 octobre 1837, par Horace Vernet, 1838-39.
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux.

La salle de Constantine : des héros devenus des hommes

L’architecture de la salle et son échelle monumentale ajoutent au décorum : tout vise à une image patriotique facilement compréhensible où les héros sont devenus des hommes. En effet, la doctrine de Vernet privilégiait le réalisme et renforçait le discours colonial par une série d’anecdotes et des scènes de genre au premier plan de ses toiles. Les moments dramatiques y sont violents, pourtant l’artiste donna aux soldats de la Prise de Constantine des poses de figures classiques, selon une recette d’atelier qu’il avait pu observer chez David, Gros ou Girodet. Comme Henri Delaborde, les contemporains apprécièrent « ce pêle-mêle de combattants et de débris, cette montagne vivante s’élevant sur une montagne de murs écroulés et de terrains glissants, cette vague humaine heurtant de toute son impétuosité, de toute sa furie, et les obstacles qu’elle a renversés, et ceux qui protègent encore la proie qu’elle va conquérir. Jamais l’héroïque confusion d’un assaut n’a été rendue avec plus de vraisemblance.1 » Vernet a montré ici le caractère sanglant de la conquête de l’Algérie. Par la suite, il a repoussé les combats à l’arrière-plan.

La salle de la Smala : la vie quotidienne d’un campement arabe


Dans la salle suivante, appelée aujourd’hui salle de la Smala, l’artiste mit en pratique ses principes sur la peinture d’histoire, qui devait être à la fois événementielle, c’est-à-dire pittoresque, et symbolique. Dans La Prise de la Smala d’Abd el-Kader, tableau de plus de vingt-et-un mètres de long exposé au Salon de 1845, rien ne fut traité de manière traditionnelle : à cause de son format inhabituel, l’artiste a rejeté l’épisode militaire et l’attaque de spahis de Youssouf à gauche et à l’arrière-plan pour privilégier la description de la vie quotidienne d’un campement arabe.


Prise de la Smala d’Abd-el-Kader par le duc d’Aumale à Taguin, 16 mai 1843, par Horace Vernet, 1843-1845. Détails.
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux.

La mission civilisatrice de la France est traitée en creux par des personnages propulsés en avant par leurs couleurs éclatantes : un marabout lit le Coran, un juif s’enfuit en emportant ses biens, les femmes tombent des palanquins, un esclave noir embroche une pastèque ; s’y ajoutent une profusion d’accessoires, décrits avec une netteté maniaque, ainsi que des gazelles et des dromadaires sortis tout droit du Jardin des Plantes.

Le cadrage donne une impression d’arbitraire, d’indifférent, d’accidentel, le regard saute d’un groupe à l’autre avant de comprendre que le duc d’Aumale ignore les trois quarts de la scène, tandis que les tentes de cette capitale nomade, qui comptait environ quinze mille civils, sont décrites en gros plan. Pour plus de clarté, l’artiste a multiplié les points de vue et les points de fuite et dispersé sa composition dans un panorama.


Prise de la Smala d’Abd-el-Kader par le duc d’Aumale à Taguin, 16 mai 1843, par Horace Vernet, 1843-1845. Détails.
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux.

Le style de Vernet n’était pas approprié à la peinture monumentale. La guerre en images impose ici un exotisme colonial, doublant la rudesse et la violence des combats par une curiosité ethnographique fantaisiste : tout en s’inspirant de tableaux célèbres, comme Napoléon sur le champ de bataille d’Eylau, de Gros ou La Mort de Sardanapale, de Delacroix, l’artiste a remplacé la grandeur et le drame par la légèreté, le pittoresque, le trivial qui trahissent autant son exaltation romanesque que son racisme. Car, si l’Oriental gagnait tous les combats esthétiques chez Gros et Girodet, il ne sort pas gagnant chez Vernet : bien sûr, il est exotique, il est aussi caractérisé, c’est-à-dire caricaturé. Le piquant des moeurs s’est substitué à la délicate question de l’assimilation incomplète.

   « De l’authenticité, Vernet a glissé vers la crédibilité, la propagande ; il s’est appuyé sur le regard qui sollicite le spectateur, l’expression qui suscite l’émotion. »

De l’authenticité, Vernet a glissé vers la crédibilité, la propagande ; il s’est appuyé sur le regard qui sollicite le spectateur, l’expression qui suscite l’émotion. S’il fut indifférent au sujet principal et à l’action dramatique, ce ne fut pas pour détourner l’attention ou rendre les combats supportables : comme à la plupart de ses contemporains, la guerre en Afrique lui apparaissait comme un éblouissement d’opéra, un triomphe de panoplies que le simulacre de campement rendait plus intéressant.


Voussure de la salle du Maroc par Eloi-Firmin Féron. © Château de Versailles / Didier Saulnier.

La salle du Maroc : l’exotisme du décor

La troisième salle, celle du Maroc, devait comprendre les tableaux du bombardement de Mogador et de la prise de l’île, soit huit grands tableaux et deux dessus-de-porte pour lesquels l’artiste reçut deux cent vingt mille francs. La révolution de 1848 n’a pas permis leur achèvement, mais la corniche réalisée par le sculpteur Plantar est exubérante, avec des feuilles d’acanthe, un faux marbre imitant la brèche violette et des consoles à tête de lion et trophées représentant des casques sarrasins damasquinés, des narguilés, chassemouches et mandolines. La voussure par Éloi-Firmin Féron est chatoyante, avec une profusion de motifs orientaux : termes à la peau noire, tapis et tissus d’Orient, lions et léopards.

Valérie Bajou,
Conservateur en chef au musée national
des châteaux de Versailles et de Trianon

(1) Henri Delaborde, « Horace Vernet. Ses oeuvres et sa manière », La Revue des deux mondes, 1866, p. 92.


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Claude Monet
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Jeu 22 Nov 2018 - 8:15

Très belle et intéressante cette coupe aquarellée de l'aile du Nord avec la chapelle derrière , car elle présente une vue précise de la toiture de celle-ci avant restauration , c'est-à-dire sans les symboles royaux restitués : fleurs de lys sur la crête , chiffre de Louis XIV dans la frise de lambrequins et couronnes royales surmontant les lucarnes.
Ces détails de plomb ont été je crois restitués par Questel par la suite.
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MessageSujet: Eijanpaikka fleuve Muonio François-Auguste Biard   Ven 23 Nov 2018 - 12:33


Château de Versailles. Ajoutée le 21 nov. 2018
Découvrez Louis-Philippe à travers des œuvres de l'exposition "Louis-Philippe et Versailles".

"Le duc d'Orléans descendant le grand rapide de l'Eijanpaikka sur le fleuve Muonio (Laponie), août 1795", François-Auguste Biard
En 1793, le duc d'Orléans est contraint à l'exil. Après avoir séjourné en Suisse et en Allemagne, il rejoint en toute discrétion la Scandinavie, au-delà du cercle polaire.


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Alain Roger-Ravily
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Lun 26 Nov 2018 - 20:28

Un eprécieurse carte postale montrant le foyer de l'opéra à l'époque de l'occupation des lieux apr le Sénat montre les torchèrs de Louis Philippe équipées de lampes Carcel.




Si Fontainebleau a pu faire copier en grand nombre les lampes Carcel, Versailles pour l'instant, et ce n'est pas rien, a seulement équipé lustres et torchères pour un grand nombre, avec des globes à cheminées de verre.
Mais ceux-ci sont posés directement sur le support dà lampes Carcel...sans lampes Carcel.



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Vidame du Hayreu-Hersay
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MessageSujet: Expo Louis-Philippe globes carcels lampes   Mar 11 Déc 2018 - 20:35

Quelques vues de ces globes carcels restitués pour l’exposition :







Clichés personnels


Dernière édition par Vidame du Hayreu-Hersay le Mer 12 Déc 2018 - 15:38, édité 1 fois
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Alain Roger-Ravily
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Mar 11 Déc 2018 - 20:43

Beaux clichés cher Vidame.
Laurent Salomé est parfaitement conscient du manque de réelles lampes Carcel sur les torchères les lustres et les appliques. Un subterfuge a consisté à poser des globes d'où sort une cheminée de verre. Le directeur juge que le résultat actuel est vraiment dommageable dans la galerie des Batailles.
On imagine bien le nombre impressionnant de copies de lampes Carcel qu'il faudra acquérir pour équiper tous les éclairages qui en sont susceptibles. C'était trop coûteux pour la présente exposition.
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Vidame du Hayreu-Hersay
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MessageSujet: Expo Louis-Philippe miniatures Cosway Millet Marie-Amélie    Mar 11 Déc 2018 - 20:45

Je replace ici, mais en couple, la miniature postée plus haut par ce cher Alain :





Clichés personnels


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MessageSujet: bureau du roi Louis-Philippe   Mer 12 Déc 2018 - 11:39

Le bureau du roi Louis-Philippe aux Tuileries, œuvre de Louis-François-Laurent Puteaux (1784-1864). Dépôt du mobilier national au musée Carnavalet
Forcé en 1848, il a la particularité de pouvoir accueillir deux secrétaires de chaque côté et en plus un secrétaire sur une troisième tirette à l'arrière.
Chêne, loupe de frêne, amarante, velours de soie, miroir et bronze doré. 1819, livré sans affectation au Garde-Meuble. Choisi par Louis-Philippe pour son cabinet aux Tuileries, le roi fait remplacer les lions par des sphinx, par Denière Bronzier.
Le catalogue n'est pass absolument clair, mais il semble qu'il contenait 700.000 francs or que Louis-Philippe ne pensa pas à emporter et que les émeutiers cherchèrent vainement à récupérer avec pieds de biche et scies.






belles photos du Vidame
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Lun 24 Déc 2018 - 13:06

C'est l'hiver ! Profitez-en pour faire un petit tour en Laponie en compagnie de Louis-Philippe. Ici, "Le duc d'Orléans descendant le grand rapide de l'Eijanpaikka sur le fleuve Muonio (Laponie), août 1795", peint par François-Auguste Biard en 1840. #LouisPhilippeVersailles

https://twitter.com/i/status/1077155533138874368
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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   Lun 24 Déc 2018 - 13:56


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MessageSujet: Re: Exposition Louis-Philippe, en 2018 à Versailles   

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