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 Musée Cognacq-Jay, exposition : La Fabrique du luxe

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G.M.
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MessageSujet: Musée Cognacq-Jay, exposition : La Fabrique du luxe   Lun 2 Juil - 7:00



La Fabrique du luxe :
les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle
Du 29 Septembre au 27 Janvier 2019
Musée Cognacq-Jay


Le musée Cognacq-Jay vous plonge aux sources du luxe parisien.


« Vendeurs de tout, faiseurs de riens », suivant la célèbre et peu amène sentence prononcée par Diderot dans son Encyclopédie, les marchands merciers constituent l’une des corporations parisiennes les plus importantes au XVIIIe siècle.
Du 29 septembre 2018 au 27 janvier 2019, le musée Cognacq-Jay organise la toute première exposition consacrée à cette corporation particulièrement codifiée et incontournable dans la diffusion de l’art et du luxe français.

À travers les destins de marchands comme Gersaint ou Duvaux, le musée présente une centaine d’oeuvres d’art, de documents et d’archives illustrant les origines du luxe à la parisienne.

À la fois négociant, importateur, collecteur, designer et décorateur, le marchand mercier occupe un rôle majeur dans l’essor de l’industrie du luxe à cette époque. Personnage atypique, il entretient des liens dans la haute aristocratie et s’appuie sur un réseau international d’artistes comprenant les meilleures spécialités techniques et artistiques, qu’elles proviennent de Lyon ou de Chine.
Les marchands merciers se trouvent au coeur d’un réseau à trois pôles : le commanditaire, l’artisan ou artiste et, phénomène nouveau à la puissance croissante, la « mode ». Aussi, pour se faire connaître et agrandir leurs réseaux, ils développent les mécanismes de la promotion publicitaire, avec le concours de dessinateurs anonymes ou d’artistes comme Boucher ou Watteau.
Dissoute durant la période révolutionnaire, cette corporation suscite encore aujourd’hui l’intérêt des historiens de l’art et d’universitaires qui en font leur sujet de recherches.

Le parcours de l’exposition explore le contexte propice à l’épanouissement de ce réseau, les clefs de leur succès et leurs innovations, et s’attache à dépeindre quelques-uns de ses illustres représentants.

Commissariat :
Rose-Marie Herda-Mousseaux, Conservateur en chef du patrimoine,  directrice du musée Cognacq-Jay

Comité scientifique :
Vincent Bastien, Docteur en Histoire de l’Art
Stéphane Castelluccio, Chargé de recherche au CNRS
Natacha Coquery, Professeure émérite des universités, Université de Lyon
Carolyn Sargentson, Docteur en Histoire de l’Art et consultante
Sylvia Vriz, Historienne de l’art
Guillaume Glorieux, Professeur des universités, directeur de la recherche  de l’École des Arts Joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpel

Site : http://www.museecognacqjay.paris.fr/fr/le-musee-cognacq-jay

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MessageSujet: corporation marchand mercier Paris XVIIIe siècle   Lun 2 Juil - 7:01

(Suite.)


L'enseigne, dit l'enseigne de Gersaint
Watteau Antoine (1684-1721)
©  BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Jörg P. Anders

Les marchands merciers : une corporation unique

L’appellation “marchand mercier” provient du terme « mercerie » qui, s’il désigne de nos jours les articles liés à l’habillement et à la parure, était synonyme au XVIIIe siècle de « marchandise ».
Les statuts de la corporation, codifiés en 1613, permettent aux marchands de vendre des objets enjolivés ou assemblés par leurs soins ou de seconde main. Ainsi, au XVIIIe siècle, les marchands merciers deviennent incontournables dans la diffusion des arts et du luxe hors de la cour. Ils acquièrent auprès des manufactures de porcelaine ou des grandes compagnies de transport des objets qu’ils font monter à l’aide d’orfèvres, de bronziers ou d’ébénistes pour créer des pièces décoratives aux formes nouvelles.

Cartographie du luxe parisien

Paris réunit les ingrédients indispensables d’un marché du luxe en plein essor : capitaux, clientèle nombreuse, fournisseurs hautement qualifiés, large réseau artistique, proximité avec la cour...
Il est possible d’identifier des quartiers privilégiés dans l’organisation de ce commerce : la rue Saint-Honoré, bien sûr, mais aussi le Palais de Justice et les rues Saint-Martin et Saint-Denis, où les marchands disposaient d’adresses physiques.

La naissance des stratégies publicitaires

Dans un secteur concurrentiel, les marchands doivent faire preuve d’une stratégie permanente. C’est ainsi que l’émergence des enseignes ou « marques » s’appuient sur des ressorts marketing novateurs : contrats d’exclusivités ou monopoles, identification de clients prestigieux dans les réclames ou encore création d’identité visuelle dont témoignent les enseignes et cartes de visite.

L’exemple de Gersaint : un marchand-mercier emblématique

En 1720, Antoine Watteau peint en seulement « huit matins », pour la boutique de son ami Gersaint, une enseigne remarquable qui fait l’admiration du Tout-Paris. Ce coup de publicité fait de Gersaint un des premiers marchands merciers à développer une image publicitaire soignée. Le musée Cognacq-Jay conserve une étude préparatoire de cette œuvre et présente une reconstitution du tableau original à grande échelle.


Jean-Antoine Watteau,
Étude pour l’enseigne  de Gersaint
, sanguine, pierre noire et craie  blanche sur papier, 1720,
Paris, musée Cognacq-Jay (inv. J195)
© Musée Cognacq-Jay / Roger-Viollet

Cf. communiqué de Presse


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Dernière édition par G.M. le Sam 7 Juil - 5:30, édité 1 fois
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MessageSujet: bras lumière enfant marly cabinet reine 1789 Remond Daguerre   Jeu 5 Juil - 9:18

Le château de Versailles participe à cette exposition. Parmi les œuvres prêtées, nous retrouverons :

La paire de bras de lumière dite " petits bras à enfants " livrée par Dominique Daguerre en 1789 pour le second cabinet de la reine Marie-Antoinette au château de Marly.

Cette paire fut ciselée et dorée par Rémond. Le modèle, original, s’inscrit dans la suite des projets de Prieur qui recourut souvent à la figure de l’enfant et appartient aux bras dits « à plateau ».

Anc. coll. Fould-Springer, abbaye de Royaumont ; anc. coll. Liliane de Rothschild. Achat en vente publique, vente "Marie-Antoinette", Christie's, Paris, le 3 novembre 2015, lot n° 96, avec la participation de la Société des Amis de Versailles.
Cf. Acquisitions pour Versailles en 2015



Désignation : bras de lumière
Nº d'inventaire: V.2015.40.1
attribué à Rémond, François (bronzier)
modèle de Piedeleu, Jean-Baptiste-Martin (fondeur)
livraison de Daguerre, Dominique (marchand mercier)
Date de création : 1789 (XVIIIe siècle)
Dimensions : œuvre: 39 x 14,5 x 14 cm
Matière et technique : bronze ciselé et redoré, bronze patiné
© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

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MessageSujet: coffre bijoux Poiriermarchand mercier duchesse Mazarin   Ven 6 Juil - 7:13

Le coffre à bijoux livré le 25 janvier 1774 par le marchand mercier Simon-Philippe Poirier à la duchesse de Mazarin.

Racheté par les héritiers de la duchesse lors d'une de ses ventes-après décès ; coll. Alfred de Rothschild ; coll. Mme Léon Barzin (née Eléanor Post Close).
Don sous réserve d'usufruit en 1961 ; entré à Versailles en 2007 ; déposé au musée du Louvre, Département des Objets d'art, 2011.



Nº d'inventaire: V 6205
Carlin, Martin (ébéniste)
Sèvres, Manufacture de (fabricant)
Poirier, Simon-Philippe (marchand mercier)
Date de création : 1774 (XVIIIe siècle)
Emplacement : Paris, musée du Louvre, département des Objets d'art
Dimensions : 95 x 55,5 x 37 cm
Matière et technique : Bâti : chêne. Placage : bois de rose, palissandre. Incrustations de plaques de porcelaine. Bronze ciselé et doré
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola

Sujets connexes :
Louise Jeanne de Durfort-Duras, duchesse de Mazarin
Les plaques de porcelaines dans les collections de Versailles

*
Simon-Philippe Poirier, sur le forum

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MessageSujet: Re: Musée Cognacq-Jay, exposition : La Fabrique du luxe   Ven 6 Juil - 7:21

Et bien que de belles choses  Wink  Ça promet d'être une exquise petite expo comme sait si bien le faire le musée CJ. Espérons que ces pièces insignes ne soient pas présentées sous coffrage en plexiglass en raison des petites dimensions des salles...
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MessageSujet: assiette Sévres service fond vert LouisXV Duvaux   Mar 10 Juil - 13:38

Nous y retrouverons également l'assiette du service fond vert, "à petites palmes" acheté par Louis XV, livré en mars 1758 par le marchand-mercier Lazare Duvaux (don des amis de Versailles en 2005) :


Nº d'inventaire: V 6094
Sèvres, Manufacture de (fabricant)
Duvaux, Lazare (marchand mercier)
Date de création : 1756-1757 (XVIIIe siècle)
Matière et technique : porcelaine tendre
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

Sujet connexe : La Salle à manger aux salles neuves dite des porcelaines

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MessageSujet: vases girandoles ressort Sèvres Dulac Barry Versailles   Mer 11 Juil - 9:59

Nous y verrons aussi
la paire de vases-girandoles à ressort, livrée par le marchand-mercier Jean Dulac (1704-1786) vers 1770,
pour l'appartement de Madame du Barry à Versailles :



Nº d'inventaire: F 586 C.1
modèle de Dulac, Jean (marchand mercier)
vase : Sèvres, Manufacture de (fabricant)
Date de création : (bronze) vers 1770 (XVIIIe siècle)
Dimensions : 46 x 29 x 26 cm
Matière et technique : bronze ciselé et doré, porcelaine
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot


Passée en 1774 au château de Louveciennes ; envoyée en 1795 au palais du Luxembourg dans l'appartement du directeur La Révellière-Lepeaux ; en 1810 dans le premier salon de l'hôtel de la secrétairie d'Etat, place du Carrousel (ancien hôtel d'Elbeuf) ; rentre au Garde-Meuble en 1814 ; envoyée au château des Tuileries en 1816, pour le troisième salon de l'appartement du premier Valet de chambre du roi ; passe directement des Tuileries à la salle du Trône de Fontainebleau, le 15 septembre 1835.
Cassés accidentellement sous le Second Empire, les vases sont remis au Mobilier de la Couronne le 25 août 1863 pour être rassortis ; la manufacture de Sèvres les copie sous le nom de " vases cache pots Louis XV " executés spécialement pour le Garde-Meuble à la suite d'un arrêté de mai 1864 ; ils sont livrés au Garde-Meuble le 5 juillet 1864 puis envoyés à Fontainebleau.
Dépôt du Musée national du château de Fontainebleau, 1999.
(Historique EPV)

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