Connaissances de Versailles
Bienvenue à vous
Vous consultez actuellement un forum épurgé de ces rubriques.Seuls les membres inscrits peuvent accéder à l'intégralité du forum. Visiteurs, n'hésitez pas à vous inscrire et à venir nous rejoindre pour avoir accès à toutes les fonctionnalités du forum !

Autrefois à Versailles, pour se dire "de la Cour", il fallait être " présenté".
Première participation ? Pensez à vous présenter dans la rubrique " Bienvenue à vous" dans un délai d'un mois pour voir votre inscription validée définitivement et accédez aux rubriques accessibles aux seuls "présentés".

Après ce délai sans présentation effective, votre compte provisoire sera supprimé sans préavis de notre part.

A bientôt !
Merci















Histoire, description et guide du chateau de Versailles
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Hubert Robert et la fabrique des jardins à La Roche-Guyon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Grande Mademoiselle
co-Admin
avatar

Nombre de messages : 6854
Localisation : Entre le comté d'Eu, Versailles, Fontainebleau, et la principauté de Dombes
Date d'inscription : 13/02/2012

MessageSujet: Hubert Robert et la fabrique des jardins à La Roche-Guyon   Mer 30 Aoû - 11:46



Hubert Robert et la fabrique des jardins

Exposition au château de La Roche-Guyon
du 9 septembre au 26 novembre 2017

« Ce n’est donc ni en architecte, ni en jardinier, c’est en poète et en peintre qu’il faut composer des paysages, afin d’intéresser tout à la fois l’œil et l’esprit. » Marquis de Girardin

Un regard inédit sur Hubert Robert

L'exposition entend à travers les oeuvres réunies au Château de La Roche-Guyon présenter un aspect largement inconnu de l'oeuvre du peintre paysagiste Hubert Robert (1733-1808), homme des Lumières et artiste visionnaire, son rôle dans la composition des paysages et l'invention des ruines, monuments et mémorials pour les jardins. C'est la première fois, qu'une exposition consacrée à Hubert Robert et les jardins est organisée. Elle rassemble environ 70 oeuvres, dont nombre n'ont jamais été exposées, issues de collections publiques et privées. Elles bénéficient de nouvelles identifications, révisions et interprétations.

Peintures, dessins, gravures ou bien encore maquettes sont mis en regard par le commissaire d'exposition Gabriel Wick, spécialiste de l'histoire des jardins, avec des recueils de gravures publiés au début du XIXème siècle. Des photographies vont permettre de faire le portrait actuel des fabriques et paysages liés à Hubert Robert. Le château de La Roche-Guyon, fief de la famille La Rochefoucauld, de leur fille et de son époux, le duc et la duchesse de Chabot, principaux mécènes du peintre, est le lieu idéal pour accueillir cette exposition.

Le paysage, une œuvre poétique et artistique

Durant la décennie 1770, la conception de jardins paysagers devint une pratique distinctive des aristocrates éclairés qui leur permettait d’exprimer une vision personnelle, reflétant leur sensibilité, leur raffinement et leur sophistication.
Célèbre peintre de ruines et de paysages, Hubert Robert, qui est à la fois conservateur du nouveau musée du Louvre et dessinateur des jardins du roi dès 1778, fait l’objet d’une ferveur par ces aristocrates qui semblent regarder la nature à travers l’imagination d’Hubert Robert. Ils recherchent ses conseils pour la mise en scène de leurs jardins ; au service du roi à Versailles et Rambouillet, à celui du duc et de la duchesse de Chabot à La Roche-Guyon, la princesse de Monaco à Betz, du prince de Beauvau à Saint-Germain-en-Laye ou encore du marquis de Laborde à Méréville.

Le « Jardin anglais » de La Roche-Guyon

Hubert Robert a fait bénéficier la duchesse d’Enville et les Chabot de ses précieux conseils pour embellir les alentours du Château. Il transforme le donjon du XIIème siècle qui domine – à quelque 70 mètres – la demeure des La Rochefoucauld, en ruine pittoresque.
Ce jardin paysager, dit le Jardin Anglais, est composé du donjon, d’une cascade artificielle de 22 mètres de hauteur et de nombreuses grottes incrustées de coquillages. Bien qu’il fût laissé à l’abandon pendant de longues années à la fin du XXème siècle, de nombreux vestiges importants demeurent et doivent être conservés.

Une visite guidée du « Jardin anglais » sera proposée au public à l’occasion de cette exposition tous les dimanches, de septembre à mi-novembre, ainsi qu’un cycle de visites des jardins présentés dans l’exposition. Enfin, un colloque en novembre approfondira le propos.

L’exposition Hubert Robert et la fabrique des jardins bénéficie de l’expertise de nombreux historiens de l’art spécialisés dans l’étude d’Hubert Robert (Sarah Catala, conseillère scientifique pour l’exposition), de l’histoire des jardins ou de l’architecture (Diederik Bakhüys, Augustin de Butler, Nicole Gouiric, Christophe Morin, Monique Mosser, Gabrielle Soullier-de-Roincé, Gabriel Wick), qui contribueront à la rédaction d’essais publiés dans le catalogue éponyme qui accompagne l’exposition (éditions Artlys).

Château de La Roche-Guyon
1, rue de l'Audience, 95780 La Roche-Guyon 33 (0)1 34 79 74 42

http://www.chateaudelarocheguyon.fr
Communiqué de Presse (ici)



_________________
« Ce qu’il y a de plus beau à Paris, c’est Versailles ! » Pierre de Nolhac.
Revenir en haut Aller en bas
Grande Mademoiselle
co-Admin
avatar

Nombre de messages : 6854
Localisation : Entre le comté d'Eu, Versailles, Fontainebleau, et la principauté de Dombes
Date d'inscription : 13/02/2012

MessageSujet: Orangerie château Versailles Hubert Robert peinture   Mer 30 Aoû - 11:47

En complément.

Comme annoncé à l'époque de sa récente acquisition (sept. 2016),
L’Orangerie du château de Versailles sera présentée à cette exposition.


© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

Nº d'inventaire: V.2016.21
Robert, Hubert (peintre)
Date de création : 1777-1798 (XVIIIe siècle)
Dimensions : œuvre: 46,1 x 37 cm cadre: 62,5 x 49,2 x 5 cm
Matière et technique : huile sur panneau, bois doré et sculpté
Personne représentée : Isis

Historique : ancienne collection Adrien Fauchier-Magnan, vente Sotheby’s, Londres, 4 décembre 1935 ; ancienne collection Paul-Louis Weiller, puis par descendance ; achat par préemption à la vente Christie’s, Paris, le 14 septembre 2016, lot 52

Lien connexe sur le forum ici.

_________________
« Ce qu’il y a de plus beau à Paris, c’est Versailles ! » Pierre de Nolhac.
Revenir en haut Aller en bas
M. de Noisy
Admin
avatar

Nombre de messages : 12680
Age : 51
Localisation : Royaume de France et de Navarre
Date d'inscription : 21/02/2006

MessageSujet: Re: Hubert Robert et la fabrique des jardins à La Roche-Guyon   Mer 30 Aoû - 11:54

Espérons de cette exposition soit moins rachitique que les précédentes !!!

_________________
"Oui, Sire, le moulin a disparu mais le vent est resté", M. de Gramont.
Revenir en haut Aller en bas
Grande Mademoiselle
co-Admin
avatar

Nombre de messages : 6854
Localisation : Entre le comté d'Eu, Versailles, Fontainebleau, et la principauté de Dombes
Date d'inscription : 13/02/2012

MessageSujet: Sarah Catala Hubert Robert fabrique jardins exposition    Mer 30 Aoû - 12:21

Hubert Robert et la fabrique des jardins : du projet à la réalisation du catalogue

Par Sarah Catala, conseillère scientifique pour l’exposition. 1er août 2017
https://www.abecedarioandco.com/single-post/Hubert-Robert-et-la-fabrique-des-jardins-catalogue

Tout a commencé en juin 2015, quand j’ai reçu un email de Gabriel Wick souhaitant discuter d’un projet d’exposition sur l’activité d’Hubert Robert et les jardins. J’ai intégré le comité scientifique composé de Monique Mosser, Nicole Gouiric, Christophe Morin, Diederik Bakhuÿs et Gabrielle Soullier de Roincé, avant d’assurer la co-direction du catalogue. On a échangé des mois avec Gabriel et l’administration du château de La Roche-Guyon, alors dirigé par Yves Chevallier pour déterminer le sujet et le budget de l’exposition... Pas la même échelle que le Louvre en 2016 (voir mon post), mais la même volonté de continuer à mieux cerner l’oeuvre de l’artiste. Progressivement, on est passé de l’exposition idéale à celle réalisable. On aurait adoré emprunter des dizaines de peintures à l’étranger ou en mains privées. Cependant, vous verrez des dessins inédits ou correctement identifiés, et bien sûr des peintures connues mais situées dans un contexte précis.


Hubert Robert, Vue du château de La Roche-Guyon, vers 1773-1775, pierre noire,
collection privée.
L'oeuvre sera exposée pour la première fois en 2017.

Pourquoi une exposition au château de La Roche-Guyon ?

Parce que ce lieu a été au coeur de l’activité des jardins de Robert. D'abord, le pittoresque du site ne pouvait manquer de séduire l’artiste qui s’était fait une spécialité des vues de ruines existantes, réinventées ou anticipées. Ensuite, dès le milieu du XVIIIe siècle, La Roche-Guyon est un espace de créations paysagères, d’innovations botaniques, d’échanges sur la “nouvelle mode” venue d’Angleterre… et il appartenait aux clients les plus fidèles de Robert : les familles La Rochefoucauld et Rohan-Chabot. Enfin, le lieu a survécu aux vicissitudes du temps et se visite toujours !

L’exposition Hubert Robert et la fabrique des jardins est la première consacrée au travail de l’artiste dans l’aménagement de parcs paysagers. Elle fait suite à l’ouvrage Un paysage des Lumières, le jardin anglais du château de la Roche-Guyon de Gabriel Wick, paru en 2014, qui évoquait la collaboration de l’artiste dans le domaine des La Rochefoucauld. Il nous a semblé intéressant de compléter le travail capital, publié par Jean de Cayeux en 1987, Hubert Robert et les jardins.

A l'occasion de l'exposition Hubert Robert à Washington, nous avons été invité à communiquer en septembre 2016, dans le cadre de deux journées d'études intitulées Hubert Robert and French culture garden, organisées à Dumbarton Oaks (voir mon post), par le Garden and Landscape Studies Center et le Casva.

Avec Gabriel, nous avons dirigé le catalogue de l’exposition afin de préciser les collaborations de Robert dans les jardins du roi mais aussi et surtout d’amateurs, tout en ouvrant de nouvelles pistes de réflexions, notamment sur la sociabilité, le statut des oeuvres (modello ? portrait de jardin ? ricordo ?) et l’auctorialité d’un jardin… quoiqu’il en soit, Hubert Robert est définitivement un peintre visionnaire !

Mais c’est surtout l’image d’un Robert prolifique et aux activités diverses (peintre, professeur de dessin, concepteur de jardins et conservateur) mais inséparables que nous avons souhaité dresser. Il semble avoir agi comme un directeur artistique, oeuvrant à l’aménagement des jardins en dépassant les frontières de son métier initial de peintre d’architectures.

Que lira-t-on dans le catalogue d’exposition ?

Dans mon essai, je me suis intéressée à la sociabilité de Robert, en particulier à la manière dont elle agit dans l’enseignement du dessin de paysages, lors des réunions qu’organisaient les Chabot, mais aussi à travers la commande du cycle exceptionnel peint pour l’archevêque de Rouen, cousin des La Rochefoucauld, que j’ai étudiée avec Diederik Bakhuÿs, conservateur au musée des beaux-arts de Rouen où sont conservées cinq peintures autrefois à l’archevêché.

Gabriel s’est penché sur la mise en scène d’une identité aristocratique par Robert dans les jardins, dans un essai qui conclut ce vaste champs d’investigation qu’est l’étude des pratiques artistiques et des relations sociales au XVIIIe siècle. Dans le cas de Robert, les figures d’artistes, de clients et d’amateurs qui pratiquent le dessin de paysage tout en s’impliquant dans l’aménagement de jardins s'entremêlent. Cette relation ambiguë, souple et par conséquent, peu documentée par les archives, est évoquée dans l’étude de Christophe Morin sur la création de la cascade du château de La Roche-Guyon, ainsi que dans les essais consacrés à l'aménagement des jardins royaux par Gabrielle de Roincée, au parc de Méréville imaginé par le financier La Borde par Nicole Gouiric. Enfin, dans un dernier essai, Gabriel a mis en perspective l’activité liée aux jardins de Robert avec son travail sur la fabrique, en particulier l’artefact, qui est une composante de la notion de pittoresque, si présente dans l’oeuvre de Robert et qu’a analysé Monique Mosser.

Nous avons conclu l’ouvrage par une courte chronologie de la vie de Robert, une liste alphabétique récapitulant les jardins pour lesquels son implication est avérée, puis une liste des oeuvres exposées au château (la majorité est illustrée).
Par ailleurs, vous verrez des plans des laiteries dessinés par Gabriel !

Quelles sont les nouveautés ?

Nous avons souhaité présenter des oeuvres inédites, comme les dessins issus de collections privées qu’Hubert Robert fournissait à ses clients et élèves, ainsi que leurs copies. Ce modeste ensemble constitue l’un des rares exemples connus à ce jour d'enseignement du dessin de paysage prodigué aux amateurs du XVIIIe siècle en France. Un second ensemble de dessins inédits témoigne de l’implication de Robert dans la rénovation de la Tour de Guy qui domine encore le domaine de La Roche-Guyon.


"Léger moins rouge" ou "renforcer jaune" ?
Corrections de la chromie des images du catalogue
avec Isabelle Loric dans les locaux de la RMN - photo Sarah Catala 2017

Nous avons intégré ces oeuvres à celles - dessins comme peintures - plus connues mais pas toujours correctement identifiées ou datées. Gabriel, qui a une passion pour les maquettes en liège de monuments antiques a eu raison de me convaincre de les publier et les exposer, car d’une part elles proviennent de la collection du duc de Chabot et d’autre part, elles témoignent parfaitement des “folies” du Grand Tour.

Puis vient le temps de la nature photographié par Catherine Pachowski. Ou plutôt, comment la nature envahit les jardins abandonnés, vendus, démantelés des fabriques peintes ou imaginées par Robert. Certaines sont à découvrir ici.

Merci !

Le catalogue est publié aux éditions de la RMN, grâce au soutien de Séverine Cuzin-Shulte et  de la patiente mais dynamique Emmanuelle Maffesoli.
Avec Gabriel, on ne remerciera jamais assez Yves Chevallier pour sa confiance et Marie-Laure Atger, qui lui a succédé à la direction du château de La Roche-Guyon. Puis, il y a les auteurs, les prêteurs et collègues sans qui rien n’aurait été possible.

Personnellement, c’est Anne Leclair, une des historiennes les plus passionnées et courageuses (on attend tous son “Suvée” avec impatience…) que je connaisse, que je souhaite remercier du fond du coeur. En sa délicieuse compagnie, ainsi que celle de son mari, j’ai pu découvrir des feuilles absolument inédites et uniques : des copies d’après Hubert Robert signées par Elisabeth-Louise de Chabot, amateur le plus important du cercle de l’artiste ! Mais je vous laisse découvrir pourquoi dans le catalogue qui sort en septembre.

_________________
« Ce qu’il y a de plus beau à Paris, c’est Versailles ! » Pierre de Nolhac.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Hubert Robert et la fabrique des jardins à La Roche-Guyon   

Revenir en haut Aller en bas
 
Hubert Robert et la fabrique des jardins à La Roche-Guyon
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Hubert Robert et la fabrique des jardins à La Roche-Guyon
» Exposition Hubert Robert au Louvre. 09/03-30/05 2016
» Exposition Hubert Robert au Musée du Louvre
» Hubert Robert et le XVIIIè siècle
» Versailles, le Bosquet des Bains d'Apollon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Connaissances de Versailles :: Versailles, un musée méconnu :: Expositions :: En province-
Sauter vers: